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My decadent Thursday || Maryline ♥

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MessageSujet: My decadent Thursday || Maryline ♥ Ven 18 Oct - 0:51

I'm sick of it.

Feat. Christiane


Il avait eu besoin de se défouler. C’avait été aussi simple que ça. Il ne fallait pas chercher plus loin, c’était André. André et son handicap sentimental, André et ses affaires d’adolescents qui s’était mises à la travailler sitôt qu’il avait atterri dans cet asile de fous, la Heroe’s. André et ses sensations qu’il ne savait même pas définir correctement. André et son obligation d’avoir grandi trop vite qui le quittait petit à petit. Bref, André qui commençaient à se comporter de plus en plus comme un véritable gosse de son âge et pas un vulgaire trentenaire comme on aurait pu le croire, auparavant.

Et ça le soulait, terriblement. Le Russianov n’aimait pas du tout que la situation échappe à son contrôle. Mais là, c’était exactement ce qu’il se passait. Du coup, ça faisait grincer le châtain des dents. Eh bien, avec ça. Entre sa présente situation, le meurtre de Damage sous ses yeux de froussard et tout le reste, ses nerfs menaçaient de lâcher prise d’un instant à l’autre. Il suffisait qu’on le titille un peu et la détente ne serait pas trop compliquée à faire bouger d’elle-même. C’était déjà ce qu’il s’était passé il y a peu, alors qu’il revenait des « quartiers chauds » de la ville. Une petite balade improvisée, il s’était dit que ça pourrait lui changer les idées. Mais en réalité, pas du tout. Au contraire.

Pour dire vrai, il n’avait attendu qu’une chose, qu’un imbécile le provoque pour que ça parte en baston générale. Il en avait assez d’être sous pression, il lui fallait quelque chose pour évacuer. Encore ancré dans ses vieux préceptes de mafieux, la solution du poing dans la gueule d’autrui lui avait alors paru toute désignée pour lui plaire. Et ce fut le cas. Du temps où il pouvait encore être un dealer digne de ce nom, il mettait souvent les pieds dans ce genre d’endroit et récoltait vite de la clientèle.

Ce qui déclencha le combat fut un de ses anciens habitués qui, l’ayant reconnu, s’était avancé pour lui demander une bonne dose d’héro’. Chose qu’il n’avait plus sur lui, maintenant. Loukas avait réussi à conserver son petit commerce quelques temps après sa capture, mais ça avait vite périclité. Logique. Qui aurait envie de traiter avec un morveux que l’on sait élève à la Heroe’s Sup, ce superbe formateur de futur héros ? La blague. Personne. Le métis avait été grandement contrarié pendant un temps, puis ça lui était passé rapidement. Il s’était dit que, doué comme il l’était, il ne galérerait pas trop à retrouver un filon pour renflouer un peu son compte en banque d’ici peu.

Mais là, ce n’était même pas ça qui occupait ses pensées. Il ne savait plus trop quoi faire et ça le gavait bien comme il faut. Pourquoi il se mettait à être si empathique que ça ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Putain de question à laquelle il n’avait pas de réponse.

Sorti de sa bataille rangée, il avait erré un temps avant de se poser dans un immeuble miteux. Ayant gravit les étages, il s’était alors posé sur l’encadrement d’une fenêtre donnant sur l’extérieur, dans un couloir aux peintures défraichies.

Derrière cette vitre, il se perdait à réfléchir. Il faisait peine à voir. Des égratignures et des bleus commençaient à apparaitre sur son derme laiteux et ses mains présentaient d’affreuses entailles au niveau des os. Ouai, il n’y avait pas été de main morte, effectivement. Toutefois, il ne se focalisait pas sur la douleur qu’il ressentait, il y avait plus que ça. Quoi, il ne savait pas, mais intimement, il demeurait convaincu que c’était plus urgent que les soins de ses cocards.

Finalement, en ayant assez de stagner ici, il sauta sur ses deux jambes, mis ses mains dans les poches de son pantalon et allait reprendre les escaliers grinçants pour mieux sortir du bâtiment. Mais une porte en décida autrement. Oui, vous avez bien lu, une porte. Une pièce de bois vint le surprendre alors qu’il réfléchissait toujours. Et il se l’était mangé dans un « boum » sonore. Un mal de crâne le prit alors, le mettant de nouveau dans une humeur massacrante. Il allait défoncer le connard qui avait osé lui faire ça.

    « Putain mais ça va pas ?! Regarde un peu quand t’ouvres une porte merd- »
Il s’arrêta net. Il connaissait la personne. Maryline. Il soupira lourdement. Finalement il ne ferait rien et allait se barrer comme il l’avait originellement prévu.

    « Ah, c’toi. »
Il avisa un rapide coup d’œil au lieu, devant bien reconnaître que ça lui était un peu familier tout de même.

    « C’vrai qu’t’habites là, j’avais oublié. »
Amabilité zéro. Mais bon, ce n’est pas comme si on pouvait en attendre une vraie, venant de lui.

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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Ven 18 Oct - 4:54


« Minority Parade. »


Marilyne & André


« La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime.  »
Victor Hugo.


La journée avait commencé … De façon « presque » normale. Et quand je dis normale, c'est avec une Mary plutôt nerveuse. Elle avait dormi chez Serren, après une nuit trop agité. Elle n'arrivait simplement plus à dormir, alors, notre insomniaque en herbe s'était réfugiée chez la seule personne disponible et avec laquelle elle se sentait bien ; Serren. Elle aurait pu aller chez Roxanne, comme une grosse skatteuse, mais elle était bien trop occupée par … « Tout ça ». Aujourd'hui encore, notre jeune demoiselle n'arrivait pas à parler de cet « accident » sans utiliser des tournures de phrases compliqués, loin de sa joute verbale habituelle, et loin de son ton tranchant et franc. En avait-elle peur ? Honnêtement, elle savait, au fond d'elle-même, qu'elle avait peur. Oh, pas pour sa propre vie, mais pour la vie des rares personnes qui n'ont pas cherché à l'enfoncer encore plus loin dans la merde. Des gens qui, pour elle, remplace -Et de très loin- le déchet humain qui lui sert de « père ». Alors, oui, elle avait peur. Car pour une fois, et même si cela lui en coûte de l'avouer, elle ressent une sorte d'inquiétude pour les autres. Mary, altruiste ? Il ne faut pas exagérer non plus.

C'est donc après une courte -mais revigorante- nuit que la jeune demoiselle s'était levée. Elle avait prit son bandeau, avant de se rappeler de son entraînement. Depuis la mort de Damage, elle essayait de ne plus le porter aussi souvent qu'avant, histoire d'apprendre à maîtriser son pouvoir par simple volonté, et non pas grâce à un petit bout de bandage. Elle était debout, sur ses deux jambes, bailla, puis se lança à corps perdu dans la cherche d'un bon café pour se réveiller. A vrai-dire, elle n'aimait pas trop ça, mais malheureusement elle n'avait pas trop le choix, c'était soit ça, soit une espèce de thé très très fort, qui venait probablement du pays d'origine de Se'. Après des litres d'eau et des tonnes de sucres, elle se posa devant la fenêtre, vêtu d'une espèce de chemise blanchâtre, piqué à son « Grand frère », en guise de pyjama. Au loin, elle voyait les gens, déjà bien réveillés, et prêt à travailler. En regardant l'horloge, elle vit qu'il était à peine 9h. Elle pensait avoir dormi plus longtemps, mais finalement, ce n'est pas plus mal. Une fois son café fini, elle posa la tasse, puis s'alluma une clope. Le temps est pas trop dégueulasse, pensa-t-elle, j'devrais en profiter pour faire un saut à l'appart'.

Les heures passaient. Désormais, chaque matin, le rituel de Mary s'imposait à elle-même ; elle se levait, vérifiait son œil, prenait un café ou, quand elle le pouvait, un chocolat, puis ensuite … Ensuite, elle se fumait presque à elle toute seule la moitié d'un paquet de clope en quelques heures à peine, tout en continuant de se préparer. Pourquoi ? Tout simplement pour compenser son « manque ». Mary, et ceux, depuis presque une semaine, était clean -Hormis un joins de temps en temps-. Elle fumait -beaucoup-, mais elle mangeait peu, étrangement. Elle buvait -surtout de l'eau et du chocolat-, et cela l'aidait à se purifier un peu. Tout les matins, elle prenait une douche, regardait les marques sur ses bras, entre ses orteils, derrière les oreilles, partout là où l'aiguille s'était glissé, au moins une fois, sous sa peau blanche. Puis, elle désinfectait, en espérant qu'un jour, on ne verrait plus rien, ou presque. Pour le moment, les marques étaient toujours là, et à chaque fois, cela lui rappelait le manque, qu'elle ressentait chaque jour.

Les premiers jours avaient été affreux. Elle s'était enfermée, seule, dans une chambre, chez Hyacinthe. Durant 3 jours, elle n'avait rien mangé -Hormis quelques bouts de pain-, elle avait bu probablement des centaines de litres d'eau, et surtout, elle a subit une désintoxication violente et sans ménagement. Elle avait hurlé, pleuré pendant des heures, suppliant dans le vide qu'on la tue, ou bien qu'on lui donne sa dose. Puis, elle avait commencé à arracher le papier-peint des murs, les draps, tout partait en petits bouts déchiquetés un peu partout dans la chambre. A sa demande, également, elle n'avait rien qui pouvait lui permettre de craquer et d'attenter à ses jours. De temps en temps, elle avait vu une ou deux personnes, qui venaient lui donner à manger des médocs, ainsi que des cigarettes, au moins deux ou trois cartouches. Puis, au troisième jour, elle s'était calmée ; elle sentait plus mauvais qu'un cadavre en décomposition, à cause des toxines qui s'écoulaient par les pores, mais elle se sentait un peu mieux. Elle profita du quatrième jour pour se laver, commencer à remanger normalement, et surtout, prendre une ou deux journée pour dormir, et se reposer un peu.

Et c'est en regardant ses cicatrices qu'elle repensait à ce calvaire, qui lui semblait loin et en même temps si proche. Depuis, elle faisait attention ; elle ne traînait plus dans les rues un peu « étrange », elle fuyait -littéralement- tout le monde, ou presque. Elle a fait un tour, une fois, chez Aton, pour voir sa « copine » la Russekov, pour lui expliquer qu'elle ne pourra plus venir pendant un petit temps. Elle avait demandé à Roxanne de jeter tout son « matériel » ; seringues, héro', cuillère et autre truc un peu douteux. Au fond d'elle-même, elle savait qu'elle était loin, très loin, de la rédemption, surtout que sa conscience se divisait littéralement en deux camps ; un qui l'encourageait, l'autre qui lui suppliait de replonger. Mais, si elle voulait réellement avancer, il fallait qu'elle tienne, ne serait-ce que pour elle-même, sans penser aux autres. Après une bonne heure sous la douche, elle sortit, s'habilla en vitesse, puis partit faire quelques courses -Pour remercier Serren-, et elle se dirigea vers son immeuble.

Malgré cette -longue- semaine, rien n'avait changé. Il était toujours aussi vieux, miteux, pourris. En entrant dans son appartement, elle vit que rien avait bougé non plus. Elle aéra, en ouvrant ses fenêtres, puis commença à remplir un sac. Il lui fallait de nouveaux vêtements propres, car avec son début de semaine, elle n'avait plus rien à se mettre sur le dos. Les heures passaient, de nouveau, et l'après-midi était déjà bien entamée. Tout en remplissant son sac, elle avait fait un tas des vieilles fringues qu'elle ne porterait plus. C'était des vieux vêtements, trop usés et qui lui rappelaient trop de mauvais souvenirs. Elle décida de les mettre dans un sac poubelle, pour ensuite les jeter. Elle posa son sac de voyage sur son lit, et, de ses deux mains, attrapa le sac-poubelle, se dirigea vers sa porte d'entrée qu'elle ouvrit d'un coup d'épaule.

Bong.

Bong ?, pensa-t-elle avec un sourcil levé. C'est pas trop le genre de bruit que fait une porte …
Elle pencha la tête, et entendit d'une voix pas du tout mélodieuse un doux discours


    « Putain mais ça va pas ?! Regarde un peu quand t’ouvres une porte merd- »


Tiens tiens, elle connaît cette voix … Et ce visage.


    « Ah, c’toi. »


André Russianov. Plus russe et plus mal-aimable, y'a pas. Elle posa son sac-poubelle, de sorte de maintenir la porte de son appartement ouverte, puis elle se planta devant lui. De son œil rouge, elle le fixa, le visage impassible. L'autre, son « petit-frère » vert, était caché ; le temps du trajet, elle préférait ne pas trop se faire remarquer. Ses cheveux, d'un noir de jais, venaient cacher en partit son bandeau blanc, et elle remit une de ses mèches derrière l'oreille. Sérieusement, qu'est-ce qu'il foutait là ? Mary n'en savait rien, et à dire vrai, elle s'en foutait comme de l'an 40. Ce qui l'interpellait, c'est plutôt ce visage empli de colère, et ses mains. Lorsqu'André se releva, faisant mine de tourner à moitié le dos à la jeune fille, elle s'approcha de lui, assez loin pour ne pas paraître suspecte, mais assez près pour voir encore mieux ses mains.


    « C’vrai qu’t’habites là, j’avais oublié. »


A peine eut-il dit cela, qu'elle lui saisit les mains, sans ménagement, mais avec une poigne presque terrifiante pour une fille de son gabarit. Elle les tourna et retourna dans tout les sens, regardant les coupures, les traces de sang, et les différents bleus, qui se trouvaient aussi sur son visage. Sans même un regard, qu'elle dit d'une voix affreusement calme et plate.


    « Ah, l'gamin idiot a encore frappé. Tu sais, ton cerveau, il est pas là pour faire joli. »


Amabilité -1000. Elle savait qu'il allait -Très probablement- s'énerver et vouloir partir. Mais, à vrai-dire, elle ne lui demandait pas son avis. Elle le saisit par le poignet et, le prenant par surprise, le traîna dans son appartement, poussant le sac-poubelle du bout du pied pour que la porte se referme derrière eux. Elle le lâcha, tourna son regard toujours aussi vide vers lui, puis lui dit du même ton


    « Assis-toi là, j'vais trouver de quoi désinfecter tout ça. »


Elle pointa de son index droit son lit, où se trouvait toujours son sac de voyage. Puis, d'un pas presque fantomatique, elle se dirigea vers sa salle de bain. Un petit silence s'installa, qui fût brisé lorsque sa voix, toujours aussi froidement calme, s'éleva


    « Qu'est ce que tu fous dans un endroit aussi miteux ? »


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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Ven 18 Oct - 20:43

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Sérieusement, il se passait quoi, là ? André avait l’impression d’avoir plongé en direct dans la huitième dimension – oui oui, tout à fait – au moins. Il était déjà perdu en arrivant dans cet immeuble miteux, mais si en plus même les rares personnes qu’il acceptait de reconnaître changeait comme ça en un clin d’œil, sans prévenir, ça n’allait plus. Et tout ça à cause de Damage Greem. Putain, lui il l’aura vraiment emmerdé jusqu’à la fin. Le plus ironique dans tout ça ? Probablement le fait qu’André ne lui ai jamais adressé personnellement la parole. Pas l’occasion adéquate, pas l’envie, pas… tant de choses pour aller l’ouvrir devant le dirlo de la Heroe’s. Enfin, ancien directeur, maintenant. Il grince des dents, pour ne pas changer. Mais ce n’est pas à cause de la douleur que son corps transmet en live à ses neurones – qui malgré les mauvaises langues, existe bel et bien- mais plutôt sur la fureur qui commence à l’envahir.

S’il avait bien pensé qu’une nana ne changerait pas, c’était bien Mary. Parce que c’était Mary, tout simplement. Elle et son caractère de merde, elle et ses défauts, elle et tout ce qui faisait qu’elle ne pouvait pas être tout à fait normale. Eh bien même elle, elle changeait. Et ça ne plaisait pas au Russianov. Attention, nulle méprise, il n’avait strictement rien à ciré de l’existence de cette donzelle, quand bien même il l’a déjà dépanné de dose de drogue et qu’il a couché plusieurs fois avec par le passé en guise de « paiement ». Non. Primo, c’était de l’histoire ancienne et désormais, il était heureux en couple avec Xia, inutile d’aller chercher plus loin. Secundo, il n’avait même pas envie d’y prêter attention, trop engourdi qu’il était par sa mauvaise humeur.

D’ailleurs, il ne capta pas immédiatement que l’autre camée l’avait trainé dans son appartement, lieu renfermant certains souvenirs pour ce duo improbable, il est vrai. Mais l’important n’était pas là. André n’en crut pas ses oreilles. Mais vraiment. Elle lui avait dit quoi, là ? Désinfecter ses plaies ? Et puis quoi encore ?! Il était suffisamment grand pour se gérer à ce niveau-là ; son paternel ne lui avait pas filé un entrainement d’enfer pour qu’il aille chialer à la première égratignure, c’aurait été un comble ça !

Il serra les poings, maintenant encore plus énervé que jamais. Fenrir ne bougeait pas une oreille, il le sentait bien. La bête restait très calme. Soit elle était totalement indifférente à la colère de son hôte, soit elle savait qu’il valait mieux éviter de se manifester maintenant car les représailles pourraient ne pas être au goût de tout le monde. Un Loukas énervé – et dans ce cas précis, réellement furax - était à la fois rare et très dangereux, sinon nocif pour son entourage. Il se mettait à avoir, maintenant plus que jamais, une attitude de sale petite pourriture imbue d’elle-même et à qui un assassinat droit devant ses yeux ne ferait même pas sourciller. D’apparence, du moins.

Sa nuque craqua sous l’effet d’un mouvement de tête trop vif. Il s’en foutait comme de l’an quarante. Il voulait simplement qu’on lui foute la paix une bonne fois pour toute. Bordel de merde, c’était donc trop demandé que tout le monde continue comme avant, chacun sa petite vie tranquille ? Apparemment oui. Et ça l’agaçait prodigieusement. Plus ça allait et plus il se disait qu’il allait finir par se barrer de cette ville définitivement et tous les laissés à leurs problèmes – pourquoi ne l’avait-il pas déjà fait, d’ailleurs ? Au diable les Diana, Lucky, Alcée et tout le toutim, il était un homme libre !

Ah ah, la bonne blague que voici. Non, André ne l’admettrait jamais – du moins pas dans l’immédiat – mais il était tout sauf libre. S’il avait eu une courte période durant laquelle il avait sérieusement songé à reprendre ses bons droits et partir, ce n’était plus tout à fait le cas maintenant. Il avait laissé filer sa chance, cet imbécile. Désormais, il était coincé. Il était amoureux. Il était attaché à trop de monde sans avoir la force nécessaire pour le reconnaitre de lui-même. Si on ne lui mettait pas les vérités sous le nez, de toutes les façons, il continuerait à s’enliser dans le mensonge éhonté. Comme d’habitude. C’était André, on ne le refera pas, après tout.

C’était aussi pour ça qu’il en voulait à la terre entière. Il avait connu des gens pleins de vies, des gens à-côtés de la plaque et cetera… Tous avaient su rester dans sa mémoire – voir son cœur pour les plus doués- avec leurs particularités toutes personnelles. C’était pour ça qu’il s’était mis à les apprécier, à les aimer, malgré son passif. Alors fuck off, pourquoi est-ce que d’un coup, la situation se renversait à ce point à cause de la mort d’un simple imbécile comme ce directeur à la con ? Il n’aimait pas ça, le russe. Le fragile univers qu’il s’était constitué partait à vaut l’eau, totalement. Et ça, par contre, il devait bien reconnaitre que ça faisait mal. Très. Mais encore une fois, il n’y avait bien qu’en son âme et conscience qu’il daignerait de l’avouer du bout des lèvres, et encore.

Présentement, il aurait été fort simple de comparer André à un animal blessé, acculé. Rien n’est plus dangereux que ce genre de bête, car à ce stade, il n’existe plus ni espoirs, ni échappatoires, pour elles. Alors, elles sortent les crocs et attaquent, quitte à y rester. Pour défendre au moins le peu d’honneur qu’il leur reste. Oui, voilà, c’était ainsi qu’il fallait voir le Russianov. Ainsi, et pas autrement. Il se leva, finalement, tous les muscles tendus au maximum, son visage, d’ordinaire si beau, alors déformé par une expression de haine sans nom.
    « Mais putain c'est devenu une mode d'être tous des hypocrites en faisant genre on s'inquiète de son prochain? Il a fallu que l'autre passe l'arme à gauche pour que ça prenne tout le monde. Ça m'dégoute ! »
Pour appuyer ses dires, il frappa sur pied dans le sol, comme si le parquet était responsable de son actuel et indéfinissable supplice. Il n’en était rien, mais André restait fidèle à lui-même, un ado’ qui se découvre tout juste, perdu dans un monde bien trop coloré pour ses pauvres yeux, trop habitués à l’hiver russe.

C’est pour ça que, peut-être, il attendait une réponse concise de la part de sa plus ou moins « ex » amante.

Après tout, entre monstres, on peut bien se faire des confidences, non ?


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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Sam 19 Oct - 0:40


« Justice. »


Marilyne & André


    « Mais putain c'est devenu une mode d'être tous des hypocrites en faisant genre on s'inquiète de son prochain? Il a fallu que l'autre passe l'arme à gauche pour que ça prenne tout le monde. Ça m'dégoute ! »


Mary referma le placard de sa salle de bain sans ménagement, rompant ainsi le discours du russe par un grand « blam » bien senti. Nous y voilà donc. Le petit Russekov encore adolescent dans sa tête faisait son petit caprice. Et bien que Mary était encore dans la salle de bain, un silence pesant suivait le grand bruit qu'avait fait son placard. Elle restait là, debout, à fixer le vieux miroir sur le placard à pharmacie, observant sa propre image ; elle y voyait une jeune fille, relativement frêle, l'air un peu malade, un bandeau sur l’œil. Les joues creuses et le regard vide, mais une expression fugace de colère soulignée par ses sourcils froncés très légèrement. Clairement, et il faut le dire, André avait réussit à la mettre en colère, chose qui était plutôt rare ses derniers temps. Recevoir une leçon de morale de sa part, c'était comme si un violeur compulsif venait la voir en lui disant que « Le mal c'est pas très bien ». En clair, c'était risible, ridicule et surtout très petit venant de lui. Elle prit entre ses doigts blancs le coton, le désinfectant et une petite pince qui permettait de tenir le coton sans se mettre du produit partout.

Lorsqu'elle réapparut dans la salle, elle vit André debout, les poings serrés, et le visage visiblement furieux. Sans un mot, elle posa tout ce qu'elle portait sur la table de chevet minable et bancale à côté de son lit, puis la tira pour la rapprocher de là où se tenait André assis quelques minutes auparavant. Elle prit ensuite une chaise, qu'elle amena en face de lui, et lui dit d'une voix calme, mais cinglante

    « Assis-toi sur le lit. »


Elle posa ses fesses sur la chaise juste en face de ce dernier, prit le coton, l'imbiba de désinfectant, puis elle dit de la même voix, sans même regardé André

    « Je vais pas me répéter ; assis-toi. »


Elle coinça le coton entre les deux broches de la pince à épiler, puis elle saisit de son autre main les doigts du Russe. Elle commença à tapoter doucement le coton sur les plaies, puis elle se mit à appuyer plus fort, tenant la main du jeune idiot fermement, comme une statue de pierre. Elle ne disait rien, à dire vrai, elle pourrait dire des centaines de milliers de choses. Mais elle se refusait à s'abaisser à faire la leçon de morale ; ce n'est ni le moment, ni son rôle, et surtout elle n'en avait pas vraiment envie. Pourtant, l'air arrogant de ce grand mioche la mettait hors d'elle. Oh, bien sûr, extérieurement elle avait l'air aussi froide et vide que d'habitude, mais en elle, elle sentait quelque chose qui remuait, comme si son estomac était doué de vie et qu'il gigotait de lui-même. Et c'était grisant, de ressentir ça, et de ne pas savoir comment l'exprimer. Une claque dans le visage ? C'était stupide, et ça n'apporterait rien. L'engueuler ? C'était un connard de mioche qui pleurait encore comme l'adolescent capricieux qu'il est. Lui dire la vérité ? Il ne comprendrait pas. Mais c'était la meilleure solution qui lui venait à l'esprit. Alors qu'elle continuait à appliquer du désinfectant sur les mains d'André, elle dit d'une voix toujours aussi calme et froide

    « Tu sais, v'nant d'un gars qui a eu les pétoches au point de chercher en priorité l'issu de secours, ça m'fait bien rire. »


Elle appuya avec force de nouveau sur ses doigts. Oui là, clairement, elle le faisait exprès. Cela calmait un peu la colère qu'elle avait en elle. Puis, elle reposa la pince et le coton sur la table de chevet, et elle regarda fixement André. Ses yeux empli de colère ne lui faisait pas peur. De quoi pourrait-elle avoir réellement peur, en ce moment ? Elle avait couché avec lui déjà pas mal de fois, elle a connu des choses qu'elle ne souhaiterait à personne, même pas son pire ennemi. Et elle commençait à le connaître. D'une mains lente, presque lourde, elle attrapa son bandeau et, en relevant la tête, elle fixa de ses yeux vairons le Russe.

    « J'ai vu la couleur de la mort. L'homme qui a tué Damage … Ne ressentait rien. Ni excitation, ni peur, ni même du plaisir. Juste un énorme et incommensurable vide, les ténèbres. Celle de la Mort. La mort est noire et sombre. Mais vous ne pouvez pas le voir, vous ne pouvez pas le savoir. »


Elle remit son bandeau, car elle commençait à ressentir la colère d'André, et elle n'avait pas besoin de ça. Elle s'approcha de lui, à une distance presque dangereuse, puis elle murmura

    « Si on ne fait rien, on va tous crever. Tu te crois fort, tu te crois sûrement meilleur, mais tu riras moins quand ta copine se fera arracher la gorge et les jambes juste sous ton nez, sans que tu ne puisses faire un geste. Quand son sang va mouiller tes pieds, tes mains, jusqu'à ce que ton âme soit souillée. »


Elle esquissa un léger tremblement, non pas parce qu'elle avait peur, mais parce qu'elle repensait à cette scène, le sang, les gens qui hurlaient, Damage mort. C'était effrayant et intriguant, fulgurant et lent à la fois. Elle avait tout vu, vu l'homme, vu les émotions, et pour la première fois, elle avait ressentit du dégoût pour quelqu'un d'autre que son père.

    « J'ai pas changé. Je suis toujours aussi égoïste. Je veux juste pas voir la mort prendre le peu de personne qui ne se sont pas arrêtés à « Mary-la-camé », « Mary-la-ratée », « Mary-la-pute ». Je veux juste pas les voir mourir, et c'est égoïste comme souhait. Mais je te demande pas ton avis, c'est comme ça, et si ça ne te plaît pas, va retrouver ta gonzesse pour tirer un coup et te calmer, ça t'fera pas de mal. »


Elle se redressa. Son œil rouge était comme complètement mort, elle semblait aussi vide qu'une poupée. Et pourtant, ses mots, ses gestes, tout était si saignant, si tranchant. Si vivant, au fond, que cela en devenait presque effrayant. Elle reprit le coton, cette fois-ci avec ses doigts blancs, rongés ci et là par les marques d'angoisses, puis elle commença à soigner le visage de l'homme qu'elle avait en face d'elle.

    « Tu ne m'as pas répondu ; qu'est ce que tu fous ici ? »


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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Sam 19 Oct - 21:51

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Et dire qu’il pensait avoir toucher le fond en matière d’imbécilités – pour rester poli – pour la journée… Au final, le métis était bien loin d’être au bout de ses surprises, semblerait-il. Voici que maintenant, non contente de lui donner des ordres – chose qu’il haïssait ne l’oublions pas- Maryline tâchait de le remettre à sa place. Et d’une façon qui ne lui plaisait pas du tout. Elle mélangeait tout ce qui, aux yeux d’André, n’avait aucun rapport, jamais. Franchement, elle se prenait pour qui ? Le sang lui montait aux tempes, l’empêchant de ressentir les picotements appliqués sur ses mains. Il avait rarement été dans un tel état. Mais bon, son corps li rappellerait les sévices dès lors qu’il serait un peu calmé, sans doute ; soit pas dans l’immédiat.

L’autre toxico enchaina les sujets divers et variés tandis qu’il l’a laissait faire pour mieux répliquer par la suite, avec des arguments qui ne tromperaient pas, eux. C’était ça, l’inconvénient avec Loukas ; lorsqu’il le voulait, il pouvait devenir très tête de con et patienter jusqu’au moment opportun pour faire mal avec des mots d’un sadisme peu commun. Un pur chef d’œuvre d’adolescent paumé qui flippe sa race sans pour autant se l’avouer. C’est ça, un faible qui s’ignore, en gros.

Ah, on dirait que la gonzesse a fini de faire sa bavarde, tant mieux. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer pour de bon. Il reprend sa main sans aucune douceur et se redresse à son tour. Sa mâchoire est crispée et son regard luit d’un bien mauvais reflet. Finalement, peut-être qu’au fond, Fenrir parvient à prendre part au débat, à sa manière, toute vicieuse qu’elle soit.

    « J’vais tout de même te faire l’honneur de te répondre correctement, peut-être que comme ça tu te décideras à me lâcher pour de bon. » dit-il, toussant plus par jeu d’acteur que par réelle nécessité.
Le Russianov laissa son regard se balader entre les quatre petits murs de la pièce qui se revendiquait comme étant un appartement. Il esquissa un rire guère rassurant.

    « Déjà, j’me suis paumé sur le chemin du retour, alors j’ai atterri dans le premier bâtiment moisi venu, j’avais juste zappé que tous les rats n’en avaient pas encore été chassés. »

Une pique ? Venant de lui ? Naaaaaaaan. Enfin, si, un peu. Ah ah. Il fit un pas en avant, se rapprochant de Mary, confrontant leurs regards. Le rouge contre le vert. André ne savait pas trop ce qu’elle avait fait avec son autre œil, mais c’était franchement bizarre. Toutefois, il gardait encore cette carte en jeu pour l’heure ; il aurait peut-être l’occasion de l’utiliser un peu plus tard.

    « Ne me fais pas rire, tu ne peux pas avoir vu la couleur de la mort avec un seul crime perpétré devant tes yeux. »
C’est vrai, Loukas avait eu l’occasion d’en voir, des horreurs, dans les entrailles de sa Russie natale. Il était presque devenu insensible à ce genre de spectacle ; si ce n’était pas malheureux, ça. La seule chose à souhaiter serait qu’il puisse reprendre gout aux valeurs de la vie. Peut-être que cela le rendrait meilleur, en fin de compte. Il fit craquer sa nuque.

    « Oh, et si c’était là une menace déguisée contre Xia ou qu’en sais-je encore, sache une chose, Christiane, je viendrais te déboiter la trachée avec les dents. Avec tes dents. »
Mieux valait prévenir que guérir, ça aussi, il le devait à son éducation de bâtard. Rien n’avait été fait pour faire de lui un homme « bien » - quoi que la notion de bien et de mal soit propre à chacun d’entre nous – et il en déclamait aujourd’hui le bien triste résultat. Mais ça, personne ne le verrait, très certainement. Inutile donc d’amener la plainte là où il n’y a pas de raisons de la montrer.

Au fond, ouai, elle lui faisait un peu pitié. Et dans un sens, ça le faisait marrer. Croisant les bras, il se redressa encore une fois et toisa la jeune femme du peu de taille dont il l’a dépassait.

    « Tu crois franchement qu’on peut sauver les gens à qui on tient comme ça ? Tu crois aux contes de fées ma parole, pauv’fille. »
C’était comme ça qu’il voyait la chose. Si vraiment on pouvait épargner la vie des êtres aimés de cette façon, alors sa mère ne serait pas morte si facilement. Il aurait pu la sauver facilement si ce genre de souhaits avaient pu lui venir en aide de cette sorte. Sauf que non, en vrai ça ne se passe pas comme ça. Bienvenue dans la réalité.

    « Enfin, laisse-moi te dire un truc, au moins moi, j’ai peut-être fuis, c’est vrai, mais je n’étais franchement pas concerné à la base par cette réunion de monstres de foire. Et très personnellement, j’ai au moins la satisfaction de ne pas chercher à être ce que je ne suis pas, pas vrai, la camée ? »
Voilà, il venait d’abattre l’un de ses pions maîtres. Il espérait bien l’avoir touché directement au cœur. Et il ne craignait pas les représailles. Après tout, ce n’est pas comme si elle était impressionnante non plus, l’américaine.



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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Sam 19 Oct - 22:45


« Omega Rythm. »


Marilyne & André


    « Déjà, j’me suis paumé sur le chemin du retour, alors j’ai atterri dans le premier bâtiment moisi venu, j’avais juste zappé que tous les rats n’en avaient pas encore été chassés. »


Ça y est, nous y voilà. Déjà des insultes ? Il faut croire que le gamin ne sait pas utiliser sa joute verbale sans insulter directement son interlocuteur ; comme c'est mignon. Mais elle ne disait rien, elle le laissait parler, après tout, il en avait fait de même. Et puis, ce n'était pas si inhabituel, malgré les apparences ; déjà lorsque lui et Mary couchaient -Relativement souvent- ensemble, ça finissait en engueulade cinglante. Même leurs rapports n'étaient qu'une forme de bestialité en sus de leurs attitudes mutuelles. Elle, ne ressentait rien, et elle ne ressentait jamais d'émotion. Elle n'avait aucun intérêt pour le sexe en lui-même, cela lui permettait juste de payer sa came et son loyer. Et lui, y trouvait probablement une forme de satisfaction, car il revenait, toujours.

Et pourtant, bien qu'il revenait, et bien qu'elle obtenait ce qu'elle voulait, leur relation était, et est encore, chaotique. Lui, la taquinait, en la menaçant de ne pas lui donner ce qu'elle voulait, en la faisant chanter et il la faisait tourner en bourrique, avec une facilité presque effrayante. Et elle, elle s'acharnait, pétait un plomb quand il lui disait qu'elle n'aurait pas ses précieux grammes de poison dans le sang, qu'il désirait « plus », et qu'elle ne savait pas ce que ça signifiait, ce « plus ». Alors elle hurlait, il hurlait aussi, ils s'envoyaient des mots plus cinglants et tranchants les uns que les autres, ils se battaient presque littéralement, et finalement il se lassait, et laissait Mary dans son délire de camée. Plus d'une fois, elle était rentrée chez elle, et elle avait pleuré ; non pas qu'elle se sentait blessée par ses mots, mais parce qu'elle se rendait compte que la drogue lui faisait faire n'importe quoi. Puis elle se piquait, et elle oubliait tout.

Mais là, c'était différent. Ils se lançaient des piques parce que quelque chose, sous leur peau, sous leur cerveau, grondait et ne demandait qu'à s'exprimer. Alors d'accord, elle acceptait ce « petit jeu ». Elle l'écoutait, il l'écoutait, et ça serait à celui qui a la plus grosse ; et ça lui convenait. Jusqu'à ce qu'André, avec son air méprisant et son sourire mauvais lui lança

    « Ne me fais pas rire, tu ne peux pas avoir vu la couleur de la mort avec un seul crime perpétré devant tes yeux. »


Boum. Quelque chose en elle, au fond de son âme, venait de se réveiller. Alors c'est ça, être un monstre ? C'est se réveiller ainsi quand on touche quelque chose qui fait mal, et souhaiter fondre sur l'autre, les griffes sorties ? Elle ne dit mot, elle n'esquissa même pas un geste. Seul ses yeux, son œil rouge, témoignait du changement soudain dans son attitude ; son œil semblait mauvais, presque possédé par une colère sourde. Non, carrément une haine, une haine viscérale. Il parlait sans savoir, il la jugeait, parce qu'elle était une sale camée, et lui un homme fort. Mais c'était surtout un homme sans valeur, et sans sens moral. Un connard, qu'on appelle ça. Elle s'enfermait tellement dans sa colère qu'elle ne releva même pas la menace d'André par rapport à Xia.

    « Tu crois franchement qu’on peut sauver les gens à qui on tient comme ça ? Tu crois aux contes de fées ma parole, pauv’fille. »


Là, apparu de façon fugace, mais réelle, un sourire presque terrifiant. Alors c'est ça, son argumentation ? C'est une gamine, une gamine camée, qui se fait des rêves sur la comète ? Bien. Tout le corps de Mary semblait subitement aussi rigide et froid que la pierre ; déjà qu'elle avait le sang froid, et une température corporelle étrangement basse, elle semblait simplement morte. Morte sur sa chaise, devant un espèce de sale petit con qui la regardait de haut. Et la dernière phrase finie d'achever la colère de la jeune fille

    « Enfin, laisse-moi te dire un truc, au moins moi, j’ai peut-être fuis, c’est vrai, mais je n’étais franchement pas concerné à la base par cette réunion de monstres de foire. Et très personnellement, j’ai au moins la satisfaction de ne pas chercher à être ce que je ne suis pas, pas vrai, la camée ? »


Elle laissa un petit moment de blanc, puis elle releva son œil rouge sur lui. Son œil semblait littéralement fou, comme s'il était doué d'une vie qu'elle ne pouvait contrôler. Mary était définitivement dans une colère noire, mais seul son œil semblait affecté ; le reste de son corps semblait aussi calme que d'habitude.

    « C'est bon ? Tu as terminé ? T'es plus piplette qu'une gonzesse. »


Elle se rapprocha de lui, le cul au bord de la chaise, et son visage à quelques centimètres à peine de celui du Russe. Sa voix, bien moins calme, était tendue, comme si un piano menaçait de tomber sur la tête de l'autre abrutit.

    « Déjà, concernant ta copine, ou plutôt c'qui s'en rapproche, j'te rassure ; je ressens rien pour elle. Ni positif ni négatif, elle m'est indifférente au possible, et je me fous bien de c'qui peut lui arriver. »


Craquements. C'était ses doigts, tellement crispés sur sa chaise que ses phalanges semblaient sur le point d'imploser.

    « Ensuite … Tu te prends pour qui, à juger les gens comme tu l'fais, du haut de tes un mètre quatre-ving de connerie pure ? Est-ce que t'as déjà réfléchis à c'que t'as fait, dans cette vie ? Et malgré ça, tu t'crois en position de me juger ? HAHA, ça m'fait bien rire ! »


Comme pour appuyer son rire sarcastique, elle étira un sourire aussi, voir encore plus mauvais que celui d'André. Puis ce sourire ce transforma en colère pure, le visage comme déformé. Elle se leva brusquement, puis tendit son bras, la manche relevée, sous le nez d'André. On y voyait des traces, violettes, presque noires, au niveau du creux et des veines. Et c'est d'une voix presque hurlant qu'elle continua

    « Et CA ! T'as vu cette MERDE, ces traces ? Ouai, j'uis une camée. Et puis QUOI ? Parce que tu crois que ça m'plaît ?! Si tu sais juger aussi facilement, vas-y, rampe dans la crasse dans laquelle j'ai vécu depuis SEPT PUTAIN D’ANNÉES ! Avant d'ouvrir ta grande gueule de gamin, réfléchis-y. »


Boum. D'un coup, ses jambes se dérobèrent sous elle, et elle se rattrapa de justesse grâce à sa chaise. Elle se redressa, légèrement tremblante.

    « Et merde »


Murmura-t-elle, comme si elle se parlait à elle-même. Ça y est. Ça recommence. Roxanne lui avait dit, que ça risquait d'arriver. Mais là, comme ça, devant l'autre tâche ? Non. Elle se refusait, même si elle devait en crever, de tomber devant lui ainsi. Avec peine, et avec une force presque titanesque, elle se rassit sur sa chaise. Ses jambes tremblaient, comme une poupée désarticulée, et ses mains semblaient touchées de Parkinson tellement elle ne pouvait plus les contrôler. Elle était en manque. Et ça tombait tout, sauf au bon moment.
Sans un mot, elle tourna la tête, et prit de grandes respirations, comme pour se calmer. Mais le stress, et le fait qu'André avait -littéralement- rouler sur son cœur à coup de chenilles de tank, n'aidait pas beaucoup.

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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Lun 28 Oct - 10:56

A PARTIR D'ICI NC - 16 POUR CAUSE DE VULGARITÉS.

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Une bonne grosse blague. Voilà ce qu’’était cette fille. Enfin fille, André aurait volontiers utilisé un mot plus péjoratif mais le temps qu’il fasse l’effort de réfléchir, elle était déjà barrée dans des discours moralisateurs à la con. Putain c’était drôle. Surtout venant d’elle. La personne la moins irréprochable de cette ville, après le Russianov, se permettrait de lui souffler dans les bronches. On aurait tout vu. Ah ah. Il en aurait presque rit si l’autre ne c’était pas soudainement découvert une passion pour la douleur d’autrui. Déjà que ses mains le faisait morfler, mais là, il dégustait encore un peu plus. Et elle appuyait toujours plus fort, en plus. Qu’est-ce qui pouvait bien empêcher le brun de lui en décoller une dans la seconde ? Franchement, il ne savait pas. Ou plutôt non, il ne voulait pas qu’elle ressorte son œil bizarre, encore. Alors il avait serré encore un peu les dents et la blesser avec la meilleure arme jamais inventée ; les mots.

Elle ne s’arrêtait jamais, cette connasse ? Elle allait finir par lui refiler un mal de crâne, ce dont il n’avait franchement pas besoin tout de suite. Et puis elle se prenait pour qui, à monter sur ses grand chevaux de la sorte ? Elle croyait qu’il n’avait pas morflé, lui aussi ? Six ans passé à se faire torturer pour mieux résister à la douleur par la simple volonté de son paternel, elle appelait ça comment ? Une partie de plaisir ?

Juste, lol. Ouai, carrément. C’était du foutage de gueule. Il n’en avait rien à foutre de ses marques sombres sur ses bras, c’était son problème à elle, après tout. Chacun sa merde et tout le monde il est content. Enfin, ça, ce serait le cas si la théorie s’appliquait vraiment. Ce qui n’était pas le cas présentement. Et tout ça à cause du décès de Damage Greem. Bordel de merde, c’était justement le fil conducteur qui menait lentement mais surement ces deux couillons à s’écharper vifs d’une seconde à l’autre. L’ambiance devenait de plus en plus électrique.

Mais bon, la seule chose qui rassura un tant soit peu le métis, c’était que Mary était totalement indifférente vis-à-vis de sa copine. Tant mieux, ça faisait un souci en moins. Il n’aurait pas supporté – même si ça lui coutait un peu de l’admettre- qu’il arrive malheur à Xia. Surtout pas maintenant. La série noire ça va bien cinq minutes. Pas davantage. Même lui qui avait été habitué au macabre depuis son enfance commençait sérieusement à saturer.

Le souci, c’est que la tox’ semblait partir en vrille, de plus en plus. Ben voyons, elle lui faisait le coup du « Seigneur je vacille ! » pour s’éviter des piques acides ? C’était mal connaître André le bâtard, ça.

    « Tu m’fais bien rire. Toi non plus tu ne sais pas par quoi j’suis passé, raclure. »
Ça, c’était fait. Toutefois, il avait cette petite voix, au fond de lui, qui murmurait de s’assurer que l’autre abrutie ne faisait pas vraiment une crise de manque avant de continuer les hostilités. Juste comme ça. Par curiosité malsaine, sans doute. Alors, le jeune homme leva sa main désinfectée devant le visage de l’Owens et leva trois doigts devant son unique œil dérangeant.

    « Bon, t’en vois combien, la conne ? »
Ça, c’était de la gentillesse comme on en faisait plus. Lulz.




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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Ven 20 Déc - 1:17


« Peace. »


Marilyne & André


    « Tu m’fais bien rire. Toi non plus tu ne sais pas par quoi j’suis passé, raclure. »


Rien. Rien ne pénétrait les oreilles de Mary. Ce qu'il avait vécu ? Dans l'immédiat, elle s'en foutait, totalement, mais genre, réellement. Ce qui lui disait lui rentrait par une oreille et sortait par l'autre. Elle se sentait mal. Sa poitrine lui donnait l'impression d'essayer de rentrer dans son thorax, son cœur battait à une vitesse hallucinante. La sensation d'étouffement que l'on ressent lorsqu’on se noie se rapproche énormément de ce qu'elle ressent dans l'instant. Le fait de respirer profondément ne changerait rien, et petit à petit, elle voyait ces tâches -Ah, ces foutus tâches de merde- noires apparaissent devant ses yeux. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que son corps la rejette ainsi, au pire moment ? Limite elle préférerait être en plein combat, ou seule dans une ruelle, plutôt de devant l'autre Russe décérébré. Se montrer aussi faible devant lui … C'était ridicule. Et d'une certaine manière, tout est ridicule. Son choix de rester sobre, son envie d'aider et de sortir de la mouise, le fait de soutenir les profs de l'école pour retrouver qui a tué Damage … Elle. Tout sa vie n'était qu'une énorme farce, digne du Comédien des Watchmens. Et c'était ça. Une énorme farce. Pourquoi avait-elle espéré, un jour, être « quelqu'un » ? « Quelqu'un » de bien. « Quelqu'un » qui ferait des choses utiles, pour les autres, pour elle-même.

Dans un sens, c'était ironique ; tel Icare, elle finira par se brûler les ailes en essayant d'attraper le soleil. En essayant d'être une autre, elle en mourra, seule, comme toujours, même si c'est justement en essayant de changer qu'elle espère pouvoir fuir la solitude. Ah, d'une certaine manière, André avait raison ; c'était stupide d'essayer quoi que ce soit. Regardez-la, pauvre petite chose qui gigote sur sa chaise, les larmes aux yeux, le visage déformé par le remord, la colère, la tristesse, et la peur. Elle perdait les pédales, et rien, rien ne pourrait arrêter cela. Et l'autre, qui semblait juste agacé par son attitude. Comme si on pouvait simuler une crise de manque ; Mary crisa des dents. Elle se sentait déjà assez minable comme ça, pas la peine de la regarder avec tant de mépris. Cela augmenta son sentiment de colère, mais aussi de tristesse. D'ailleurs, pourquoi ? Pourquoi se sentir triste que l'autre crétin la juge ? Elle qui n'a jamais fait attention à son regard, mi-pitié, mi-amusement, quand elle partait de chez lui, encore à moitié à poil, fourrant dans ses poches sa dose. Sa dose de bonheur, sa dose de poison. Elle s'injectait la mort chaque jour, et elle continuait à la réclamer. La Mort. Subitement, ses sens se remirent en route, et elle tomba de sa chaise sous la douleur.

    « Bon, t’en vois combien, la conne ? »


Ah. C'était quoi, ça ? Une marque de « gentillesse » ? Putain, elle devait vraiment être en plein délire. La douleur revînt, comme une dague qui s'enfonce de nouveau dans une plaie encore béante. Ça titille, ça fait mal, mais surtout, c'est désagréable. C'est irritant. C'est triste à en mourir. Ce corps couvert de plaies, supputant et rejetant le mal, la Mort, tout en l'appelant, transpirant et frémissant. Tel un tableau, tel une effigie digne du plus beau Baudelaire, la jeune fille tentait tant bien que mal de se tenir à sa chaise, essayant de trouver assez d'équilibre pour s’asseoir. Mais elle tremblait trop, son esprit lui disait de tendre la main alors que son cerveau l'empêchait d'agir. Ses mouvements, aussi fluide qu'une poupée désarticulée, déstabiliserait plus d'une personne. C'était à la fois immonde, et fascinant. Une proie qui se débat dans les mailles du filet, elle finit par se redresser, avec la force du désespoir, pour finalement rejeter d'une main faiblarde et frémissante les doigts du jeune homme.

    « Casses ça de ma vue. »


Un silence -Semblable à une éternité- s'installa, puis elle leva son œil valide vers le jeune homme.

    « Trois. »


Dans un râle, la voix brisée par la douleur, elle répondit. Elle n'était pas obligée, elle aurait très bien pu reculer, se détourner de lui, mais il fallait se rendre à l'évidence ; elle ne pouvait compter « que » sur lui, à ce moment précis. C'était sa porte de sortie, couverte de piques et très distante, mais elle était là. Dans un effort surhumain, elle s'aida de ses pieds pour reculer, le cul au sol, son dos touchant, au bout d'une longue minute, le mur derrière elle. Elle relâcha ses muscles, si endoloris qu'ils semblaient agités de spasmes plus ou moins violent. Bien fait pour ma gueule, pensa-t-elle avec un rictus triste. C'était le prix à payer. Elle redressa la tête, faisant craquer son cou, subitement raide, et elle regarda André avec insistance.

    « … Vas-y, rigole. Gausses-toi, j'm'en fous. »


Elle tenta de rire, mais ce dernier s'étrangla dans sa gorge, ce qui déclencha une toux assez impressionnante.

    « T'avais raison, ducon. J'uis bonne qu'à nourrir la terre avec mon corps … Si encore elle veut bien de moi. On est tous inutile et impuissant, mais moi c'est pire ; je n'aurais jamais dû exister. »


Elle sentit quelque chose de froid et de mouillé sur sa joue. Une larme ? Non, c'était improbable … Ou pas.

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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥ Sam 18 Jan - 0:11

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Ce que son tempérament pouvait l’emmerder profondément. Oh, pas celui de cette nana, non non. Le sien. Autant celui de Maryline lui passait largement au-dessus de la tête, autant ses propres ressentis avaient le don de le souler au plus haut point. Surtout en ce moment. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que, forcément, sa foutue empathie, très développée de base – et ça n’avait pas été en s’arrangeant avec Fenrir… - lui faisait prendre, sinon pitié, au moins une petite dose d’inquiétude pour autrui. Ironie pure quand on sait qu’il n’avait, jusque-là, jamais été le genre de personne à jeter un regard vers son prochain. Ouai, plus ça allait et plus il se répétait qu’il était en train de changer, de déconner, aussi. Mais bon, dans un sens, il ne pouvait pas entièrement haïr cette part de lui, c’était l’une des rares que sa mère lui avait transmis. Au fond, c’était plutôt un cadeau. Empoisonné, mais un cadeau quand même. Alors André refoula tout une énième fois et reporta son regard sur la camée qui avait rejeté sa main un peu plus avant. Il avait déjà vu des cas de drogués en manque, mais elle, c’était vraiment parti loin, la concernant.

Le russe soupira audiblement. Eh merde. Il ne pouvait pas la laisser là, même s’il l’aurait souhaité. D’ordinaire, il se serait juste marrer un peu et aurait tourné les talons, en laissant seule la proie des substances illicites se noyer dans ses liquides. Mais là, non. Xia devait l’avoir adoucit, à sa manière… Et Lykke, aussi… Et… Bref. Il n’avait pas envie de chercher le pourquoi du comment, l’ensemble du problème le soulait déjà suffisamment comme ça pour qu’il n’ait guère envie d’y revenir immédiatement. Peut-être plus tard, lorsqu’il aurait la tête plus reposée. Là, son sang bouillait un peu trop dans ses veines pour qu’il redevienne calme immédiatement.

Le métis s’approcha de Maryline et se saisit brusquement de son menton, avant de rapprocher leurs deux visages. Ahah, elle n’aurait jamais dû venir au monde, hein ? Eh bien, ça leur faisait au moins un point commun ! Magnifique constat.
    « Bienvenue au club dans ce cas. »
Il relâcha ensuite sa prise. C’était ce qu’il pensait. Lui non plus, il n’aurait jamais dû voir le jour. Sa mère serait encore en vie s’il n’était pas né. Et quand bien même un autre enfant l’aurait remplacé, André refusait de voir la vérité en face. Pour lui, il était coupable, point barre. Au moins autant que son père. Toutefois, il décida de ne pas laisser son esprit divaguer trop loin, une fois de plus. Le sujet paternel restait sensible, chez lui.

S’inclinant quelque peu, il souleva un peu Mary, telle une princesse de conte – le charme en moins cela dit – et la porta jusqu’à ce qui semblait lui servir de lit. Il n’avait jamais été dans cet état, lui. Même shooté ! C’était franchement débile de sa part. Mais bon, il ne pouvait pas se permettre de l’ouvrir non plus. D’autant plus qu’il venait de se mentir tout seul. Bien sûr que si, ça lui était déjà arrivé, une fois. Il avait mal dosé ce jour-là et avait bien cru en crever. Il était resté là des heures à agonisé sur le sol froid d’un squat slave avant que les effets ne commencent à se dissiper et qu’il puisse de nouveau bouger correctement. C’était juste avant Fenrir, tiens…

Quoi qu’il en soit, il savait donc quoi faire pour « gérer », à sa façon, une telle crise. Enfin, plus ou moins. Mais sur lui ça avait marché donc bon… Il ne prenait pas trop le temps de s’interroger. Le mieux aurait encore été d’appeler un médecin ou les pompiers pour les premiers secours mais il doutait que l’Owen se laisse faire facilement. Et comme il se voyait mal cerné un tel caprice, il n’en fit rien. A la place, il l’a couvrit d’une couverture et se mit en quête de quelque chose à manger, ici-bas. Il eut beau fouiller tous les placards, il ne trouva que des pâtes. Bon, tant pis ça ferait l’affaire. Et c’était consistant. Ça occuperait le corps jusqu’à ce que tout reparte en sens inverse. Ce n’était certes pas agréable, mais il fallait faire passer les symptômes et la solution la plus efficace était encore la plus radicale, demander encore plus d’efforts au corps. Une fois épuisée, Mary pourrait reprendre un cycle de sommeil et de jeun normal, qui lui éviterait une nouvelle crise pendant au moins une durée de trois à cinq heures après le réveil.

La majorité des ados de son âge ne connaissait pas ce genre de chose. En prenant conscience de ça, André eut un sourire sarcastique tout de même. Il fit cuire les pates rapidement et vida l’eau dans l’évier, ne laissant dans la casserole chaude que le contenu gonflé. Il trouva ensuite une paire de couverts ayant apparemment fait la guerre et une surface plane pouvant faire office de plateau de fortune. Niquel. Bon, il n’y avait pas d’assaisonnement ni rien, mais quand on est en crise de la sorte, on ne fait pas la fine bouche, point. Le russe posa le tout devant l’américaine et prit place sur la chaise devant le lit, posant ses bras sur le dossier de cette dernière.
    « Tiens, mange. C’est pas du trois étoiles mais il n’y a que ça. T’es pas obligé de tout prendre, c’est juste pour te purger. »
Oh, il venait d’oublier un truc important ; un seau. Quelque chose lui disait que ça pourrait lui être utile. Il lui semblait avoir vu un truc qui ressemblait vaguement à ça dans la pièce d’à côté ; il partit donc le chercher. Revenant, il reprit sa place et posa ledit seau au pied du lit, là ou Mary n’aurait aucun mal à le choper en cas de problème de « retour à l’envoyeur ».
Il ne prononça pas une parole supplémentaire. Toutefois, sans même savoir pourquoi lui-même, il ne put s’empêcher de dire, en regardant Christiane ;
    « Me demande pas pourquoi j’fais ça. Même moi j’en sais rien. »
Au moins comme ça, les choses étaient claires et nettes. Enfin, presque.





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[HRP : J'y suis allée au feeling et je m'en suis rendue compte... àlafiiiin, auto-troll que je suis! Donc si jamais un truc ne va pas, n'hésites pas à me le dire darling ♥]

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MessageSujet: Re: My decadent Thursday || Maryline ♥

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My decadent Thursday || Maryline ♥

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