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Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ]

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MessageSujet: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Lun 18 Mar - 9:46

Les clés ouvrirent doucement la porte rouge n°18 qui s'écarta grâce au pied de Roxane. Lorsque la femme de 35 ans entra, elle prit dans ses bras ses deux sacs de courses. C'était certes lourd mais il fallait bien faire les courses. Et puis, elle en avait l'habitude de faire ces choses-là, elle aimait bien faire ces corvées. Corvée qui lui avait fait rencontrer ce Darren Anderson. Bel homme sympathique aux cheveux verts. Ils avaient peu échangés mais elle avait aimée le fait d'avoir pu passer du temps avec lui. La prochaine fois elle espérait qu'ils se verraient plus longtemps.

Elle avait des colocataires, pas souvent là, mais ils devaient eux aussi manger, aussi rarement qu'ils venaient. Enfin, aujourd'hui non plus ils n'étaient pas là. L'un devait s'être réconcilié avec sa femme. Ils avaient de nombreuses disputes, le mari venait se réfugier ici lors de celles-ci. Mais il fallait avouer que depuis quelques temps ça allait mieux entre eux, peut-être bien à cause de la grossesse de la femme. Et l'autre colocataire était souvent chez sa copine ou à son boulot. En un mois il n'était venu qu'un week-end. Roxane n'avait rien à dire là-dessus, c'était leur vie et ils payaient le loyer pour le moment. Elle se doutait bien qu'ils partiraient bien un jour, l'un parce qu'il s'installerait avec sa copine, l'autre car soit les disputes cesseraient soit il divorcerait. Et elle se retrouverait seule, comme en ce moment. Bien qu'elle n'aurait pas craché sur un peu de compagnie.

Elle apporta ses deux sacs de courses dans la cuisine puis referma la porte. Elle se redirigea vers la cuisine pour y ranger ses courses. Légumes, fruits, viandes,conserves, et gâteaux trouvaient leur place. En à peine 10 minutes, Roxane avait fini de ranger les aliments. À force de faire les courses elle avait pris l'habitude de les ranger de plus en plus vite.
Elle alluma par la suite la télévision, afin de voir ou plutôt d'entendre les informations du soir. Les inflations des prix dès la rentrée prochaine, le niveau scolaire des élèves qui baissait, le meurtre de randonneurs , un groupe de skieurs avait été retrouvé avec plus de peur que de mal et enfin le come-back d'un chanteur dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle regarda le programme télé. Ah, et ce soir il y avait des émissions de télé-réalité. 3 chaînes proposaient d'écouter les futures stars de la chanson. 2 chaînes diffuseraient un film des années 80 et les autres faisaient des films quelquonque.

Quelques temps après, elle se rappela qu'elle devait appeler ses parents. Généralement elle leur envoyait un mail, mais elle avait envie d'entendre leur voix. Bien qu'elle soit devenue indépendante rapidement, ils lui manquaient. Même si les questions incessantes de sa mère l'ennuyait fortement. Sa mère étant flic elle avait souvent le droit à un interrogatoire presque interminable, elle remerciait son père lorsqu'il reprenait le téléphone des mains de sa femme. Ah, son bon vieux papa, son géant de 1 mètre 90, l'homme qui aura le même statu dans son coeur. Il fallait avouer que Roxane était fille unique et surtout la fifille à son papa.

Elle s'asseya sur le canapé,croisant ses jambes, effectuant sur son portable le numéro des Swrank. Elle respira un grand coup avant de mettre son portable à l'oreille. Au bout du troisième "tttttuut", une voix féminine, légèrement vieillie par le temps décrocha.

"-Allô ?

-Maman, c'est Roxane.

-Aaaaaah, Roxane, ma fille! Ça va bien ?

-Oui très bien même, c'était une journée agréable.

-Agréable de quelle façon ? Qu'as-tu fait aujourd'hui?

- Agréable dans le sens où... Où c'était une belle journée.

-Puis-je avoir plus de précisions ? Une belle journée ne peut être qu'agréable qu'en certaines circonstances...

-Maman!

-Rohlàlàlàlà! Si on ne peut plus rien demander pour savoir comment va la vie de sa fille! Mais où va le monde? Et tes cours, les élèves ne sont pas trop embêtants ?

-Pas le moindre du monde. Ils travaillent, même si pour certains d'entre eux il faudrait qu'ils fassent des efforts. Je pourrais éventuellement leur donner plus d'exercices mais ils prendraient peut-être ça pour une punition, ce que je comprendrais d'un certain point de vue.


-Ne t'en fais pas. Au pire tu feras ton travail. Comme moi avec les P.V. Rooh, d'ailleurs si tu étais là, tu verrais le nombre de personnes qui commettent des infractions! Et tu..."


C'est dans ces moments-là que notre femme aux yeux bleus-gris savait d'où elle tenait son "sens de la justice". Sa mère voulait qu'à chaque fois qu'une erreur était commis, aussi minime soit-elle, soit réparée. Son esprit retourna à la discussions.

"-...voleurs! Et oui, que ce soit en hiver, au printemps en été ou en automne, ils pullulent! Tu ne te rends pas compte! C'est agaçant! Mais je n'y pensais plus, as-tu enfin retrouvé un petit ami ?

-... Non maman.

-Mais tu te rends compte à ton âge ? Tu as 35 ans!

-Et ?

-Et tu n'as déjà plus les mêmes capacités que lors de tes 20 ans ! Tu vas avoir du mal à tomber enceinte!

-Maman, pour le moment je n'ais pas spécialement envie d'avoir des enfants.

-C'est pour ça que je te dis de te trouver un petit ami! Comme ça tu auras envie d'en avoir ! Tu n'envies donc pas ces femmes qui ont donné la vie ?

-Pas tellement. Je suis indépendante et j'aime bien ça. Avoir un enfant c'est très cher, faut s'en occuper tout le temps et on l'a sur le dos toute sa vie. Comme là en ce moment.

-Oui mais je te disais que c'était merveilleux de créer la vie!

-En fait tu as juste envie de devenir grand-mère, c'est bien ça? Pour que tu puisses te vanter et dire combien tu trouves mignons tes petits-enfants? Maman, je te le répète, ce n'est pas l'heure ni le moment!

-Tu... Bon ton père te demande, je te le passe.

-Roxy, alors le neuf ?

-Papa, je te rappelle que j'ai passé l'âge de ce langage speudo ado.

-Oh pardon pardon. Toutes mes excuses, mais réponds au moins à ma question!

-Oh et bien l'Amérique c'est toujours bien, ça bouge, c'est jeune, c'est accueillant.

-Et il y a des personnes très intéressantes n'est-ce-pas ?

-Papa, je ne comprendrais jamais comment tu fais pour aussi bien me comprendre!

-Peut-être parce que je suis ton père, non ? Par contre nous allons te laisser tranquille. Nous devons aller à un dîner chez des amis, et ta mère n'est toujours pas prête!

-Ouais aussi pour ça. Bon je vais moi aussi te laisser.

-Oh, une dernière question, quand reviens-tu nous voir ?

-Peut-être lors des prochaines vacances.

-Humm, d'accord, ta mère te souhaite une bonne fin de journée. À bientôt ma puce.

-À bientôt papa!


Elle raccrocha le téléphone. Cet échange lui avait redonné du poil de la bête. Parler même deux minutes avec ses parents lui redonnait le sourire. C'est vrai que quelques fois son pays où elle avait vécut 16 ans là-bas lui manquait ainsi que sa famille. Mais l'Amérique l'avait bien plus séduite que son pays natal, et elle avait fait un choix.

D'ailleurs en ce moment elle devait choisir entre finir les restes d'hier ou de cuisiner un nouveau plat. L'option cuisiner fut choisi par notre petite femme. Elle aimait cuisiner, son père le lui avait apprit à faire des plats avant qu'elle ne parte au lycée en Amérique. Elle allait préparer un poulet accompagné d'haricots verts. Le tout fut prêt en 45 minutes. Elle posa le plat de poulet sur un dessous de plat et laissa les haricots verts dans la casserole. Elle se servit et posa son assiette sur un plateau posé sur une table se trouvant devant le canapé.

Elle débutait tout juste son repas devant la télé en regardant un film du genre de comédie romantique. Le journal de Bridget Jones, un agréable film où était mêlé rire et amour. Puis elle regarda la suite de Bridget Jones, elle trouvait ça tellement comique ces situations où se retrouvait Bridget qu'elle en était pliée de rire. Mais elle était soulagée qu'au fil de ses aventures elle arrivait enfin à se caser. Le film se termina aux alentours de minuit, elle éteingnit la télé puis alla se laver les dents, se brosser les cheveux ainsi que se mettre l'immense tee-shirt rouge qui lui servait de pyjama accompagné d'un short. Elle alla par la suite se coucher dans son lit.

Elle ne se réveilla qu'aux alentours de deux heures du matin. Il y avait du vacarme au sein de son immeuble, soit les voisins faisaient la fête, soit... Soit elle ne savait absolument pas ce que c'était. Elle n'en tenait plus compte jusqu'à ce qu'elle entendit la porte s'ouvrir d'un seul coup. Elle sursauta, sortant de son lit se mettant en position d'attaque.
Mais elle arrêta lorsqu'elle aperçut que la personne en question avait des cheveux bleus. Et la seule personne à sa connaissance qui en avait était ce bon vieux pote de Strider. Enfin, il se décidait à sortir de son trou pour lui rendre visite! Elle semblait heureuse de le voir mais son visage sembla se décomposer lorsqu'elle regarda plus attentivement le légendaire. Celui-ci ne semblait pas être dans son état habituel.

"- Wi... Wilhelm, tout va bien ?"



Dernière édition par Roxane Swrank le Sam 30 Mar - 3:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Mer 20 Mar - 11:34

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Je l'ai laissé filer. Si je le revois, je le tue. Je le dis avec tout le sérieux du monde. Je ne vais pas seulement le tuer, je vais donner des coups de pied dans sa tête jusqu'à ce qu'elle explose. Ô jouissance que me procurerais ce spectacle et la sensation d'avoir débarrassé de cette terre une créature aussi dégoûtante. Mais pour l'instant je ne pourrais tuer personne. Je n'en ai pas la force. Je suis à quelques pâtes de maison de la scène du meurtre et de... ma rencontre avec l'assassin. J'ai de la difficulté à regarder devant moi, j'ai mal à la tête. Je vomis. Encore. Mais ce n'est rien de solide. Je vomis l'horreur. Je vomis le mal. Je ne veux plus jamais me laisser toucher par un autre homme. C'est dégoûtant. Je me sens poisseux et j'ai l'impression que mon costume pèse une tonne. Je piétine ma cape qui se couvre peu à peu de boue. La pluie a cessée depuis quelques minutes déjà et je tremble. J'ai froid. J'ai froid mais je crève d'envie d'enlever mes vêtements. Je ne sais plus trop où je suis. J'ai volé mais je me suis écrasé. J'ai marché un peu. Ou peut-être n'ai-je fais que de tourner en rond sans parcourir aucune distance. Je réalise que je suis perdu. Je le réalise même si mon esprit est embrumé d'autres images morbides. Je m'agrippe à de la brique pour ne pas m'affaler par terre. Qu'est-ce qui m'arrive ? Ne suis-je pas Strider, le héros légendaire que tous acclament comme le visage de la nation ? L'enfant prodige et le modèle à suivre de milliers d'enfants ? Je dois me ressaisir. Je dois prendre une douche. Oui. Je dois surtout prendre une douche. Je lève les yeux pour m'orienter. Je ne sais toujours pas où je suis. Je suis visiblement dans l'incapacité de retourner chez moi, surtout pas dans cet état. Je sais où aller. Là où je me suis déjà réfugié quelques fois. Je n'étais pas dans un état aussi lamentable mais... il y a un début à tout. Je veux trouver le bloc à appartements de Roxane. Nous sommes amis depuis plusieurs année, je sais qu'elle prendra soin de moi. Plus que n'importe lequel de mes colocataires légendaires. Je m'appuie le dos contre le mur de briques et me prend le visage à deux mains, histoire de me concentrer.

Je crois que je me suis endormi pendant un court moment. Lorsque j'ouvre les yeux, j'ai un peu moins mal au crâne. Je commence même à récupérer un peu de mon esprit. La preuve: je retrouve mon sens de l'orientation. Je titube donc lentement vers la prochaine sortie de la ruelle. D'une main mal assurée, je dégrafe ma cape et la laisse choir dans une flaque d'eau brune. J'en ai une bonne réserve à la maison. Une de moins ou de plus... c'est sans importance. Et puis, ce costume est complètement fichu de toute manière. Je traverse quelques rues, je croise très peu de passants. Tant mieux. J'ai honte. Même dans mon état, je m'inquiète de mon apparence qui doit frôler le désastre. Je garde tout de même la tête basse. Le plus longtemps que je le peux du moins. Parfois je laisse passer une prostituée ou j'évite une autre ombre de la nuit. Je suis humilié. J'ai envie de boire. De boire et de prendre une douche. Pitié. Je sais bien que je me répète mais je me sens tellement autre. Tellement moins. J'ai un nouveau haut le cœur. Je m'arrête. Un chauffeur de taxi sort la tête par la vitre de sa portière, il me fait de curieux gestes. Il veut m'aider. C'est aimable mais l'attention me donne encore plus envie de dégobiller. Je lui fais signe de me laisser tranquille et continue de ramper comme une loque vers ma destination. Que je finis par atteindre après d'interminables pauses où je croyais flancher pour de bon. Quand je dis flancher, je veux dire pleurer. Je tiens à souligner que jamais je n'ai versé une larme durant le supplice. J'ai encaissé. On doit bien m'accorder cette petite fierté.

Je pousse la porte de l'appartement. Je sonne à tous les appartements jusqu'à ce qu'un m'ouvre la porte. Je monte les marches presque à quatre pattes. Ma vision se trouble. J'atteins le numéro de l'appartement de Roxane. Je tourne la poignée, ce n'est pas verrouillé. J'ouvre. Tout est sombre mais je ne remarque rien. Je veux me coucher dans son bain et me noyer sous la douche la plus chaude que mon corps pourra supporter. Je l'entend vaguement m'interpeller. Je la regarde, hagard. Je suis tellement désolé. Je titube vers la salle de bain et me déshabille maladroitement. Je ne réussis pas. Je glisse et me cogne la tête sur les carreaux du plancher. Je hoquette. Peut-être devrais-je dormir là, sur le plancher ? Je ferme les yeux. Je pue. Je sens la sueur et l'humidité. J'ai encore envie de vomir. J'essaie de me relever, pitoyable. J'ai honte. Je réussis pourtant à articuler faiblement.

« Aide-moi Roxane. Je vais te rendre l'appareil... »

Je me laisse retomber par terre. Non. Je tente de nouveau de me relever, je prends appui sur je-ne-sais-quoi. Mais je ne craque pas. J’attends qu'elle m'aide.

« Et sinon... encore seule un vendredi soir à ce que je vois... »

Je colle mon front contre le je-ne-sais-quoi. C'est froid, ça me fait du bien.
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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Jeu 21 Mar - 7:15

L'état du héros d'Amérique était pire que lamentable. Roxane ne savait pas ce qui s'était passé mais son devoir d'amie passait avant les explications. Explications qu'il ne pourrait peut-être pas donner vu son état pour le moment tout simplement lamentable. Il avait besoin d'elle et elle n'allait pas le laisser tomber. Elle écouta à peine ce qu'il avait à dire, la femme réfléchissait à ce qu'elle devait faire.
Premièrement elle devait... Oui, aller chercher un gant et le mouiller d'un peu d'eau froide. C'est ce qu'elle fit,prenant une chaise dans sa chambre,la mettant dans la salle de bain et y asseya son ami. Ce n'est qu'après qu'il se soit assis qu'elle lui mit le gant sur le front. Elle partit de nouveau pour y chercher un nouveau gant et le baigna dans l'eau froide puis revint aux côtés de celui-ci. Cette fois-ci, elle commença à enlever le masque de celui-ci , le posant dans la main de son ami, puis nettoya le visage de celui-ci. Son visage semblait être plus net, légèrement plus propre. Puis elle répondit à son ami.

"- Ouais encore toute seule, mes colocs ne sont pas décidés à venir.Ils doivent être chez leurs amis ou leurs familles, enfin je ne sais pas, je ne leur ais pas réellement posé la question.
Mais si tu me parles de mon statut de célibataire, ça ne me gêne pas pour le moment. Vaut mieux être seul que mal accompagné comme dit le proverbe. C'est pas mal de faire quelques petites soirées avec soit-même. Et tu sais qu'aujourd'hui ... heu..."


Tiens, devait-elle lui parler de cette rencontre au centre commercial ? De l'homme vert à la passion pour l'armée? Ils pourraient en discuter plus tard, pour l'instant elle devait s'occuper de lui. De plus, ça ne l'interresserait sûrement pas en ce moment. Là il avait aussi besoin de repos, ou de parler à quelqu'un ou même de se laver. Bon elle allait tenter de changer de sujet. Et puis que pourrait-elle dire au sujet de cet homme aux cheveux verts ? Bon à part qu'elle l'avait vraiment bien aimé, qu'il était pas mal physiquement, avait la trentaine ou du moins s'en approchait, s'appelait Darren Anderson, était au chômage, avait des yeux marrons ou verts voir les deux, avait la passion pour l'armée et... En fait elle avait pas mal d'informations sur cet homme mine de rien.
Bon elle lui en parlerait peut-être plus tard ou... S'il remarquait son hésitation. De toutes les façons elle ne pouvait quasiment rien cacher en mentant. Et pourquoi mentirait-elle à son ami? Et surtout pourquoi lui cacherait-elle des choses? Bon il se moquerait peut-être de son énergie un peu trop débordante et lui dirait qu'à force elle ferait fuir tous les hommes qu'elle rencontrerait. Bref elle enchaîna sur un dérivé du sujet.

"- Mais c'est aussi la vieillesse, on prend de l'âge, on devient ridé et tout vieux. Et t'utiliseras bientôt un crème qui devrait te rajeunir de 10 voir 20 ans. Mais en contrepartie ça te coûtera un max de fric et tu te mettras 10 kilos de trucs chimiques sur la tronche. Glamour n'est-ce pas?"

Une petite touche d'humour ne faisait pas de mal.
Roxane ne fait pas allusion aux habits de celui-ci, elle savait très bien que lui aussi le savait. Par contre il sentait mauvais, pas parce qu'il ne s'était pas lavé depuis des semaines. Venant de lui ça l'aurait étonnée vu qu'il aimait prendre soin de son image. Elle pensait que c'était dû à ce qu'il lui était arrivé. Une bagarre était plus que probable, elle revenait souvent dans cet état-là, mais avec des vêtements bien plus déchiquettés.

"- Tu avais l'air de vouloir prendre une douche, ce que je te conseille fortement. Par contre je ne peux que te prêter les affaires de l'un de mes colocataires, vu ma taille de naine. Mais si tu veux je pourrais laver tes vêtements et te les rendre plus tard. Ah, attends-moi je reviens dans quelques instants."

Elle partit chercher une petite bassine d'eau ainsi qu'une autre un peu plus grande qu'elle mit à quelques centimètres d'eux. L'une pour mouiller de nouveau le gant sur le front de Wilh, l'autre servirait s'il avait envie de vomir. Bien sûr qu'elle pouvait essuyer s'il vomissait mais autant limiter les dégâts surtout que notre femme était éméphobe. Oui, la peur de vomir, régurgiter tout ce qu'elle avait mangé serait une horreur. Elle ne savait pas à quoi c'était dû mais elle préférait éviter ça. Autant que les gastros ou même de tomber enceinte qui pouvaient lui causer d'éventuels vomissements.
Elle partit une nouvelle fois pour chercher des vêtements d'un de ses colocataires. Elle avait en main un caleçon, un jogging, un tee-shirt, un pull, des chaussettes ainsi qu'un peignoir qu'elle posa sur une chaise de la salle de bain. Elle reprit le gant posé sur le front pour le mouiller une nouvelle fois et le remettre à son emplacement initial sur le front du bleuté.

"-D'ailleurs si t'as envie de manger j'ai fait il y a quelques heures du poulet avec des haricots verts , je pourrais les réchauffer. Ou sinon je peux te faire autre chose, j'ai fait des courses récemment."

Elle commença à faire couler l'eau du baignoire. Elle alla chercher la chaise qu'elle mit près de la baignoire en question en y posant par-dessus les autres vêtements une serviette. Bien qu'il soit dans un état pitoyable elle pensait qu'il pouvait prendre son bain tout seul. Si elle avait tenté de le déshabillé, il l'aurait peut-être mal prit. Roxane savait qu'il était fier, se rammener dans cet état l'atteignait certainement dans sa dignité.

"-Bon je te fais couler un bain chaud, j'espère que ça t'ira. Si tu as besoin de moi tu t'appelles, d'accord ?"


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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Dim 24 Mar - 4:59

Je perds la notion du temps pendant un moment. J'ai mal au dos. J'ouvre les yeux lorsque quelque chose de mouillé et de froid se pose sur mon front. Je pousse une petite exclamation. Je me sens tellement ridicule. Je frissonne encore. C'est la pire soirée de toute ma vie. Pire que celles que je passais en Allemagne au sein du glacial laboratoire. Je regarde mon amie, elle s'occupe de moi comme si de rien était. Elle ne me réprimande pas à propos de l'heure, elle ne bâille même pas. Je continue de la regarder et j'en retire un nouveau mal: je me sens coupable. Je n'aurais jamais dû lui imposer ça. Je me trouve égoïste. Ce n'est pas comme si je m'étais fais arracher un bras. J'ai simplement... J'ai un haut-le-cœur. Mais je ne vomis pas. Je continue de regarder mon amie sans rien dire. Je ne comprend toujours pas pourquoi elle est célibataire. Elle est plutôt jolie. Ce n'est pas un mannequin mais elle est au-dessus de la moyenne. Elle est aussi, et surtout, attentionnée, intelligente et intéressante. Il y a des hommes qui ne savent pas ce qu'ils manquent. Roxane me parle, je l'écoute. Je n'écoute jamais les autres d'habitude. Mais je lui dois bien ça. Elle s'arrête en plein milieu d'une phrase et je l'interroge du regard. Est-ce qu'elle me cache des choses ? Étrange. Je crois bien que c'est la première fois qu'elle ne va pas au bout de son idée avec moi. Nous sommes devenus assez proches pour êtres à l'aise même au sujet de choses plus corsées. Elle recommence à parler. Je ris un peu. Ce n'est pas mon rire fort habituel mais un ricanement plus humain. Je frissonne encore. Je n'ai pas du tout l'impression d'avoir gagné la partie de ce soir. Je me sens de plus en plus sale et autre que moi-même. Mon hôte quitte la salle de bain. Je regarde la douche. J'ai envie d'en prendre une et de me rouler en boule sous l'eau chaude. Je me lèche les lèvres, elles ont un goût de terre. Je grimace. Je n'aimerais pas que des journalistes me surprennent dans cet état. Roxane revient. J'ai la tête qui tourne, elle n'arrête pas de bouger. Je regarde l'eau du bassin qu'elle pose près de moi. J'ai envie de m'y plonger la tête. Mais avant que je puisse faire quelque chose dans cette optique-là, mon amie rafraîchis de nouveau mon visage. Je ne peux m'empêcher de penser qu'elle ferait une bonne mère. Elle m'apparaît comme patiente et volontaire. Je craque presque. Mais je ne le fais pas. Un héros ne peut pas craquer. Surtout pas devant une fille. Même si c'est la plus honorable de toutes. Je me tourne ensuite vers les vêtements. Ils sont quelconques mais je crève d'envie de les enfiler et de me débarrasser de mon costume puant. Je regarde l'eau chaude emplir le bain. Je remarque que je n'ai absolument pas parlé depuis que nous sommes dans la salle de bain ensemble. Je commence à me déshabiller pendant qu'elle me donne ses dernières recommandations. Je hoche la tête, un sourire figé sur mes lèvres.

« Merci Rox. »

Je plonge presque dans le bain. Même si l'opération s'avère lente et maladroite. L'eau n'a pas fini de remplir l'objet. J'ai tout de même de l'eau jusqu'au ventre. Ça me pique. Partout. Je commence à me relever mais je reprend mes esprits. Je dois faire tremper mes blessures et mes muscles endoloris. Lorsque l'eau a atteint mes épaules, je ferme la circulation de l'eau. Et je ferme les yeux. Je ne me réveille que lorsque je commence à suffoquer, m'étant presque noyé dans l'eau chaude. Je prend une grande inspiration et je tousse. C'est creux. Je n'aime pas ça. Je crache un peu d'eau et ça va mieux. Je ne sais pas combien de minutes ou d'heure je monopolise la salle de bain. J'estime une seule heure ou moins. Le temps semble seulement s'effriter au ralentis. Je vais mieux. L'eau chaude opère toujours de curieux miracles. Je me lève et tire le bouchon du bain. Je regarde l'eau tourbillonner un moment et j'en ai une énième envie de vomir. Je me sèche un peu puis m'habille. Je m'emmitoufle dans le peignoir. J'ai déjà froid. J'éternue. Ça y est, je vais avoir un rhume. Je mets mon costume dans la poubelle de la pièce. Lorsque je me penche, j'ai mal. Mes os craquent comme si j'étais un vieillard. Ce n'est résultat que de m'être fait malmené tout à l'heure contre la briques. Rien qu'à y penser... beurk. Je cherche Roxane dans la maison. Je la trouve au salon. Je me passe une main dans mes cheveux encore mouillés aux pointes.

« Alors comme ça, tu as rencontré quelqu'un, aujourd'hui ? »

Je m’assois près d'elle en grimaçant. J'ai honte d'avouer la partie du corps qui me fait mal. Je me sens un peu mal à l'aise tout d'un coup. Je fais donc la seule chose que je vois comme solution à cette gêne.

« Tu pourrais me raconter ça avec une bière, peut-être ? »

Je lui fais un clin d’œil mais je finis par fermer les deux yeux et de m'enfoncer un peu dans le canapé. Mauvaise soirée et mauvaise nuit de sommeil en perspective. À bien y réfléchir... je me couche sur le canapé, mes cheveux tombent sur les cuisses de mon amie. J'ai mal partout.
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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Sam 30 Mar - 3:19

Roxane en sortant de la salle de bain se disait qu'elle n'allait pas se recoucher de sitôt . En effet, si son ami était venu chez elle ce n'était pas certainement pas pour faire bronzette. Il avait d'autres choses à faire que de de prendre un bain chez elle. Wilhelm avait besoin de se remettre sur les rails ou plutôt de prendre une pause. Blue Fight Girl plaignait Strider. Il était célèbre certes, mais tout semblait reposer sur ses épaules. Bien qu'il n'était pas seul, il y avait les autres légendaires bien entendu. Les gens comptaient sur eux, leur mettant d'après la trentenaire, une certaine pression sur leurs épaules. C'était une des raisons pour lesquelles Blue Fight Girl se faisait discrète. Même si ses méthodes de combat ou d'arrestations n'étaient pas des plus silencieuse.

En effet, la plupart des voyous qu'elle avait croisé perdait soit une ou deux dents, se retrouvaient avec de multiples bleus et ou blessures. Un beau cadeau qu'elle leur laissait avec plaisir, comme pour leur faire comprendre qu'elle était passée par là. Soit-disant c'était plutôt incompréhensible vu qu'elle se voulait discrète. Mais bon, passons.
Mais depuis quelques années ses rondes de nuit se faisaient plus rares. Et pour cause, elle préparait les leçons, les futurs contrôles,... Néanmoins elle appréciait le fait de se calmer d'une certaine façon. De plus, elle commençait à vieillir la Roxane. Elle n'en ressentait pas encore les symptômes mais elle savait que sa force diminuerait, qu'elle perdrait une certaine prestance mais ça, ça ne la gênait pas vraiment et ne l'inquiétait pas.

Elle prit donc son cahier de sudoku, attendant que son ami dans le salon. Quand il vint la rejoindre, elle avait déjà entamé le second niveau. Elle pensait qu'elle aurait pu prendre une photo de l'homme aux cheveux bleutés pour la vendre à un journal de ragots. Le numéro aurait eut son petit succès qui aurait au moins duré une semaine. Elle aurait pu remporter un petit pactole mais Roxane n'était pas de ce genre là.

Elle regarda son ami, il semblait déjà aller mieux grâce à son passage dans la salle de bains. Il lui demandait de lui donner en gros des détails sur cette rencontre et d'apporter des bières. Il serait déçut il n'y aurait rien de bien croustillant à raconter là-dessus. Mais soit ! Elle se leva pour aller chercher des bières. Elle en rapportant quatre qu'elle mit sur la table devant le canapé. Elle prit une serviette avec laquelle elle ouvrit une des bières qu'elle passa à l'homme en peignoir. Elle s'en ouvrit une quelques secondes après, puis s'asseyait de nouveau sur le canapé.

"-Petit apparté, même si je ne suis pas ta môman et que tu es grand, si tu souffres encore de tes blessures dans quelques jours vas voir un docteur pour te soigner.
Sinon c'est pas tellement intéressant. Bref, au centre commercial j'ai entendu qu'on parlait de moi, un blond nommé Small d'après ce que j'avais compris me "recommandait" à son ami aux cheveux verts. Le gentil blondinet est parti laissant son ami planté en plein centre commercial. Et moi je suis allé voir l'homme aux cheveux verts pour lui proposer de faire plus amplement connaissance."


Puis elle mit sa main sur son front, comme si c'était un petit soldat. Seulement le petit soldat était vraisemblablement habillée d'un long tee-shirt rouge qui s'accompagnait d'un short avec une bière à l'autre main.

"-Voici donc le rapport : il se prénomme Darren Anderson, cheveux verts, des beaux yeux marrons ou verts ou peut-être les deux, atteignant approximativement les 1m80. Mais à vérifier vu qu'avec ma taille de naine c'est assez difficile d'être sûre de moi. C'est un homme qui semble porter une grande importance à la couleur verte et à sa passion qu'est l'armée. Il ne bosse pas pour le moment et... Et ce sont les seules informations que j'ai à son sujet chef!

Après avoir débité ces informations, elle baissa sa main pour la mettre en-dessous de sa bouteille. Oui c'était ridicule de prendre cet air-là. De la part de Roxane ce n'était pas tellement étonnant. Elle aimait bien rire et faire de l'auto dérision.

"-Après je me suis dit qu'il fallait bien que je fasse les courses. Du coup je lui ais demandé s'il voulait mon numéro. Maintenant j'ai et il a mon numéro de portable. Et il m'a proposé de le revoir chez lui."

Ouais, visiblement ce que lui avais proposé Darren faisait penser à un plan cul. Bon elle avait déjà expérimenté ce genre de choses. Oui l'intérêt était de coucher avec une personne qui nous plaisait et d'avoir du plaisir. Au début Roxane trouvait ça pas mal du tout comme système. Et puis au bout d'une dizaine de plans de ce genre elle avait arrêté. C'était bien beau de faire ça pour se dégourdir un peu, mais la femme préférait largement connaître la personne et non coucher une nuit avec et se barrer sans donner de nouvelles. Elle trouvait ça purement dégueulasse envers l'autre personne sauf si accords communs. Voilà pourquoi elle ne cherchait plus à en avoir.
Par contre elle savait très bien que Wilhelm Murnau en était un fervant adepte. Elle n'avait rien à redire là-dessus, elle respectait ses choix et de plus c'était sa vie.

"-Et voilà comment on en arrive à avoir le numéro d'un homme en partant de chez soi avec l'idée de faire ses courses."

En finissant sur ces mot elle but une gorgée de sa bière. Puis elle enchaîna sur un sujet qu'ils avaient déjà quelques peu parlé en sms.

"-Je dois avouer que c'était sympa bien que écourté par moi-même. D'ailleurs dis-moi avec ta Stacey t'en est où par un pur et simple hasard ? Et surtout n'aurais-tu pas un autre double de Miss Stacey qui t'aurais envoyé un joli recueil de photos X pour que tu puisses bien gentiment les contempler avant de dormir ? "


Elle demandait ça avait un sourire légèrement moqueur. Bah oui, c'était drôle de savoir que son ami recevait des trucs un peu gore. En plus de ça, ça pourrait peut-être faire oublier ce qui s'était passé à son ami, au moins quelques peu.
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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Dim 31 Mar - 15:46

( Ça manquait d'action, il fallait faire un peu le débile )

Le visage de cette ordure est tout près du mien, il est couvert de sang et de pisse. Je dois trouver son identité. Je vais le tuer... Une voix rassurante se fait entendre. Je crois que je me suis assoupis le temps que Roxane aille chercher les bières. Je la regarde. Elle est un peu comme ma famille. Surtout depuis que j'ai déménagé dans cette ville à fins de promotion et d'être politiquement correct. C'est vrai quoi, mes parents sont encore dans le Jersey et j'y serais resté si ce n'était pas de cette stupide école. Je ne peux jamais allé les voir même si j'en ai la pressante envie. Ce serait un voyage cruel car je ne pourrais y rester que quelques heures. C'est une des raisons des longues périodes que je passe sans les voir. On s'écrit des textos mais ce n'est pas pareil. Qu'est-ce que je donnerais pour pouvoir prendre ma mère dans mes bras et m'y endormir ? Je donnerais ma vie. J'ai beau avoir trente-deux ans, je reste le fils d'un homme et d'une femme. Parfois j'ai l'impression de me transformer en robot ou en zombie. Mon masque est à la fois une bénédiction et une malédiction. Ce soir c'était plutôt une camisole de force car sans lui j'aurais sûrement fait beaucoup trop de dégâts. J'aurais sûrement tué The Narcotic et tous les policiers, ambulanciers qui venaient à ma rescousse. Et Roxane c'est ce que j'ai de plus semblable à une famille dans cette ville. Plus que les autres Légendaires, elle est toujours attentionnée. Elle n'aimerait certainement pas cela si je lui disais mais elle peut être autant une deuxième mère qu'une amie avec qui on fait la fête jusqu'au lendemain. C'est étrange tout de même mais c'est ce qui rend notre relation si spéciale. Je fais dans le sentimental, vous ne trouvez pas ? Je devrais me ressaisir. Je prends la bière qu'elle me tend et prend la plus grande gorgée que mes joues peuvent contenir. J'avale. Je finis ma bière en quatre gorgées. J'en prend une autre, je l'ouvre manuellement. Roxane a déjà commencé à me parler mais je ne l'ai pas écouté. L'odeur de ce type. On dirait qu'elle me colle à la peau. Mon derrière brûle. C'est dégoûtant, dégradant. Je ferme les yeux, ça brûle.

« Darren Anderson... C'est un chic nom. Repos soldat. »

Je souris. Ah ce qu'on se marre avec cette fille. Mais ce soir je ris jaune, un rire forcé. Je ne veux pas avoir l'air de piailler ou de faire ma mère poule sauf que... C'est d'une évidence sans contredis.

« Se revoir chez lui ? Attention à tes fesses Roxa... »

Je gémis. Pourquoi j'ai parlé de fesses ? J'aurais pu dire n'importe quoi. J'aurais pu dire '' apporte un condom ''. Oh et même à ça, je pense à cette soirée de merde. Je pense à son horrible petite queue fourchue. Je me sens tout sauf indolent. J'ai mal, je souffre. J'aurais du rester dans le bain encore une heure. Je commence à m'agiter sur le sofa. Je me lève. Je ne suis pas capable de rester appuyé contre mon derrière ni contre mon dos. Mes pauvres vertèbres. Je prends quelques gorgées de la bière. Je fais les cent pas. Je dois avoir l'air con. Elle me parle de Stacey McFlower, ma plus grosse fan. Et c'est le cas de le dire, ha !

« Non. Non rien d'autre. Et puis, j'aurais mieux aimé lécher ses grosses jambes poilues que de vivre ce que j'ai vécu. J'aurais pu sucer ses verrues de pied pendant des heures. Je lui aurais donné mon corps. Il y a des choses qu'on ne peut pas faire. Ça ne se fait pas. Je veux dire... On ne peut pas endurer ça. Pourquoi il a fait ça ? Je ne suis pas psychiatre, je ne suis pas formé pour ça. J'aurais dû devenir dentiste ou rester en Allemagne. Quel pays de fou. Quelle vie. Si tu veux aller me chercher une armée de clones du genre de Stacey, mein gott, je t'en supplie, vas-y. Si ça peut effacer mes dernières vingt-quatre heures... »

Je me rends compte que je parle fort. J'ai renversé un peu de bière sur le plancher. J'essaie de l'essuyer avec mon pied. Je bois ce qu'il en reste puis je ramasse la dernière bouteille encore intacte. Je tremble aussi. Je dois me calmer. Je m'étais jurer de ne pas craquer. Je ris un peu en faisant un signe de la main. Du genre pour rassurer. Ce n'est pas parce que les médias m'ont divinisé au cours de la dernière décennie que je suis un dieu. J'en connais un et nous sommes très différents l'un de l'autre. Je suis un homme. Et c'est ce soir que je m'en rends compte plus que jamais. Je suis vulnérable, peu importe mes pouvoirs. J'avale la moitié de ma troisième bière, j'ai arrêté de regarder Roxane. Je fixe la fenêtre, quelques lueurs de signalisations m'aveuglent un moment.

« Je suis désolé. Je me comporte comme un évadé d'Asile, je m'en rends compte. Merci de m'accueillir chez toi. »

Un temps passe. Je continue de boire. J'aimerais bien être ivre. Mais ce n'est pas avec trois bières que je vais l'être. J'aime être ivre car j'en oublie qui je suis. Ça me fait des vacances. Mes yeux piquent. Si je pleure, je me tue.

« Ich war vergewaltigt, Roxane ! C'est un mauvais rêve ! »

Je la regarde. Elle ne comprend rien à l'allemand. J'ai parlé en allemand ? Je ne parle jamais en allemand ! Je retourne sur le sofa. Je me relève. J'ai tellement mal. J'ai mal à l'âme. C'est insensé. Je vais me réveiller chez des jumelles mineures avec des seins refaits. Ça va faire un scandale. On va me traiter de vieux porc. Ce serait magnifique. N'importe quoi sauf ça. Je me mets à genoux par terre, la tête sur ceux de mon amie. On se croirait dans un film allemand. C'est un retour dans le passé. Irréel, irréel !

« Je te souhaite de trouver un homme moins fou. J'espère que ce type sera bon pour toi. Tu mérites un conte de fée. Tu auras beau rire. Tu es la meilleure personne que je connaisse. »

Je bois mais l'action commence à être ardue : je tremble de plus en plus.

✤✤✤

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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Mer 3 Avr - 9:52

Faire attention à ses fesses. Là-dessus il n'avait pas tord, surtout qu'il lui avait proposé d'aller chez lui. Enfin il lui avait dit un truc avant qu'elle s'en aille. Elle n'avait rien compris mais ce n'était pas si grave.

Là Roxane se demandait ce que son ami voulait dire. Pour ainsi mettre en avant cette Stacey, c'était qu'il avait vécu une chose des plus horribles.Parce que avec ce qu'il racontait, cette fille semblait ressembler à un monstre au vu de ce qu'il disait. Elle comprenait maintenant pourquoi celui-ci avait été dégoûté. Mais cette mocheté semblait être remontée dans son estime. Lui, lui faire l'amour ? Il déconnait, c'était pas possible.

À croire que l'alcool commençait à lui raconter ce qui s'était passé cette nuit. Roxane le regardait d'un air désabusé. Finalement elle avait mal jugé l'état de son ami. Il semblait aller encore plus mal que tout à l'heure. Ou c'était l'alcool qui agissait sur lui.

"-Wilhelm, tu sais, tu n'as pas à me remercier. T'as le droit de venir chez moi dans un état pitoyable et de ... faire des trucs plus que bizarres, ça ne me dérange pas du tout."

Puis il commençait à parler en allemand. Elle l'avait regardait d'un air "qu'est-ce que tu causes toi?"En tout cas, l'alcool avait bien fait son boulot. À part le début, elle n'avait rien compris du tout. Elle n'avait jamais compris l'allemand ou même l'espagnol. Par contre elle comprenait parfaitement l'anglais et le français. S'il voulait faire un monologue en allemand qu'il le fasse si ça lui chantait! Mais une discussion en allemand...

Il met sa tête sur ses genoux, la femme semble surprise. Il lui fait penser à un enfant, elle ne l'a jamais vu comme ça. Surtout qu'il lui disait qu'il espérait qu'elle aurait un homme bon. Venant de la part de son ami, ça en devenait presque étrange. Mais qui était donc ce mec qui habitait son ami ? Elle ne semblait plus le reconnaître. Lui qui semblait si fort d'habitude auprès de la population, se vantant de ses exploits.

"-Tu devrais arrêter de boire mon grand. Enfin bon,j'suis pas ta mère donc tu fais ce que tu veux. Mais tu débites de ces âneries, si tu savais. Les contes de fées n'existent pas, sinon je serais déjà mariée à un prince avec 5 enfants et le 6ème en attente. Je serais aussi devenue par la suite princesse ou reine grâce au mariage avec ce prince ou roi en question. Mais il faut avouer que si la vie était juste un conte de fée on s'embêterait bien. Y'aurait juste à calmer les dragons ainsi que les vilaines sorcières."

Elle lui ébouriffa par la suite ses cheveux. Bon cette personne qui semblait lui avoir fait du mal était un homme. Un fou d'après ce qu'il lui disait. C'était donc ça qui s'était passé, un mec l'avait fait souffrir ? Mais de quelle façon pour qu'il semble si... destabilisé ? Qui était cette ordure qui s'était attaqué à son ami ? Elle laissa tomber, s'il avait envie de lui en parler, il lui en parlerait plus tard. Elle se leva, prenant un chapeau ainsi qu'une poche d'eau, qu'elle mit sur la tête du bleuté, puis elle monta sur la table avec à la main le chapeau.

"-Bon allez j'vois que t'es pas en pleine forme mais comme je suis ton amie, mon devoir est de te redonner du tonus. S'il était pas 2 heures du matin je t'aurais proposé de nous éclater dehors mais il est un peu tard. Mais on peut toujours s'amuser en faisant les cons..."

La petite femme semblait réfléchir à ce qu'elle allait raconter encore comme bêtises. Ce n'était pas la personne la plus drôle de tous les temps, sinon elle aurait fait le métier d'humoriste et aurait tenté de faire un duo avec Anthony Kavanagh. D'ailleurs elle avait souvent un humour bien à elle, ou quelque fois l'autodérision ou même l'humour noir.

"-Alors oui je sais, aucun commentaire sur ma tenue avec le tee-shirt et le short. Mais l'argument que je donnerais serait... De toutes façons les nains sont toujours mignons, en particulier les naines! Pourquoi ? Pour la simple et unique raison que généralement tout ce qui est petit est mignon, enfin sauf les bébés qui viennent d'être sortis du ventre de leur mère, mais ça c'est une autre histoire. Bref j'en étais à trouver une bêtise..."

Elle sembla réfléchir puis vint comme un éclair de génie qui illumina son visage. Celui-ci devint radieux voir amusé.

"-Voilà!Pour commencer nous allons remonter dans le temps dans les danses les plus étranges jamais connus. Enfin d'après moi. Si je me souviens bien..."

Elle se tourna vers le côté exécutant quelques pas de la danse dont elle allait parler.

"-La danse égyptienne, alors déjà sur le côté, un bras en haut l'autre un peu plus bas et de l'autre côté. Nous pourrons y observer le côté positif, si on est moche de face, nous serions sûrement plus beau de profil. L'autre point à ne pas négliger c'est que cette danse est facile à suivre. Nous avons ensuite..."

Elle marqua un temps de pause pour se retourner vers le spectateur. Ainsi que de redescendre sur terre, si l'on puis dire. Elle alla chercher un autre pack de 6 bières qu'elle plaça sur le canapé, elle en prit une, remontant avec sur la table.

"-La fameuse tektonik. Qui a été l'inventeur de cette danse, ça je n'en sais absolument rien du tout. Cette danse est aussi farfelue que la mode qui a été lancée dessus. Je ne sais pas si tu l'as eut mais pour ma part j'ai trouvé ça simplement horrible.
Premièrement la coupe de cheveux niveau mec. Je n'ais pas du tout aimé. Nous avions la version coq, ce qui veut dire que tes cheveux prêt de ta raie, et bien zou, on y fout du gel et on se ballade comme ça dans la rue. Pour les filles c'était plutôt une coupe façon émo.
Passons maintenant aux vêtements. Nous avions un logo qui ressemblait à un aigle avec marqué dessus tektonik. Généralement les couleurs que portent ces personnes sont fluorescents.
Déjà petite impro de danse pour te montrer à quel point c'est... Ridicule ? "


La demonstration se fit très rapidement tellement elle s'emmêlait dans les mouvements et que ce n'était pas fluide du tout. Elle faillit même tomber mais se rattrapa de justesse.

"-Alors sinon y'a genre Mickael Jackson, mais en mode fille, blanche, petite et qui ne sait absolument pas faire son moonwalk . Danse étrange mais carrément classe. Je ne pourrais faire aucune démonstration. Juste mettre un chapeau sur la tête . Un mec talentueux qui donnait des superbes messages. Paix à son âme en passant."

Puis ensuite elle pointa son index en haut, tenant avec son autre main son dit chapeau sur la tête.

"-Je ne sais pas si tu te rappelles cette superbe année qu'étaient les années 70 ou 80 où apparut le disco. Quoique, vu que j'suis née en 1977 et que t'es plus jeune que moi, je ne sais pas si t'as connut ça. Enfin bref la danse j'approuve, par contre la grosse touffe de cheveux sur le crâne non merci. Nous avions à cette époque des vêtements plus étranges les uns que les autres mais j'avoue avoir un petit coup de coeur pour ces vêtements plus qu'extravagants et voyants. Vas savoir pourquoi. Même pour cette danse magnifique, qui a l'avantage de se déhancher et de se trémousser le popotin. De belles années que nous avions là. La boule disco me manque."

Elle reprit le torchon, ouvrant la bouteille qu'elle avait dans ses mains et en but une grande gorgée. Elle s'asseya ensuite sur la table.

"-J'avoue ne pas avoir d'autres danses plus ou moins étranges. Mais avouons que notre vie est plus fun lorsqu'il y a des choses bizarres dans la vie qui se présentent à nous. D'ailleurs quel a été les événements les plus étranges que tu as rencontré dans ta vie mister Wilhelm ? Donnes un p'tit top 3 qu'on rigole un bon coup."

Elle le regardait d'un air amusé, avec un sourire léger, ayant toujours le chapeau qui ornait sa tête. Toujours aussi pleine d'énergie, ce petit bout de femme reprit une gorgée de sa bière qu'elle posa sur la table .



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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Jeu 4 Avr - 16:36

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Je me sens ridicule, hors de moi, quelqu'un d'autre... bref, ça va pas trop bien. Je me laisse sermonner par mon amie, les lèvres collées à la bouteille et la tête complètement ailleurs. J'ai le droit de faire mon cirque à la sauce dépressive après ce qu'il vient de m'arriver. Le grand Strider, se faire violer. C'est n'importe quoi. Même les plus désaxés de mes fans n'oseraient vraiment imaginer cette horrible scène. Ce monde est vraiment ignoble. Je prend une énième gorgée de ma bière mais Roxane m’ébouriffe les cheveux et je manque de tout recracher par les narines. Je suis vraiment trop nerveux ce soir. Une chance que mon pouvoir n'est pas trop violent sinon j'aurais déjà fais exploser la maison. Je secoue ma tête en grognant. Je ne suis pas fâché, elle me fait du bien en étant si elle-même. J'ai bien fait de venir chez elle, je redescend doucement sur terre. Elle se lève et je continue d'appuyer ma tête non pas sur ses cuisses (puisque ce serait impossible) mais sur le coussin du sofa. Je la laisse me mettre un truc sur la tête sans regarder. J'allais encore repartir dans mes délires dépressifs lorsque mon amie grimpe sur la table et commence à débiter. Je souris. Elle est marrante. J'en oublie momentanément mon état pitoyable, qu'elle avait d'ailleurs souligné à mon plus grand dam. Elle fait des blagues sur son apparence, je pouffe un peu. C'est presque touchant son truc. Je lui lève mon verre, ou plutôt bouteille, lorsqu'elle parle des bébés. Elle marque un point. Je bois. Il va me manquer d'alcool, je le sens. Quand je reviens à elle, Roxane danse à la égyptienne. Je la regarde, hypnotisé par la connerie, un sourire de plus en plus sincère sur le visage. Lorsqu'elle descend de la table, je suis un peu déçu. Je commençais à m'amuser, roh !

« Hé ! Où tu vas ? »

Mais lorsqu'elle revient avec la bière, je lui pardonne. Je m'empresse de finir celle que je tiens entre les mains. Elle commençait à être plutôt tiède. Je reste par terre, j'ai une meilleure vue du spectacle. Mais mon bras s'étire assez pour récupérer une bouteille bien froide. J'étouffe un petit rot. C'est toujours mieux que de vomir, je vous le garantie ! Roxane parle de la tektonic, je m'amuse aussi en me coiffant à l'aveuglette le toupet style emo.

« Faut pas oublier l'espèce de mulet avec une grosse touffe au bout. Haha. »

Je sursaute lorsqu'elle manque de se casser la gueule par terre. Je fais genre un mouvement pour la rattraper mais c'est moi plutôt qu'elle qui finit à plat ventre. Je me retourne pour regarder le spectacle, couché. La vue est, ma foi, intéressante. La tête de Roxane semble allongée comme celle d'une girafe. Euh... son coup. En tout cas, c'est hilarant. Je rigole doucement, passionné par le spectacle et mes blagues insignifiantes. Je fredonne Beat It avec un horrible accent. Quand je bois, je perds un peu de mon anglais. C'est marrant, ça aussi. Surtout que cela fait presque seize ans que je le parle à tous les jours. Je prends une grande lampée de bière dont un peu me coule sur le menton. Je m'essuie en me redressant, me trouvant imbécile. C'est ça, bois de la bière couchée sur le plancher ! Surtout quand on te fait un numéro d'humour privé.

« Ah oui, pour être vieille, tu es vieille, Roxananas. On le voit bien à tes seins qui pendouillent jusqu'à ton nombril et ta bouche aussi ridée que la chatte de Susan Boyle. »

Je lui tire la langue, me préparant à un assaut de sa part et donc, me protégeant le visage. L'orage passé, elle me demande de lui raconter un truc à mon tour. Je prends un air faussement songeur. Bien sûr que j'en ai des histoires. Le problème c'est d'en trouver une dont je ne lui ai pas encore fait part ! Un top 3 qui plus est. Ça ne va pas être facile. Je me redresse et prend quelques lippées de bière froide. Il y a bien cette fois où je suis resté coincé dans une chambre froide avec une femme qui devait avoir cent ans et que nous avons dû rester enlacé pendant une heure pour ne pas crever d'hypothermie. En plus on était complètement nus et... mais j'ai mieux. Oh, j'ai une vie vraiment palpitante. Au point où on ne pourrait moralement pas m'en vouloir de prendre ma retraite plus rapidement que la norme. Je m'en voudrais personnellement mais je ne laisserais personne d'autre que ma conscience me faire de reproches. C'est vrai quoi ! Prenez par exemple ce viol ou bien cette histoire de vieille dame ! Je me redresse complètement et agrippe les pieds de Roxane, un air dramatique sur le visage. Ma voix est grave et théâtrale.

« Mais es-tu prête à entendre des choses qui pourraient transformer ta vie ? Des trucs si horribles que de regarder Honey Boo Boo en buvant du Ketchup deviendrait une activité tout à fait bénigne ? Es-tu prête, Roxane ? »

Je lui fais des yeux ronds, intense. Puis je me lève et du coup mon index suit.

« En troisième position. Choix très difficile. Mais j'irai avec cela. »

Ma voix redevient normale, je toussote.

« Voilà. C'est le moins drôle des trois. C'était juste vraiment étrange. J'ai vu ça lorsqu'avec les autres Légendaires nous sommes allé visiter le peuple sous-marin. Les hommes poissons, quoi. Ben j'ai appris que trop tard que si les filles avaient pas de queues de poisson, elles n'étaient pas du tout constituée comme des humaines. Tu me connais, j'ai sauté sur la chance quand l'une des filles du chef a voulu ''procréer'' avec moi pour honorer sa descendance de leur sauveur. Tu vois le genre. Alors moi j'y vais, peinard, les préliminaires se passent super bien. Et là... BAM »

Je prends une gorgée et fait un geste dramatique. Je renverse de l'alcool partout, je dois être comique à voir.

« Je lui déboutonne sa robe et je vois... des putains de tentacules ! Sa chatte c'était une pieuvre ! Et il y avait bien un trou mais tant qu'à moi, on aurait aussi bien pu me proposer de le faire une guillotine. Je me suis enfui. Je salut ces fiers hommes-poissons, paix à leur sexe (blague à part). »

Je finis ma bière. J'en prends une cinquième. Je commence à être maladroit dans mes gestes. Mon mal est engourdi. J'aurais presque l'impression d'être redevenu moi-même si l'odeur de ce mec ne me collait pas au nez.

« La morale c'est qu'une queue ne doit jamais finir dans un poisson. Ouais je sais, c'est la pire morale jamais inventée. Deuxième position ! »

Je vais me mettre en petit bonhomme sur le sofa, de plus en plus à l'aise.

« C'est un peu moins sexuel. Je sais, ça surprend. Une fois j'ai répondu à l'appel de la police. Il y avait une prise d'otage dans un bloc appartement. J'ai commencé à négocier avec le malade et il me demande de lui envoyer un rasoir électrique. Je lui demande ce qu'il a l'intention de faire avec ça. Il me répond que c'est pas de mes oignons et que s'il n'a pas de rasoir il va faire sauter des otages. On a pas le choix, on va lui chercher un rasoir. Vu qu'on est pas cons, on a fait collé une mini puce style micro pour pouvoir écouter, sur le truc. »

Je bois la moitié de ma bouteille avant de continuer. Faut faire durer le suspens.

« Il a rasé ses initiales sur tous les torses, les têtes, les pubis et les jambes des gars qu'il avait en otage. Même chose pour les filles sauf pour les jambes et torses (Beurk). Et c'est tout. Il voulait que ça. Après il s'est rendu. Sérieux, c'était étrange. On se serait cru dans The Twilight Zone ou j'sais pas quoi. »

J'éclate de rire. Je ris surtout parce que les médias avaient cru à un Poisson d'Avril et avaient refusé de diffuser l'information. Quand je vous disais que le monde était fou ! En tout cas, j'ai retrouvé ma bonne humeur. Ça fait du bien de rire après toute cette merde.

« Première position c'est simple. C'est quand j'ai été arrêté les mascottes de deux équipes de Football (dont je tairai le nom) en pleine séance de batifolage pendant un match. Les enfants ont été traumatisés mais moi d'avantage lorsque j'ai vu que c'était deux mecs, en plus. Ils avaient été drogué ou je sais pas quoi, c'était l’œuvre d'un super-vilain en tout cas. Y'avait du sperme partout dans le poil des costumes c'était sale. Brrr. »

Bah ouais, me revoilà qui cause de sexe anal. Fallait s'en douter. Je finis ma bière et j'arrête de rire. Je retrouve mon petit air troublé, presque enfant. Je n'aime pas ça. Je rougis. Beurk. Je prends une autre bière.

« Ok je sais que ça va faire bizarre après avoir parlé de dégueulasserie pareille mais... Ah non laisse tomber. Je redeviens un gros emo. Allez. On met de la musique ! On danse ! On danse ! J'ai besoin de bouger ! »

Je dis ça mais je bâille contre ma volonté. Ce n'est pas la bière qui m'a épuisée mais elle aide à me calmer.

✤✤✤

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MessageSujet: Re: Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ] Ven 5 Avr - 11:46

Ah le bougre! La traiter de vieille! Bon c'est vrai qu'elle l'était, et de quelques années de plus que le légendaire. Mais ses seins pendouiller jusqu'à son nombril ? Et sa bouche ridée comme le sexe de Susan Boyle ? Mon dieu! Il le le payerait! Et il lui tirait la langue le saligot! Il le payerait... Le gredin, il allait voir de quel bois elle se chauffait, elle Roxane Swrank, l'ancienne! Elle lui avait lancé, avec toute la gentillesse du monde, un magnifique chausson traînant par là. Il rebondit sur le crâne passant par-dessus le canapé, atterrissant près d'une petite plante.

Roxane sursauta lorsqu'il lui agrippa ses pieds, surtout avec l'air qu'il avait sur son visage. Oui elle voulait bien se prendre au jeu. Elle aimait ces jeux-là, un peu comme au théâtre où l'on faisait des mimiques différentes.

"-Heu... Oui, pour entendre des trucs mais boire du ketchup. Beurk."

Lorsqu'il commença la femme était prise au jeu. Elle écoutait d'une oreille attentive ce qu'allait dire son ami. Elle apprenait que son ami avait été dans le monde sous-marin et avait succombé à une fille de là-bas. Jusque là, ça ne l'étonnait pas. Puis il lui parla de ce truc. Et oui monsieur aimait beaucoup draguer et mettre les filles dans son lit. Ce n'était pas du tout une surprise. C'était même une habitude pour lui. Souvent elle le voyait avec des conquêtes d'un soir ou de quelques nuits. Rares étaient celles qui duraient assez longtemps.

Elle en rit. Elle se demandait de quelle façon elle aurait réagit face à ça. Elle se serait sûrement stoppée nette. La regardant d'un air étonné mais aurait peut-être continué.

"-Wha, t'as faillit coucher avec un poisson... Au moins c'est intéressant de savoir comment leur sexe est constitué. Des tentacules, j'aurais jamais cru, t'aurais p'être dû essayé. Qui sait, le plaisir est peut-être décuplé ou alors... T'aurais perdu ton sexe aspiré par ses tentacules. Comme tu dis une queue ne doit jamais aller dans un poisson. Pauvre fille, tu l'as laissée en plan."

Après passa la prise d'otage. Effectivement, c'était très étrange. Elle espérait que ce mec soit allé à l'asile. Raser ses initiales sur les gens, comme ça ? Enfin bon, pourquoi pas, il n'avait pas fait de choses dangereuses avec les otages.

Puis il parla du numéro 1. Ce qui semblait la déranger dans cette anecdote c'était le " deux mecs en plus". Comme si c'était choquant l'homosexualité! Sachant qu'elle pouvait aimer aussi bien les femmes que les hommes ou même certains travestis elle sentait ça comme un... Refus. Elle qui était pansexuelle... Enfin bon, elle devait pas s'énerver. Si ça se trouvait elle avait mal compris, même si ça la gênait beaucoup.

"-Oh ça va, des mascottes faisant des cochonneries. Bon bien sûr devant un public. Pour moi le plus étrange c'était ton numéro 3. Une femme avec un sexe version tentacule. Faudrait que tu me dises comment c'est le sexe des hommes là-bas. Si les femmes c'est le genre poulpe... Les hommes ça doit être... Un sorte de serpentin allant de droite à gauche. À essayer même si ça risque d'être pas super. Quoique, ça ressemblerait pas plutôt à de la zoophilie... Enfin peut-on considérer que passer dans le lit des hommes poissons soit ... Glauque ? N'empêche vu ce que tu me dis, je tenterais pas avec les filles de là-bas."

Son ami voulait ensuite faire la fête. Danser, mettre la musique. Roxane regarda l'heure, 3 heures du matin. Tout en baîllant bien entendu. Alàlàlà, il lui faisait vraiment penser à un petit garçon quelques fois.

"-Mon grand, vas plutôt te coucher sinon tu vas être fatigué et t'auras des rides. On dérangerait les voisins à faire un zouk pas possible. Et puis... On a mis un peu trop d'alcool par terre. Quoique je ramasserais ça plus tard. Moi aussi je tombe de sommeil."

Elle lui prit ensuite la bière des mains de son ami tout en lui ébouriffant les cheveux.

"-Et on arrête de boire comme un trou. Tu recommenceras demain si t'en as envie mais là t'as assez bu tu ne crois pas ? Allez lèves-toi, vas aux toilettes et tu dormiras dans mon lit, moi je vais me coucher ici. Je te rappelles si t'es un peu dans les vapes que c'est celle de droite ma chambre. Allez zou, on traîne pas mon grand."

Pendant qu'il était en train de faire on ne sait quoi, elle alla se prendre une couverture dans un placard ainsi qu'un oreiller. Elle les amena sur le canapé, puis elle s'y blottit. Elle se rendit compte qu'elle avait oublié de dire quelque chose.

"Ah, Wilhelm, passes une bonne nuit ou plutôt bonne journée."

Et c'est par cette simple phrase qu'elle se blottit contre la couverture et ferma ses yeux. Elle rejoingnit le pays des rêves en douceurs.

FIN


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Parce que les amis ça sert lorsqu'on a des ennuis [ Wilhelm Murnau ]

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