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Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth

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MessageSujet: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Mer 26 Déc - 14:49


“ La neige, ce n'est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés. ”...
Le temple avait été posé au coeur de la ville, entre deux ruelles. Grande carcasse atypique, avec ses façades peintes, ses tuiles rouges et son grand jardin. L'entrée était marquée par un grand portail de fer forgé, rouge lui aussi, qu'on laissait ouvert quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit. Xia avait remarqué cet endroit au cours d'une de ses balades erratiques. Elle s'était revue plus petite, sa main agrippée à celle de son père, en train de visiter un endroit comme celui-ci, pointant du doigt les statuettes de bouddhas, admirant chaque décoration, posant tout un tas de question. Après une légère hésitation, la jeune femme était entrée dans l'enceinte du temple, se sentant presque comme une intruse tant l'endroit était calme et serein. Elle s'était assise sur un banc, là où grandissaient les tilleuls, et était restée assise là, une heure, deux peut-être, à contempler la silhouette grande et majestueuse de ce bâtiment qui semblait à la fois tellement déplacé et bien intégré au coeur de la ville. Elle n'osait pas y rentrer. Timidité peut-être. Comme la petite fille qu'elle était jadis, fascinée mais terrifiée par l'inconnu. N'était-ce pas le cas de tous ? Elle s'était levée puis était repartie. C'était avant la première chute de neige, une semaine auparavant. Entre ce jour là et la seconde fois où elle revint, deux choses avaient changé : le jardin avait été comme blanchi à la chaux par la chute incessante des flocons, et Balthazar Corvenus était sur ses talons.
L'aube se levait à peine et lui ne semblait pas ravi d'avoir été tiré du lit à cinq heures du matin par sa colocataire. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle l'avait traîné jusqu'ici. Elle avait besoin de montrer ça à quelqu'un. Mais pourquoi à lui ? Il semblait plutôt clair qu'il n'en avait rien à faire. Certes, elle avait très mal calculé son coup, mais à qui d'autre aurait-elle pu demander.... Un ami ? Haha, elle est bien bonne.
La neige tombait paresseusement, s'accrochant aux cheveux et au vêtements, recouvrant le sol d'une fine couche temporairement blanche qui aurait vite fait de se transformer en bouillie informe quand la ville l'aurait piétinée, polluée, avalée, recrachée. Mais à cette heure ci, où le ciel se teintait à peine de ses premières lueurs pâles, le sol était encore blanc et vierge, l'atmosphère cotonneuse.
Ils n'avaient pas parlé depuis le début de leur trajet, trajet à pieds bien entendu : à cette heure-ci, il n'y avait pas de bus, et il était hors de question que Balh mette ne serait-ce qu'un pied dans sa voiture, sauf en cas de danger de mort. Ce qui, pour le moment, n'était pas encore le cas, bien que le simple fait qu'ils se trouvent à moins de cinq-cent mètres l'un de l'autre pouvait très bien s'avérer être une menace mortelle pour eux et leur entourage, à savoir deux chats errants qui se battaient dans une poubelle, à grand renfort de feulements et autres cris étranges. Mis-à-part le temple, ce quartier était légèrement glauque. les immeubles s'élevaient en tourelles branlantes et de béton et de fer, sur chaque balcon s'accumulait un bordel hétéroclite impressionnant. Une demi-heure de marche environ séparait leur appartement des lieux. Une demi-heure de silence total, pesant, oppressant. Elle ne supportait pas ce genre de silence. Calme avant la tempête. Ne lui restait qu'à adopter la seule attitude qu'elle savait prendre quand quelque chose la gênait : le cynisme et le sarcasme. Être la plus acerbe possible. Se retournant vers Balth, elle lança à travers son écharpe :

« Écoute, je sais que tu es ravi d'être ici, mais calme ta joie s'il te plaît, tu rayonnes tellement que tu pourrais aveugler quelqu'un... »

Qu'est-ce qu'elle avait espéré après tout ? Balth se foutait éperdument des temples bouddhistes, tout comme le faisaient par ailleurs la plupart des gens. Il n'y avait qu'elle pour s'extasier sur cette baraque miteuse qui n'était sans doute qu'un repère d'illuminés apparentés aux hippies qui se pavanaient en robe orange pour chanter des cantiques dans une langue qu'eux même ne comprenaient pas. Mais hors de question de se défiler. Tu vas le traîner dans ce putain de temple, pour ou contre son gré, même si pour ça tu dois lui faire avaler toute la neige du trottoir. Il y a des moments comme ça où tout ce qu'il nous reste à faire, c'est d'être borné. Ils venaient de franchir le portail. Sous la neige, les lieux étaient encore plus beaux, comme coupés du reste du monde, à l'écart du temps.

« Avoue que c'est pas moche du tout»

Elle attendait déjà la remarque cassante qu'il allait lui servir en retour, se préparant mentalement à répliquer aussi sec. C'était comme ça que ça marchait, entre eux.





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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Jeu 27 Déc - 6:43

Le sol était recouvert de neige. Les murs avaient été peints à la main, d'un rouge brique. À certain endroit, la couleur disparaissait. Il était dit, dans certains endroits, que lorsqu'un lieu de culte commence à aller dans un mauvais état, c'est que sa divinité est partie. Pourtant. Nous sommes dans un temple Bouddha. Il me semble quand même qu'il n'y a pas de Dieu. Et puis, moi. J'y connaît rien. L'endroit était beau. Agréable. Relaxant. Probablement était-ce l'effet recherché. Mais qu'importe.

« Avoue que c'est pas moche du tout. » Je ne répondis rien. Je n'avais aucune envie de lui parler. Pas aujourd'hui. Pas encore. Ce n'est le fait d'avoir été levé à 5heure du matin qui me dérangeais. Non. Ça, j'en avais l'habitude. C'est plutôt d'être traîner par elle. Non. Même pas. Ce n'est que sa présence qui me donne des haut-le-cœur. J'ai comme une boule dans l'estomac quand je la vois. J'ai de plus en plus de mal à supporter sa présence. Être en sa compagnie... finit par me glacer le sang.

On avançait, dans un calme religieux. De tout le trajet, je n'avais rien dit. Ça finissait par être désagréable. Tout autant que sa compagnie. Mais pour une fois qu'elle se taisait ! Sur les arbres, peu de neige était encore posé. Les feuilles étaient absente en cette matinée d'hiver.

Pourquoi Diable m'avait-elle traînée ici ? L'intérieur du Temple était magnifique. Je ne pus me retenir de lâcher un ''Ouah'' devant cette beauté.

Tout ça, étrangement me rappela une comptine.
« Heigh-ho, anybody home
Meat nor drink nor money have I none.
Still will I be very, very, merry.

Rose, Rose, Rose, Rose
Will I ever see thee wed
I will marry at thy will, sire,
At thy will.

Ding dong, ding dong
Wedding bells on an April morn
Carve my name on a moss covered stone,
On a moss covered stone.

Heigh-ho, anybody home
Meat nor drink nor money have I none.
Still will I be very, very, merry.

Ah poor bird
Take thy flight
Fly above the sorrows
Of this sad night.

Heigh-ho, anybody home
Meat nor drink nor money have I none.
Still will I be very, very, merry.

Ah poor bird
Take thy flight
Fly above the sorrows
Of this sad night.
* »

Cette triste mélodie, pouvait remplir la plupart des cœurs secs de larmes. (Sauf si bien entendu on s'appelle Xia Shelter). Ah ! Ça remontait à loin ces histoires-là.

Assis dans mon coins, je sentis la macabre présence de Xia, cette folle. J'osai à peine me retourner... pourtant, je le fis quand même. Elle haussait un sourcil, avec, bien entendu, sa face encore plus aride d'émotion que le Sahara. « Quoi !? » dis-je. « C'est juste une chanson qu'on chantait pendant les trajets, pour faire passer le temps... »


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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Sam 29 Déc - 6:12


“ Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister. ”...
L'absence de réponse la rendit perplexe. Pas de “va te faire” ou autres fioritures. Silencieux, ils entrèrent dans le temple. Elle fut satisfaite de voir qu'au moins, il appréciait la beauté des lieux. Elle même fut charmée. Piliers peints, un millier de couleurs vives. Dominance rouge et jaune. Elle ouvrit la bouche, sans savoir ce qu'elle allait dire. Elle voulait dire quelque-chose tout de même, mais fut coupée dans son élan. Balth qui chantait. Étrange, on ne l'entendait que rarement chanter. Lui-même dut être surpris par ce qu'il venait de faire, puisqu'il ressentit le besoin de se justifier.

« Quoi ?! C'est juste une chanson qu'on chantait pendant les trajets, pour faire passer le temps... »

Ce fut à son tour de ne pas répondre. Il n'y avait pas grand chose à répondre, de toute façon. L'image de Balthazar à l'époque où elle l'avait rencontré lui flottait dans le crâne. S'il n'avait pas été aussi sinistre alors, il aurait été un enfant adorable. Le genre de gosse sur lequel toutes les vieilles dames se retournent dans la rue, avant de leur caresser la tête dans une effusion de cris émerveillés. Mais la vie ne lui avait pas offert cette opportunité. Elle s'imagina ce même Balth, enfant, en train de chanter cette comptine. Une chanson triste, tout comme lui. Pourtant, il devait sourire, à l'époque où il la chantait. Les enfants sourient pour rien.
Tout doucement, elle s'approcha de l'autel, au fond de la pièce. Surplombé par des statues dorées de bouddha assis en lotus. Elle n'y croyait pas. Pas en Bouddha, et encore moins en Dieu, ni en n'importe qui. Mais elle aimait se dire qu'il y avait des gens pour y croire pour elle.
Elle pris l'un des bâtons d'encens posé sur l'autel et l'alluma. Un parfum de thé fumé emplit très vite la vaste pièce. Sans se soucier de Balthazar, elle s'assit en tailleur, juste devant l'autel.
Le rouge de son écharpe concordait avec celui des murs. Cette écharpe, elle l'avait acheté peu après s'être installé avec Balthazar. À l'époque, ils s'entendaient encore bien. Il était même entré avec elle dans la boutique. Elle lui avait demandé son avis, la rouge ou la violette ? Le soir, pour la première fois, ils se disputaient. Elle n'était même plus capable de dire pourquoi. Tant d'engueulades, c'était inhumain. Par la fenêtre elle regarda la neige, qui tombait toujours en gros flocons. On aurait dit que le temps s'était arrêté. Si le ciel n'avait pas été couvert, ils auraient pu voir le soleil se lever.

« Tu me détestes ? »


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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Sam 29 Déc - 11:53

« Tu me déteste ? » Je mis un moment à comprendre que c'était à moi qu'elle s'adressait. Mais malgré tout, il eut un moment de silence. Je m'approcha d'ellen tout en silence, et déposa délicatement mes mains sur son cou, les index touchant ses joues. « Si je te détestais, crois-tu que tu serais encore en vie ? » murmurais-je à ses oreilles, avant de doucement partir, dans un petit rire. Par accident, j'enlevai son écharpe. Nous l'avions acheté dans une boutique qui s'accoudait à une boulangerie. Le soir même, nous avions eu notre première dispute. Par ailleurs, le concierge nous taquina avec ça. Enfin, au début. Par après, il n'a plus osé s'approcher de nous. Sérieusement ? Qui s'approche de nous ? La majorité des personnes que je croise tente de nous éviter. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'ils ont peur. Je suppose que d'une certaine manière, nous avons peur l'un de l'autre... Ou l'un pour l'autre. Mais qu'importe.

Je me retrouvai écharpe à la main. Qu'est-ce que je faisais maintenant ? Une chose était certaine, elle allait me sauter à la gorge pour m’étriper. Mais avec le temps, on s'y fait. Ce qui ne nous tue pas, n'est-il pas censé nous rendre plus fort ? Pourtant, plusieurs fois, j'ai bien cru que j'allais mourir. Par sa faute.

Pourquoi resté au près d'elle ? Alors que je risque ma vie ? Alors qu'il est possible que elle, elle me haïsse ? « Et toi ? Pourquoi me détestes-tu à ce point ? » C'était une des rares choses que je savais. C'était sûr, elle ne m'aimait pas. Elle ne m'appréciait pas. Après tout, comme la plupart des gens, ici, pour elle, je ne fais que partie du décor qui lui donnera toute sa gloire.

Je lui tendis son écharpe. Le silence s'était replacé.

« Ta présence me tue. Tantôt tu es une personne presque humaine... » je ris à cause de ce propos « ... Tantôt tu es aussi froide que Pluton. J'ai du mal à respirer quand tu es là. Peut-être parce que j'ignore qui tu es... finalement... » je levai les yeux vers elle, toujours retourné, l'écharpe à la main. « Et si tu me disais qui tu es réellement, Melle Shelter ? » Utiliser son nom de famille ? Ça, c'était petit de ma part. D'autant que c'était l'une des choses qu'elle n'aimait. Comme les œufs au p'tit-déj' , ou encore la population . Ca, c'était Xia. Elle qui aimait traînasser dans son lit, crier sur tout ce qui bouge et fumer une clope avec son café. Je souris furtivement. « Xia... je. Je suis désolé. » De quoi ? Pourquoi ? Fallait-il vraiment que je sois le pire abruti de la Terre ? Je déposai l'écharpe derrière elle.

J'entrepris de partir. Pas seulement du temple, mais aussi de l'appartement. J'avais d'ailleurs déjà prévu des papiers pour le déménagement. Je n'en avais pas encore parlé à Xia. De toute façon, tout ce qu'elle arriverait à faire, ce serait crier et... crier encore plus fort. Je crois qu'il est rare de la voir sourire. Et impossible de la voir pleurer. Jamais je ne l'ai vu faire ça. Peut-être est-ce un dysfonctionnement de ses glandes lacrymales ? Ou juste elle qui est encore plus psychorigide que le dit la rumeur ?

Ce qui est amusant, c'est que parfois, dans l'école, j'entends certains nouveau dire à quel point elle est jolie. Forte. Et je trouve encore plus drôle de les entendre deux semaines plus tard, dire qu'ils préféraient cent devoir affronter une organisation criminelle à mains nues, tout nu, et tout seul, plutôt que devoir l'affronter. Je dois dire qu'après tout, ses German Suplex sont redoutable, ayant moi-même fait l'expérience une fois. Mais de là à dire qu'elle est plus dangereuse qu'une organisation criminelle, est à la limite du surréalisme. Je dois dire qu'elle est JUSTE presque aussi dangereuse.
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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Dim 30 Déc - 9:11


“ Le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité. ”...
« Si je te détestais, crois-tu que tu serais encore en vie ? »

Elle laissa échapper un petit rire. Oui, elle serait sans doute toujours en vie. Quoique ? Elle sursauta quand son écharpe glissa sur ses épaules. Elle allait se tourner vers lui.

« Et toi ? Pourquoi me détestes-tu à ce point ? »

Elle se ravisa, laissant son geste en suspens. Elle avait l'air de le détester ? La question ne se posait même pas. Les gens autour d'eux pensaient qu'elle le haïssait de toute son âme. Ils avaient tort. Pourquoi rester avec quelqu'un qu'on déteste ? Ça n'était pas ça le problème. Le problème, c'était... Elle ne savait pas. Elle ne savait pas, alors elle ne répondit rien.

« Ta présence me tue. Tantôt tu es une personne presque humaine... Tantôt tu es aussi froide que Pluton. J'ai du mal à respirer quand tu es là. Peut-être parce que j'ignore qui tu es... finalement... Et si tu me disais qui tu es réellement, Melle Shelter ? »

Shelter. Abri. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Tout doucement, un flot salé qui se pressait au bord de ses paupières, et il n'y avait rien à faire. Elle ne savait plus ce que ça faisait, de pleurer. Elle ne savait plus quand avait été la dernière fois. Et maintenant, il n'y avait rien à faire contre toute cette eau dans ses yeux. C'était trop bête. Ils étaient si bêtes, eux deux. Est-ce qu'elle détestait Balth ? Si seulement. Cela aurait été tellement plus simple. Les yeux rivés sur le bouddha, elle laissa ses yeux s'inonder, les larmes rouler sur ses joues. Elle se sentait si faible, soudain. Comme si tout ici lui renvoyait son image. Une petite fille. À quoi bon toutes ces années d'entraînement, si c'était pour être encore une enfant sans défense ? Elle avait eu faux sur toute la ligne. Elle serait toujours faible, désespérément faible.

« Xia... je. Je suis désolé. »

Ses épaules se mirent à trembler, puis tout son corps, et sans qu'elle eut le temps de comprendre quoi que ce soit, elle se mit à sangloter. De gros sanglots, entrecoupés de frissons, et ses joues inondées de larmes. Ça n'était pas lui qu'elle détestait, c'était elle-même. Elle se retourna. Il partait. Elle se transforma. L'énergie du désespoir. Réapparut devant lui, lui bloquant l'accès au jardin. Les pieds dans la neige.

« T... T'es qu'un con Balth. Je... Je te déteste pas. Je sais que tu veux p-partir, mais si tu pars... Si tu pars. »

Sa voix était entrecoupée de sanglots. Balth voulait s'en aller. Elle avait vu depuis longtemps le papiers, les affaires emballées. Elle allait rester seule. Seule comme toujours. Elle s'efforça de maîtriser ses larmes. Recouvrer son calme.

« ... Merde, c'est pathétique. Pars pas s'il-te-plaît. Les départs... C'est vraiment trop triste. »

Elle n'arrivait pas à se reconnaître dans ces paroles. Où était la vraie Xia là dedans ? Pourquoi pleurait-elle, comme ça ? Devant quelqu'un. Pire, devant Balthazar.

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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Dim 30 Déc - 10:14

Où était passé celle que j'ai cru connaître ? Je souris, face à elle. Je lui pris les joues, et lui embrassa le front. « Idiote, va. » elle allait sûrement se mettre en colère « Je ne pars pas. Pas encore. » ains donc, elle était au courant ? Il faudrait que je sois plus discret. Je pris une des , nombreuses larmes qui lui coulaient sur la joue gauche. Et mes mains descendirent sur ses épaules. Pas plus bas. Je laissai échapper un petit rire. « Regardes-toi. Comment veux-tu qu'on te fasse confiance si tu oublies tes affaires? » Être prise pour une gamine l'avait toujours énervée. C'était une chose à laquelle je m'amusais à faire.

La voir pleurer... fait un choque. Je me retourna, et partis chercher l'écharpe rouge. Pourquoi ? Qu'est-ce qui avait fait qu'on arrivait plus à se voir sans se disputer ? Je crois bien... que ça nous avait pris par un coup de tête. Un grain de bêtise dans le vent. Toujours est-il, que nous voilà. Là. Peut-être est-ce vrai ce qu'on raconte ? Les églises et temples sont sacrés. Peut-être pas par un dieu. Peut-être par plusieurs. Mais ils ont une certaine magie. Ici, en tout cas, c'est cas. On est tranquille. On est bien. On est vrai. Jusqu'à présent, il n'y a pas de mensonges. Ce serait bien, ça. Plus de mensonges. Plus de colère. Plus de problème. Tout ce qui importerait, serait de vivre.

Ce fût à mon tours d'allumer une bougie. Ça me rappelait, au cirque, il y a longtemps. Avant ce moment. Je n'avais donc pas encore rencontré Xia. Que ce serait-il passé si je n'avais pas rencontré Xia ? Plein de choses. Enfin. Pleins de choses ne seraient pas arrivé. Je pensais à ce qui aurait pu arriver. Mais étrangement. À chaque fois. J'en arrivais à la conclusion que je n'aurais pas voulu d'une autre vie que celle-ci. Elle peut paraître compliquée, chiante, étrange. Mais c'est la mienne. C'est comme ça.

J'eus un petit malaise. Rien de bien grave. J'avais juste failli tomber. Ça pouvait passer pour un acte maladroit. Après tout, devant l'Hôtel, il y avait des marches. Ce fut à cet endroit. Je pus me rattraper, à rien. Mais au moins, je n'étais pas tomber. J'eus un mal de tête qui me serra le crâne. J'avançais, Xia n'était qu'à quelques mètre de moi.

Je marchais. Je tombais. La dernière chose dont je me souviens, c'était le rouge de l'écharpe et la dispute. La dispute qu'on avait eu.

Tout avait eu lieu un mardi. Pour être franc, c'était le premier Mardi d'Octobre. Nous étions des premières années. On venait à peine de finir l'emménagement. Je n'avais que peu de cartons, mais bon. On avait décidé que chaque premier mardi, on irait faire une course spéciale. On irait acheté un truc particulier. Étrange et pas chère. C'était au départ pour commencer à décorer l'appartement. Le mois d'avant, on avait acheté une boule à neige carrément strange qui représentait deux patineurs sous la neige, à New-York. On l'avait placé sur ce qui ressemblait le plus à une cheminée. En réalité, c'était un rebords, spécialement conçu pour ça. En octobre, ce fut l'écharpe. Le mois qui avait suivi fut notre dernière fois. On avait acheté une lampe à lave, multicolore, qui changeait de couleur si on appuyé sur certain bouton. Il n'y avait que trois couleurs : rouge, bleu, jaune. Mais on pouvait mélanger. Et il y avait 3 degrés pour chaque couleur. Je me souviens encore, les marchands nous prenaient pour des amoureux. C'était bien drôle. De leur coté, en tout cas.

Ce soir-là, avait éclaté notre première dispute. C'était pour une histoire du loyer. Je n'avais pas pu mettre ma part, car le dernier spectacle n'avait pas beaucoup rapporté, faute de clients. Et alors, s'en ai suivit la dispute. Le concierge avait cru à une dispute de couple. Il a vite compris que non.

Je me réveilla, toujours dans le temple. Xia était là. À coté de moi. « Dis... » dis-je à voix basse, plus à cause du réveil qu'autre chose « Refaisons notre course du Premier Mardi »
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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Sam 5 Jan - 3:53


“ Les larmes ne sont qu'une pluie soudaine. ”...
Voir Balth la consoler devait être la chose la plus étrange qui lui soit jamais arrivée. Même quand ils étaient enfants, elle n'avait jamais pleuré devant lui. Presque personne ne pouvait dire l'avoir vue en larmes, d'ailleurs. Pleurer était une honte, une défaite cuisante et amère fasse à la vie. Pourtant, elle trouva ça étonnamment doux, quand il vint cueillir une goutte sur sa joue. Elle eut l'impression que ça n'était pas grave après tout, ces sanglots et toute cette eau dans ses yeux. Et très vite elle se calma. La honte revint vite cependant. Sans doute ne se remettrait-elle jamais de s'être exposée ainsi, d'avoir été aussi faible. Il fallait toujours être sur ses gardes.

« Regardes-toi. Comment veux-tu qu'on te fasse confiance si tu oublies tes affaires? »

Elle eut un grognement agacé. Il savait qu'elle détestait qu'on lui parle avec autant de condescendance, et ce depuis petite déjà. Elle ne supportait pas qu'on ne s'adresse pas à elle d'égal à égale. Et lui, il s'amusait à faire exactement le contraire, ce qui la vexait toujours légèrement. Elle consentit tout de même à sourire quand il partit chercher son écharpe. Elle leva la tête vers les flocons qui tombaient. Dans ses cheveux, dans ses yeux. Ils pouvaient l'aveugler, ça n'était pas grave. Tout d'un coup elle se sentait étrangement vide, si vide et si légère. Elle aurait presque pu s'envoler. Ce qu'elle fit. Elle ne se rendait pas compte qu'elle avait pris sa forme aérienne à nouveau. Au dessus du temple. Elle voulait monter jusqu'aux nuages. Se perdre dans cette grande étendue blanche. La neige comme du coton. La dernière fois... La dernière fois qu'elle avait pleuré. Elle s'en souvenait maintenant.

L'anniversaire de ses dix-sept ans. Un paquet était arrivé, anonyme. Pas d'adresse, pas de carte. Un CD seulement. Le genre de CD qu'on grave, à la face vierge. Et la musique... Douce, mystérieuse. Notes erratiques. Oppressante presque de par son étrangeté. Cette musique c'était-elle. Rythmes solitaires. Elle avait pleuré, pleuré à ne plus en avoir de larmes. Elle s'approchait doucement des nuages. Alors seulement elle revint à elle. Son pouvoir, bientôt, cesserait de faire effet. Elle avait laissé Balth tout seul. Elle redescendit en trombe, et recouvra sa forme humaine juste avant de toucher le sol. Où était-il ? Elle mit un certain temps à le voir. Étalé sur le sol, juste devant l'autel. Elle courut vers lui, ses chaussures semant de la neige dans le lieu sacré.

S'agenouilla à côté de lui. Qu'est-ce qu'elle devait faire ? Il respirait au moins. Elle secoua son épaule. Pas de réaction. Une personne normale aurait appelé les secours. Au moins été chercher de l'aide. Elle n'y pensa pas. Elle ne savait pas quoi faire. C'était sa faute, parce qu'elle l'avait laissé tout seul. Rien qu'une minute. Une minute était assez. Toujours la main crispée sur son épaule, elle se tourna vers la statue de Bouddha. Son sourire serein.

« Connard bienheureux. Ils ont bon dos, les autres, ceux qui croient en toi. Ceux qui croient en les autres. Ils vous donnent toute leur foi naïve, et vous n'avez rien à leur rendre. Ils n'ont rien trouver de mieux à faire que de s'inventer des fantômes à vénérer. »

Balth remua. Ouvrit les yeux.

« Dis... Refaisons notre course du Premier Mardi »

Elle sourit, soulagée, et ce fut comme si rien ne c'était passé. Soudain elle était prête à oublier, les temples, les larmes, le corps inanimé.

« On est samedi, idiot... Viens. »

Quand il se fut relevé, elle le prit par la manche et l'entraîna à sa suite. Juste devant le temple, il y avait une droguerie qui était en train d'ouvrir. Elle avait oublié qu'il était aussi tôt. À l'intérieur, mille millions d'objets en vrac sur des rayons branlants.

« Si on ne trouve pas un truc suffisamment strange ici, je sais pas ce qu'il nous faut. »

En effet, il y avait des tonnes d'objets bizarres et biscornus, dont l'utilité était un mystère épais. Elle commença à examiner une passoire rose fluo, puis des enceintes en forme de Père-Noël. Des poupées-russes qui avaient la forme de lapins. De l'encens au gingembre. Des dessous de verres qui changeaient de couleur. Une toile cirée avec des poches. Un lot de dix petits-poneys d'occasion.

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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Ven 11 Jan - 6:02

« On est samedi, idiot... Viens. » dit Xia. Ses cheveux noires étaient plein de neige. Il neigeait fort dehors.Pourtant, on l'avait si vite oublié, mais ce n'était que le matin. Je me releva tant bien que mal. Le peu de monde présent s'était retrouvé autours de nous. Même en ayant l'habitude, je n'arrivait pas à aimer ça. Cette sensation d'être trop entouré. D'étouffer. Je préférais des sensation plus chaleureuse. Celle d'être accompagné ou soutenu. Le plus étrange. C'était elle. Elle souriait. C'était dur de la voir sourire pour moi. Mais si agréable.

Xia me prit la manche et me tira en dehors du temple. Juste dans la rue d'en face, il y avait une droguerie. Elle commençait à ouvrir. Il faut dire qu'il ne devait pas être plus de 7-8 heure du matin. Quelques personnes du peu de gens présent étaient à l'entrée, se disant qu'il y avait vraiment des choses (et surtout des réactions) étranges dans ce monde.

Xia me traîna jusqu'à l'intérieur. « Si on ne trouve pas un truc suffisamment strange ici, je sais pas ce qu'il nous faut. ». Au comptoir se tenait un homme. Un mètre quatre-vingt (80), au moins. Il était un peu bedonnant. Il avait les cheveux noirs et coupé court, mais pas à ras. Il était mal rasé et avait parfois un peu de barbe, par exemple, sous le nez. Son teint était bronzé. Il devait sans doute être d'origine hispanique. Il avait une chemise blanche à carreau du plus mauvais goût, du moins. Cela est mon avis. Juste au-dessus, il y avait un poncho. Pouvait-on faire plus cliché ? Sérieusement ? Il ne manquait plus que le chapeau. Ça aurait été beau, tiens !*

On se baladait dans entre les rayons. Trouver le truc le plus bizarre ici ? Je l'avais déjà. C'est toi, Xia. T'es la fille la plus étrange que j'ai rencontré. Elle se traversait le rayon conserve. Elle était belle quand elle ne semblait pas en colère. Elle semblait... différente ? Est-ce un crime d'être différent ? Non, je ne pense pas. Sinon elle aurait déjà été arrêté. Je m'approchai d'elle, d'un pas peu décider. Ce que j'allais faire était complètement stupide. Voir même complètement con. Il y avait fort à parier que j'allais mourir. Mais je devais au moins essayer. Quitte à mourir, autant mourir en le sachant. En l'ayant fait.

J'étais maintenant à ses cotés. Je ne lui laissa pas le temps de réagir. Ma main droite tenant son bras, doucement, pour qu'elle puisse fuir. Car si jamais. Et mon autre main sur sa joue. Là. Vous vous dites : "Mais il est complètement fou !". Peut-être. Mais je devais être sûr. D'autant qu'après, je pars. Alors, il vaut mieux savoir. J'en mourrais si j'ignorai. Alors voilà. C'est comme ça. Mes lèvres étaient sur les siennes. Je l'aimais. Je l'aimais à en mourir. Même si elle ne m'aimait pas. Même si il fallait l'aimer alors qu'elle ne peut aimer. Je ferais probablement tout pour elle. Même si pour ça on doit se déchirer. Par finir à s'en détester.

Le vendeur fit une toux plutôt sonore. « Z'êtes bien mignon, mais vous faite fuir les clients vous deux. » Il n'avait aucun accent « Alors, soit vous achetez, soit vous vous tirez. C'est pas un hôtel ici.
- Oui. Désolé. » répondis-je en ayant envie de lui foutre mon poing dans la figure. Je pris la première chose que je trouvai, sans même regarder. «  Voilà. » Donc. Je ne suis pas si sûr que mon ton était fort agréable. En tout cas, s'était efficace, car il la boucla. Je sortis du magasin presque en courant.

Ce n'étant que dehors, près du portail du temple que je décidai de regarder mon achat. Des poupées russes... en forme de lapin. J'avais dépensé quatre pièces pour ça ?


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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Sam 12 Jan - 6:12


“ Naufrage: nm....
Sens 1: perte d'un bateau en mer....
Sens 2: ruine totale et complète. ”
...
Une infinité de phrases lui vinrent à l'esprit quand elle comprit ce qu'il s'apprêtait à faire. « Ne fais pas ça », « Nous allons le regretter tous les deux », « Tu n'en as pas envie », « Putain Balth t'es devenu dingue ». Tout se brouilla dans sa tête, elle ne savait plus si elle devait refuser, si elle avait vraiment envie de se débattre, s'il ne faisait ça que par jeu. Son esprit malmené se perdait dans une totale incompréhension de ce qu'il se passait à l'instant même, cet instant figé où ses lèvres allaient effleurer les siennes. Une fraction de seconde partit en lambeau, mélange incertain d'une éternité et d'un instant trop court pour être perçu. Confusion, panique totale. Son coeur heurtait sa poitrine comme un oiseau prisonnier tentant de sortir de sa cage. Le sang pulsait contre ses tempes, fort, si fort. Comme totalement court-circuitée, elle ne réagit pas. Elle se laissa faire, aucune réaction. Bourdonnement dans les oreilles, le monde était devenu aphone. Le temps continuait, mais elle s'était arrêtée. Autour d'elle voix et mouvements, les lèvres de Balthazar avaient quitté les siennes, le monde avait basculé derrière un voile d'incompréhension totale. Jamais, jamais elle n'y aurait pensé. En tant d'années, la simple hypothèse que cela puisse se passer ne l'avait pas effleurée une seule fois. Elle se persuadait que tout chez eux n'était que purement platonique. Là, elle se retrouvait larguée, totalement larguée, touchée par le baiser comme aurait pu l'être une gamine de douze ans. Comme si ç'avait été le premier.

Les sens revinrent peu à peu. Debout au milieu de la boutique. Les deux mains plaquées sur la bouche. Comme pour empêcher quelque chose d'en sortir. Une exclamation, un « non », un « oui ». Le monde avait perdu toute substance. Restait la stupéfaction. Le souffle court. Elle ne remarqua pas tout de suite le vendeur, cloîtré dans son sentiment de supériorité, laissant libre cours à son exaspération. Des plaintes, des plaintes contre elle et Balth. Il s'approche, elle n'écoute pas. Le coup part tout seul, son pied dans la mâchoire de cet homme bedonnant qui lui met deux têtes. Elle sort en trombe, pense à peine à regretter. Elle se sent bien piètre, comme héroïne. Balth avait encore disparu. Introuvable. Parti, évaporé.

Après l'incompréhension vint la colère. La colère revenait toujours, reprenant ses droits sur Xia. Elle lui en voulait, intensément, de toute son âme. Ce fut l'intuition qui parla. Elle tourna à gauche, à l'exact opposé de l'endroit d'où ils étaient venus. Courant dans la rue comme une dératée, bousculant les passants sans un mot d'excuse. Elle remarqua la casquette bleue en premier lieu. En une seconde elle se transforma, filant dans la rue sous sa forme immatérielle, avec la rapidité d'une flèche et sa rage bouillonnante. Elle se rematérialisa, juste devant lui. L'agrippa contre les épaules, l'écrasa contre un mur. Hurla.

« Arrête de fuir. Arrête de faire des trucs et de t'en aller après, comme si de rien n'était. Arrête ! »

Avant même d'avoir repris son souffle, sa main partit. Une gifle, avant de reprendre.

« T'es qu'un lâche, Balth. Un putain de lâche, et un sacré égoïste. C'est quoi, la vérité ? T'en as rien à foutre, hein ? Ce que je ressens, ce que les autres ressentent, tu t'en fous éperdument. »

Elle se rendait compte de la dureté de ses mots. À peine capable de savoir si elle les pensait réellement. Elle n'attendait que des réponses. La vérité.

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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Dim 13 Jan - 9:24


“ We're lost in the playground... ”...
Contre le mur, le regard penchait vers l'ailleurs. Ce jeune garçon, là-bas, au loin. Il jouait avec sa casquette. Il était seul. Assit sur le trottoir. Aucun passant ne faisait attention à lui. Des larmes coulaient de ses joues. Il en tremblait. C'est dingue. Le monde semblait si fade. Comme si les couleurs s'étaient évanouies. Où sont passés les petits héros qui jouaient sur le trottoir ? Où sont passés les princesse qui attendaient leurs princes dans une cabane en bois ? Ce qu'ils sont devenus, ce sont des adultes. Les princesses sont devenues femmes fortes et solitaire, à la carapace encore plus solide que du diamant, qui en avaient marre d'attendre leur princes. Les jeunes héros sont devenues ces pauvres gens qui tentent tant bien que mal à réussir à sourire une fois dans leur quotidien. Tout ces moments auxquels je n'ai pas eu droit. Auxquels je n'aurais jamais droit.

La vérité. Elle était là. Je ne suis qu'un lâche. Je n'ai jamais voulu que ça se passe comme ça. Jamais je n'aurais pu y faire face de toute façon. Rien qu'étant petits. On avait pas pu. Ce gosse, là-bas. Il me rappelait moi. Il pleurait. Mais caché des gens qu'il connaît. Il niera en bloc si on lui dit qu'il avait des larmes. Mais il aimerait être fort, pour les gens qu'il aime. Lui. Il peut le faire. Moi... ? Ce n'est pas le cas.

Elle parlait. Elle criait. De toute façon ça n'a plus d'importance. « T'en as rien à foutre, hein ? Ce que je ressens, ce que les autres ressentent, tu t'en fous éperdument. ». J'entendais ces mots, comme si ils ne m'étaient pas destiné. Pourtant, ils me ramenèrent à la réalité.

« Ce que tu ressens ? » dis-je, dans le vague. Mes yeux étaient perdus dans le vide. Dans cette direction, se trouvait un terrain de jeu. Le jeune garçon était près du temple. Le terrain était plus loin. Comme si il avait fuit, pour pouvoir cracher sa tristesse. Ses larmes s'écrasait contre le bitume. Ces larmes cachés avaient une petite histoire, qui en cachait toujours une plus grande. On ne pleure qu'à cause d'une raison. Mais cette raison a été conduite à cause d'une saloperie d'enchaînement. Il fallait parfois savoir laisser partir. Ne pas être comme un enfant qui garde pour lui.

J'ai beau crier sur Elle. Lui cracher ma rage, ma haine. Jamais je ne lui fais ressentir mes peines. Seulement de la colère. Que de la colère. « Je ne sais même pas qui tu es. » J'eus un rictus nerveux. Toute ces conneries. Toute cette vie nous ramenait toujours au même point. Le passé. Putain. Il serait temps de sortir de ce chemin. Arrêtons de répéter les même conneries de schéma.

Tu te souviens ? Dis. Tu t'en souviens ? Quand tu étais encore gamin. Avec ces livres de coloriages. Toi. Tu ne les aimais pas, parce que tu préférais dessiner toi même tes trucs. D'ailleurs, tu l'avais dis à cette dame, qui te forçait toujours à aller vers les autres. À dessiner sur ces blocs hideux. Avec leurs dessins débiles. T'en avais jamais vu toi des gens qui vivaient dans une maison bien grande qui respiraient toujours le bonheur. Toi. Dans ton putain de cirque, il n'y avait que du travail. Pour toi, ces deux ans furent comme des vacances

La première fois. Tu l'avais croisé dans le couloir. Tu as été le premier à passé. On t'avait donné une tenue, aussi blanche que les murs et les vestes des occupants. En voyant celle qui t'avais amener ici, tu avais cru qu'on t'avais abandonné. Les premiers jours furent très durs pour toi. Tu avais tenté de rester. Mais pour un gamin de sept ans, s'était dur. Tu avais peur d'eux. Puis, il y avait les grands qui embêtaient tout le monde. Ils ne devaient pas avoir plus de douze ans.

Tu étais leur souffre-douleur préféré. Tu était un bouc-émissaire, même les plus jeunes s'amusait à te torturer. Mais pas seulement eux. Les adultes te traitait comme un déchet. Un soir. Tu t'étais réveillé à cause de se même cauchemar. Ca faisait presque un ans que tu étais là. On avait fêté le nouvel an. Mais tu n'étais pas venu. Après tout. Tu n'avais jamais fêté ça. Il était minuit cinq, quand tu t'étais réveillé. Tu pensais encore être le 5 janvier. Tu avais décider de marcher. Tu allais ci et là. Mais ça n'avait pas d'importance. Enfin c'est ce que tu croyais. Tu vis une lumière sur le sol. Elle provenait d'une porte. Tu avais entendu des voix. Celle de cette femme casse-pied, et du chef du laboratoire. Tu les entendais. Ils parlaient de toi. De ton incapacité à t'adapter. Du fait que tu ne sois pas encore exceptionnel. Ca te faisais mal. Mais au début, tu te disais que tu en avais l'habitude. Mais ils ne l'avaient jamais dit. Pourtant. Maintenant, tu l'avais entendu. Tu es inutile. Ce fut le mot de trop. Tu te leva, et tu couru, vers n'importe où. Même si il fallait sortir du centre. Tes larmes se rependaient sur le sol. Tu arriva dans un bloc opératoire. Il y avait des scalpels sur une table à roulette, recouverte d'une très petite nappe bleue. Tu en pris un. Tu en avais assez. Tu paniquais. Tu voulais rejoindre ces gens, qui auparavant étaient heureux, qui riaient avec toi.

Tu t'enfonça la lame dans le poignet. Le sang coulait sur le sol. Tu commençais à te sentir étrange. Tu ressentais un horrible picotement dans les poignets. Mais d'un certain coté. Tu te sentais bien. Tu te sentais relaxé. Tu atterris sur sur les genoux. Tu tentas de te rattraper sur la table, mais elle faisait quasiment ta taille. Et elle était à roulette. Alors elle tomba avec toi. Tout ce dont tu te souviens, c'est d'avoir vu une porte s'ouvrir, et une silhouette féminine te pris dans ses bras chauds, avant que tu ne perdes conscience.


« Je crois... » Je lâcha un soupir. « Je crois que j'ai peur de la vérité. »

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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Mer 16 Jan - 11:05

Nobody said it was easy
« Je ne sais même pas qui tu es. »

Elle ne réagit pas. Elle aurait eu envie de lui cracher à la gueule. De lui dire qu'elle ne savait pas qui il était non plus, lui. La colère n'était plus brûlante cependant. Maintenant qu'elle avait crié, frappé, c'était une rage froide et mesurée qui émanait d'elle. Ça n'était plus l'envie de se battre ou de détruire. C'était celle de lâcher prise. D'oublier tout et tout le monde. C'était de la déception plus que du désespoir. Doucement, elle décrispa ses doigts sur les épaules de Balth. Un par un, sans se presser. Ses phalanges avaient blanchi tant ses mains s'étaient accrochées, deux serres. Sans doute aurait-il des bleus sur les bras le lendemain.

Il y avait encore en Xia, quelque part, une voix bienfaisante qui lui murmurait d'arrêter. Elle leur faisait du mal, à lui, et à elle-même. Il fallait arrêter maintenant. Une petite voix aiguë et douce. Sa voix de petite fille. La petite fille, encore en possession de toute sa candeur. Son innocence. Elle voulait le bien de tous. C'était il y a si longtemps. Et il y avait l'autre Xia. La Xia guerrière, celle qui n'avait consacré sa vie qu'à s'endurcir, qui ne souhaitait qu'être insensible au monde pour que celui-ci cesse de la blesser. Celle qui refusait d'écouter, celle qui refusait de croire que ses paroles faisaient tant de mal. Celle qui se voulait dure et intraitable, qui faisait le pas sur sa conscience. Cette Xia là croyait connaître la vie. Une vie qui ne se résumait qu'à la déception. La seule satisfaction était la force. Car vivre faisait tant de mal.

Vivre, c'était rester deux années durant, cloisonnée dans des couloirs blancs, des pièces blanches, se vêtir de vêtements blancs. Ils ne leur voulaient que du bien, répétaient-ils à longueur de journée. C'était quoi, le bien ? Les enfants qui hurlaient dans leur sommeil, ceux qui se battaient et se heurtaient à leur propre impuissance ? Peut-être les cicatrices, lignes diaphanes rayant le poignet de ce garçon... En face d'elle. Elle avait tout vu. Elle voyait toujours tout, entendait chaque mot, chaque murmure. Elle le suivait pour mieux comprendre l'incompréhensible, à l'époque. Il était l'égérie de la souffrance, l'icône du mal-être. Elle voyait toujours tout. Vivre alignée sur lui. N'agir que rarement. Elle ne comprenait pas, après tout, pourquoi elle était un succès et lui un échec. C'était pourtant lui, le grand. Cette nuit là... Non. Beaucoup d'autres nuit aussi. Les courbes tranchantes, luisantes et inquiétantes du scalpel. L'incision nette, l'effusion de rouge. Le rouge est la plus humaine des couleurs. La plus indomptable, vaine et passionnée. Le rouge, c'est nous tous. La petite fille cachée dans l'ombre, à l'abri des rayons de lune, tremblait derrière son rideau de cheveux noir. Elle n'avait pas compris le geste. Fuir, battre en retraite. Les grands discutaient encore dans l'une des autres pièces, et elle avait débarqué. Peur panique. Parler était impossible. Les mots se perdaient, le vocabulaire d'une fillette de six ans ne suffisait plus. Du rouge, encore du rouge. Les larmes dans ses yeux, étranges perles translucides, coulant toutes seules. Larmes de peur, larmes d'incompréhension, de confusion. L'une des infirmières l'avait suivie, jusqu'au grand. Le grand fracas de la table. Dix millions d'objets sur le sol, résonnant dans les couloirs vides. Un appel, ou un cri métallique et sans âme. Quand on avait voulu la ramener dans sa chambre, elle avait disparu. C'était comme s'évaporer. C'était laisser les souvenirs, les sentiments derrière, prendre une certaine distance. Se concentrer sur un simple fait. Tu n'es que de l'air. Ce soir là aussi, il neigeait.
Vivre, c'était subir, ou se jeter à corps perdu. Seuls les plus forts pouvaient espérer perdurer.

« Je crois... Je crois que j'ai peur de la vérité. »

Peut-être, peut-être que quand elle parla, sa voix se brisa à certains moments. Peut-être que sa gorge se noua. Peut-être que ses mains tremblèrent. Peut-être qu'elle cligna des paupières un peu plus que nécessaire. Mais son ton était froid, froid et sans appel.

« Pars si tu veux. Je ne te retiendrais pas. Je ne te retiendrais plus. Si tu veux fuir, fuis. Mais fuis loin. Ne te retourne plus jamais. Ne reviens pas en arrière. Si tu pars, je ne serais plus là pour t'accueillir. Si tu pars, oublie tout. Mais je ne t'en voudrais pas. Si tu veux tirer un trait sur moi, sur nous, sur tout, fais le. »

Comme s'il n'y avait jamais eu de petit garçon, dans le laboratoire. Comme si Blast s'était créée toute seule. Comme si l'histoire connaissait un blanc.


✤✤✤




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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth Sam 26 Jan - 1:20


“ All the other kids, with your pumped up kicks, you'd better run. ”...
Cette fois, c'en fut assez. Je glissais doucement pour sortir l'endroit. Elle ne me retiendrait plus ? Tant mieux ! Je lui ai jamais demandé de le faire. Un lâche, sûrement, après tout, c'est mon droit. Je vois pas vraiment pourquoi et de quoi elle se mêle.

Loin d'elle, c'était mieux. Amour ? Mon cul. Après, on a jamais été vraiment programmé pour aimé. L'esprit – et les sentiments –, c'est une connerie. Pure et simple. Et puis voilà ! Xia ? Ma chère ? Je te MERDE ! C'est dit.

Dans la rue, il n'y avait rien de particulier. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Simplement parce que j'ai un cota de lignes, et j'ai pas envie de me faire virer de la chaîne. BREF ! Je marchais en direction de l'appartement, tout en réfléchissant au moyen le plus pratique de la faire chier. C'est ça qu'elle veut ? C'est ça qu'elle aura. Comment ça, j'suis totalement illogique ?! Tu te mesuré à mon pouvoir de divination, jeune spectateur (Oui, oui. Nous sommes tous d'accord pour dire que c'est tout de suite moins effrayant quand on connaît la signification du nom...)

Je marchais en plein milieu de la route. Étrangement, il n'y avait aucune voiture. Je déambulais sur le chemin. Je jeta mes gants, un par un, sur la route, puis à quelques mètres, ce fut ma veste. Me dévêtissant petit à petit, je finis par me retrouver pieds nu, en jeans et t-shirt, à quelques mètres se trouvait l'appart. Je tenais ma casquette. L'abandonné, c'était comme abandonné mon passé. Ouais. D'toute façon, c'est finis le passé. Et je jeta ma casquette au sol, avant de me retrouver devant la porte. La plupart des habitants présents me regardèrent bizarrement. Mais j'm'en foutais à un point...

J’arrivai chez moi (nous ?) assez rapidement. La maison était tranquille (enfin), sans Xia aux alentours. J'allumai la télévision, et parti faire... je sais pas quoi. En fait, j'ai allumé tous les appareils électriques. Radio et téléviseur allumé, s'ensuivirent la machine à café, le toast, grille-pains, et ect. J'ouvris même la porte du frigo.

J'avais les yeux en feu, et la rage dans des larmes qui refusaient de tomber. Je me dirigeais vers ma chambre, et pris mes cartes. Puis je craqua une allumettes. Et finis par brûler le jeu dans levier. De toute façon, les héros, c'était pas pour moi. Finis, ces histoires à la con avec ces gars en collant. J'allais partir. C'était bon.

Une grande valise brune était dans ma chambre, et je me mis à la remplir. Elle fût presque pleine en un rien de temps. Je sentais depuis quelques minutes dans mes poches quelques objets qui me gênait. Dans ma poche de droite se trouvait mes papiers. Bonne chose qu'ils soient pas parti avec ma veste. Et ans l'autre, un téléphone et le porte clef matriochka en forme de lapin. Je serra le dernier objet de mon poing, et le jeta à l'autre bout de la pièce, où il s'était probablement fracassé.

Je parti dans la salle de bain récupéré quelques effets personnels. J'ouvris le miroir au-dessus du lavabo. Ce miroir servait aussi de placard à pharmacie. Des tas de médicaments. Notamment des antidépresseurs. Ils avaient été prescrit par le psychiatre de l'école, pour moi et pour Xia. Je comprenais vraiment pas pourquoi. Surtout avec Xia. Elle qui est encore moins agréable qu'une portière de prison.

Je les pris tous, et me m'installa dans la baignoire, où je me mis à les avaler. Autant crever. Et après, ce fût le noir. Le noir total. Je me souviens avoir entendu des cris. Mais après...

***

Quand je repris connaissance, ce ne fût plus totalement pareil. J'étais plus conscient que réveillé. Et aussi à l'hôpital. Je voyais Xia, à coté, qui ne bougeait qu'à peine. Et puis. Ce fût moi que je vis. C'était... si bizarre.
•Fin Du Rp, suite à l'Hôpital !•

HRPG:
 

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MessageSujet: Re: Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth

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Snowy morning ; let's take a walk in the temple { Balth

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