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Pour cause de désaccord_____ ft. Carnage

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MessageSujet: Pour cause de désaccord_____ ft. Carnage Dim 21 Sep - 3:19

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Il aurait du passer sa route. Il aurait du passer une belle journée à regarder le ciel, à réfléchir, à fumer, comme d'hab... À recommencer à penser à ses cours aussi. Il aurait du le bougre. Mais non. Quand il remarque une tête bizarre au bout d'un corps fort et gigantesque, notre arabe n'a pas trouvé mieux que de se méfier. Aussi, c'est la faute de l'autre, il n'aurait pas dû à moitié le bousculer, comme il bouscule tout le monde. Alors le jeune homme aux cheveux blancs s'était retourné pour lui demander de s'excuser, mais non seulement il s'était tût avant de le faire, et de plus... Cet homme n'était pas normal. Quelque chose clochait chez lui, quelque chose de bizarre. Serren avait froncé ses sourcils et avait fait comme si de rien n'était, laissant le géant s'éloigner, avant de le prendre en filature. Bonnet sur la tête et main dans les poches, clope au bec, l'arabe avait commencé à réfléchir à ce qu'il faisait. C'est vrai quoi, direct sur une intuition il suit un mec. Mais c'était tellement bizarre. Ce visage ne lui revenait pas, et il avait un très mauvais pressentiment. Ce genre de pressentiment que tu as, lorsque quelque chose de mal va arriver. Et vous connaissez Serren, il ne peut pas s'empêcher de tirer les choses au clair, sinon il y pense toute la journée.

Caché dans la foule, le jeune homme a pu suivre le géant jusqu'à loin. Très loin. Du centre ville jusqu'à une fête foraine à moitié déserte. Suite aux divers évènements passés, elle avait dû fermer... Du moins pour l'instant. Serren continue de suivre le suspect, jusqu'à ce que celui-ci s'embarque dans un tournant. L'ex-soldat ne se dépêche pas, il prend son temps pour tourner à son tour. Là est tout le secret de la filature, être naturel et discret. Mais quand l'arabe tourne pour suivre celui qui le perturbe tant, ce dernier a disparu. Serren se met directement à couvert. Merde. Est-ce qu'il l'aurait repéré où est-ce juste lui qui l'a perdu ? Il soupire. Il se prend une cigarette de plus et se remet debout. Agir naturellement. Pas laisser ses réflexe de soldat revenir... Ce que tu viens de faire ça te trahit, et tu le sais. Il a surement du prendre un chemin juste après le coin, tqt pas tu vas le retrouver. Serren allume donc sa cigarette en faisant garde au bruit, puis continue sa filature, cherchant le géant dans la fête foraine en tentant de deviner par où il a bien pu aller. Mais rien à faire... il ne le retrouve plus. C'est comme s'il s'était envolé. Mais bordel, ça s'envole pas un géant comme ça ! Comment il peut perdre un mec de plus d'un mètre 80... C'est pas possible. Serren soupire la fumée de ses poumons et se dirige vers une sorte de grande place en plein milieu du parc d'attraction. Elle est déserte. Les feuilles des arbres jonchent le sol et s'envolent au moindre coup de vent et les bancs vides font office de décors parfait pour le prochain film d'horreur de Guillermo del Toro. Ça fait froid dans le dos.

Bon, c'est pas l'option la plus sécuritaire de se foutre en plein milieu, je l'avoue, mais Serren ne voit pas du tout où a bien pu passer ce mec. C'est vrai quoi, il s'est volatilisé, et l'arabe a beau regarder dans tout les sens... Attends. Attends si, si c'est lui, à l'autre bout de la place. Le jeune homme ne perd pas une seconde "Hé ! Hé vous là ! Police !" Toi ? De la police ? Serren c'est pas bien de mentir. Mais faut bien trouver quelque chose pour que le bougre s'arrête, quelque chose de légitime soi-disant même s'il s'agit d'un mensonge. Il regarde ce mec, un peu méfiant. Son coeur se met à battre plus vite. Il est effrayant. Le jeune homme redresse sa clope sur ses lèvres et s'approche doucement. Quand je dis doucement c'est à petit pas, pas en mode normal je vais à un pic-nic. Non. Là Serren s'approche doucement et avec méfiance vers le drôle de personnage en face de lui. Quelque chose cloche, quelque chose cloche vraiment... "Qui êtes vous ?"  Serren explique toi, un peu plus parce que là, ce mec va se demander ce que tu lui veux. Mais putain... Qu'est-ce qui va pas avec sa tête ? C'est un truc de malade il a des yeux super grands pour son crâne et ... Il est vachement grand. Les yeux d'or de l'émigré commencent à s'assombrir. Et merde. "Vous êtes un alien n'est-ce-pas ? Dans le genre Carnage si j'ai de la chance hein ?" C'est bien, énerver la cible avant de lui poser des questions, super. Le jeune arabe hausse un sourcil et jette la fin de sa clope plus loin avant de soupirer la fumée. Le silence se fait de plus en plus pesant alors l'ex-soldat décide d'accélérer les choses, à trois mètres du géant. "Répondez moi !"

Le problème avec Serren, c'est qu'il a une curiosité qui le fout dans le pétrin. En plus d'avoir du flair pour dénicher les problèmes, ce mec n'a aucune peur de se confronter au danger. Alors s'il savait qui il a devant lui, il serait beaucoup moins confiant je pense. Mais pour le moment, tant que cet "homme" ou qu'importe ce qu'il est, ne décline pas son identité, la main de l'arabe ne décole pas de son flingue dans son dos, même s'il est un peu zen, si on oublie les battements intempestifs de son coeur.
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MessageSujet: Re: Pour cause de désaccord_____ ft. Carnage Sam 27 Sep - 11:05

S’il y avait quelqu’un d’heureux sur cette planète en ce moment-même, c’était bien Carnage. Déambulant dans les rues de la cité, le pas grossier mais serein, le Klong fendait la foule en écartant sans effort les gens qui avaient le malheur de se trouver sur son passage. La poudreuse des gestes et des cris s’éparpillait autour de lui sans jamais atteindre son allure de char. Il se pavanait presque, évitant de se faire trop remarquer tout de même. Il n’échappa cependant pas à l’œillade haineuse de la part  d’un jeune homme aux traits orientaux qu’il ne remarqua même pas. Mais de qui pouvait-il bien se soucier actuellement, excepté sa propre personne ?  On ne ressort pas d’un affrontement terriblement violent indemne. Et puis on ne change pas sa nature, aussi ce n’est pas Carnage, le Carnage, qui va chercher à faire preuve d’attention et de gentillesse envers tous ces petits êtres dont il se moque éperdument. On ne s’excuse pas quand on écrase un insecte, c’est une question de principe. Ainsi donc, le bien nommé Carnage était toujours vivant, en dépit de l‘escarmouche assez explosive qu’il s’était offerte en compagnie de son ennemi Strider la semaine dernière. Cette fameuse affaire à propos d’une émeute, de quartiers transformés en champ de bataille et d’un hôpital à moitié ravagé. Alors qu’il avait parsemé cette bataille de morts aussi distrayantes qu’inutiles, l’extraterrestre avait du se retirer, peu après avoir subit la colère d’un certain icône national. Il eut un regard sur les beaux gants de cuir épais qui cachaient ses mains. Quand il y repensait, il se disait qu’il s’était vraiment bien amusé. Cela fit naître un sourire sur son visage, alors qu’il malmenait la cohue pour s’extirper de la fourmilière. Un badaud un peu sanguin tenta de lui faire une remarque, mais déjà l’alien fondait sur un nouveau chemin au détour d’un virage. Les glapissements d’oiseaux s’effacent autour de l’épave qui glisse sur le bitume, laquelle s’éloigne, doucement. Il était très difficile d’oublier sa présence.

Silencieux, licencieux, l’extraterrestre évoluait dans le milieu urbain avec une démarche de gros chat feutrée. Maintenant qu’il avait quitté son enveloppe de brise-glace, il se sentait beaucoup plus léger. Et c’était presque avec une fierté assumée qu’il appréciait le fait de pouvoir cavaler dans une ruelle sans avoir à luxer une épaule par mégarde. Il faut dire qu’il ne possédait pas non plus le gabarit le plus indiqué pour venir vagabonder parmi les piétons de la métropole. Quand bien même il se trouvait dans une ville taillée pour les déplacements en voiture, lui, sur la chaussée, trouvait cela bien trop petit à son goût. Mais à tout cela il ne pouvait pas grand-chose. C’est pourquoi l’alien appréciait beaucoup les petits chemins détournés. Ceux où personne ne vient jamais voir, parce que ce n’est pas plus court pour rentrer chez soi. C’était très bien ainsi. Entre la pierre et l’ombre, le danger aime se faire plaisir à travers sa solitude. Et puis ça donne l’occasion de briser la nuque d’un innocent, de temps en temps. Le temps passé à tuer n’est jamais du temps perdu, quoiqu’on en dise.

L’avantage de la fin de soirée, c’est qu’avec elle toute la société se meurt. Comme le jaune d’œuf du soleil était en train de fondre derrière le paysage, un vent malsain en avait profité pour se lever. Il était probablement provoqué par le poids de l’immense astre mou qui appuyait sur le sol depuis un point de vue imaginaire. Cette brise brutale faisait s’envoler les chapeaux et fouettait les visages. Elle était d’autant plus pernicieuse qu’elle ne se voyait pas. C’était un véritable sale gosse qui vous faisait tomber la casquette d’une invisible pichenette. Les personnes à vélo semblaient évoluer au ralenti à cause du mistral. Le crépuscule, décidément, ne les aimait pas. Ou bien alors c’était la pente qui se moquait d’eux. On ne savait pas trop.

Carnage, lui, ne portait pas de chapeau. Son épais blouson en fibre de kevlar lui tenait bien la silhouette et ne donnait pas trop chaud. Son air loubard avait finit par s’imprimer sur ses lunettes et sa tenue. Il était là, un tank vaguement humain au sourire narquois, engloutissant le pavé sous ses pas alors qu’il roulait des mécaniques. Si un piéton le croisait, il se ferait marcher dessus, parce qu’on ne laisse pas traîner de gâteaux apéritifs sur le sol d’une grosse confiserie d’acier et de bitume. C’était ça en fait. Il évoluait dans une espèce de grosse confiserie. Un magasin politique dont il se moquait des lois.

En réalité ce n’était pas lui qui avançait. C’était la ville qui essayait de s’enfuir dans son dos, en tirant avec une certaine précipitation ses quartiers, arrachant petit-à-petit chaque pavillon à la compagnie de l’extraterrestre qui pouvait la détruire. Cela se sentait. La ville n’avait pas peur du vent. En revanche elle redoutait Carnage. Mais cela n’enseigne rien à personne, car tout le monde a peur de Carnage.

La grande roue est encore plus drôle qu’elle n’est pas fréquentée par des hamsters. Pour eux ce serait sans doute le paradis. Un univers tout entier qui tourne pour eux, à l’infini. Mais non. Les humains ne veulent pas de hamsters dans leurs fêtes foraines. Alors ce sont eux qui viennent tourner à leur place. Ils pensent que ça leur change de leur vie quotidienne, laquelle se passe dans des cages de goudron ou d’acier. C’est vrai que cette cage là a des bords ronds. Mais même si elle tourne, cela reste une cage quand même. C’est assez triste pour eux, au final. Il y a des lumières partout, c’est joli pour une fausse piste d’atterrissage. Juste à côté, il y a des stands dans lesquels on vend des aliments mauvais pour la santé. En plus ils coûtent deux fois plus cher que d’ordinaire. Carnage n’en achète pas mais il le sait. Il avait déjà abordé le sujet avec Nino, sa servante. C’était comme la grande question à propos de ce jeu misérable qui consiste à pêcher des canards en plastique pour obtenir un jouet de piètre qualité. Un des plus grands mystères de l’humanité pour le Klong. Surtout que le plastique ne se mange pas qui plus est, alors autant partir à la chasse.

Il n’y a pas beaucoup de monde à cette fête. En même temps elle est si ennuyeuse. Les badauds prudent sont partis avec la crainte véhiculée par la cité. C’est tant mieux. Carnage est bien content de n’avoir affaire à personne. Il sourit alors que la place retient son souffle. Il n’a encore rien cassé. Ce n’est pas qu’il n’en a pas envie, mais qu’il ne peut pas vraiment. C’est le problème d’être le meilleur. Cela fait beaucoup de jaloux. Entre la bêtise et les mauvaises intentions, l’extraterrestre a fort à faire. C’est devenu bien difficile de sortir sans attirer sur soi la haine des cafards. Il sentait trop bon pour ce monde qui ne le méritait pas.  C’est pourquoi ce-dernier essayait de le salir, pour tenter de le faire descendre parmi les hommes. La belle erreur ! On ne blanchit pas Dieu avec de la chaux.

« Hé, vous là ! »

C’est un building qui se retourne. Perplexe, Carnage fixe avec méfiance l’intrus qui est venu interrompre le libre court de sa pensée. Il a les cheveux décolorés et la peau mate, et apostrophe le géant sans crainte aucune. Voila qui n’est pas commun ! Il a beau être vaillant,  il reste un petit. C’est drôle comme les puces peuvent se croire tout permis. L’avantage de leur petitesse et de ne pas pouvoir remarquer qu’elles sont laides. Le quidam qui s’adresse à Meknes ne l’est probablement pas. Probablement, parce que Carnage ne fait pas vraiment attention aux traits de son visage. Dès que son énergumène précise qu’il fait partie de la police, l’extraterrestre se met sur ses gardes. Il lui aurait volontiers broyé l’occipital avant même qu’il n’ait pu prendre la parole,  s’il s’était écouté jusqu’au bout. Mais l’ambassadeur est prudent. Il sait qu’on en veut à sa vie, à la menace et à la réussite criminelle qu’il représente. Son regard chasse les ombres que son esprit s’invente en faisant détaler des forces de l’ordre chimériques, les déterrant des cachettes qu’elles n’auraient jamais osé prendre. L’autre continue de lui parler. S’il l’écoute, il ne lui adresse pourtant pas un regard. L’alien est trop concentré à traquer la moindre présence ennemie pour gâcher sa vie à admirer un mammifère qu’il connait déjà. Il n’y a qu’eux. C’est tentant. Mais non. Il est peut-être sur écoute. Une oreillette, un micro, un talkie-walkie, quelque chose. Il faut être pragmatique. Et paranoïaque. Savoir ce que cet homme veut avant de…

« Vous êtes un alien n'est-ce-pas ? Dans le genre Carnage si j'ai de la chance hein ? »

C’était un ballon et on venait de l’exploser. L’alien dut faire des efforts gigantesques pour retenir l’épouvantable rire qui menaçait à tout instant de jaillir d’entre ses grandes dents. Il adorait ces gens-là. C’était comme avec Roxane. Des petites personnes à l’âme de victime qui ne savent que sortir les bonnes phrases au bon moment. Bien des masochistes envieraient leur génie inconscient.

-Hu, hu… Har…

-Répondez-moi !

Décidément, c’en était trop. Il allait se jeter sur lui et le manger, il n’y avait pas d’autres alternatives possibles. Si jamais une unité d’assaut était en train de le filmer, il faudrait qu’il pense à voler les cassettes du centre d’enregistrement, rien que pour le plaisir de revisionner ces moments. Les terriens appelaient cela « l’ironie dramatique », s’il ne se trompait pas. C’était vraiment très drôle. Essayant de dominer la cruelle euphorie qui était en train de monter en lui, l’envahisseur décida de prendre la parole. Dans un rire de caverne, sa grosse voix déclara :

-Tu aurais pu être très chanceux…

Ça y est. C’était le moment. Immobile face à lui, il avait toute l’attention de l’humain. Il n’avait qu’à tendre le bras et donner un coup de hanche pour le faucher d’un formidable coup de poing. Pas de présence, pas de témoin, cela sonnait comme si facile. La prudence fut cependant mère des vertus que le Klong n’avait pas. Le doute persistait, et avec les projets qu’il était en train de concrétiser, une telle erreur ne serait pas négligeable. Il inspira pour retrouver un semblant de calme, ce qui était bien compliqué. C’était le 14 Juillet à l’intérieur de son corps. Pour se sauver, il eut comme un mouvement d’épaule fataliste.

-Mais tu perds ton temps. Passe ton chemin !

Il était peut-être un peu trop impérieux pour être innocent. Mais ce n’était pas grave. Carnage méprisait ce petit homme tout aussi bien qu’il méprisait cette autre foule infecte.

N’ayant pas de temps à perdre, il était déjà en train de s’en aller.


Dernière édition par Meknes 3MAJ le Mar 28 Oct - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour cause de désaccord_____ ft. Carnage Lun 29 Sep - 6:29

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C'est comme si le vent sonnait le glas. Ce vent est si froid, si perçant, il renverse les feuilles et soulève les papiers journaux. Ce vent est malsain, à la hauteur de l'ambiance qui s'installe au fur et à mesure sur le parc d'attraction de la ville. Mais ce vent ne dérange pas notre arabe, car il est focalisé sur ce que lui dit son corps. Ouais. Il lui hurle de partir. Tu sais ce genre de petit pressentiment qui te demande, qui te supplie, pardon, de quitter cet endroit sur le champ, bah Serren le connaît bien là, maintenant. C'est vrai qu'il est en face d'une sorte de la Boule (#rip...) version fine et grande de deux mètres, mais .... ce n'est pas ça qui va l'arrêter. Il connaît très bien ce sentiment, il est tout à fait légitime, même face à un mec qui n'inspire pas confiance. Serren le connaît bien, mais ne l'écoute jamais, c'est celui qui te tue en général. Il le connaît bien car sur le champ de bataille, c'était lui qui le sonnait de déguerpir, de prendre ses jambes à son cou, alors qu'il fallait bouger. Ce sentiment c'est plus de la peur... Mais c'est le même que ce qu'il ressent maintenant.

L'arabe observe son interlocuteur. Il commence à sourire, comme pour étouffer un rire malsain. Oui un sourire de fourbe, de monstre, un sourire des plus cruels, digne des plus grands vilains de la saga dc comics. Et encore je vous épargne les détails. Bien sûr que ça fait peur à Shark... N'allez pas croire que s'il reste là c'est car il est insensible. Loin de là. Ce sourire lui glace le sang, lui fait avoir des frissons dans le dos, limite qu'il gigote l'épaule pour s'en débarrasser. Son corps entier le supplie de faire demi-tour. Il lui souffle à l'oreille "tu sais c'est pas trop tard...". " Tu aurais pu être très chanceux." Le sang se glace de nouveau dans ses veines. C'est quoi cette voix caverneuse à la limite du film d'horreur ? Le jeune homme n'aime pas ça, pas du tout. Pour se donner du courage, ou pour limite faire le mec viril qui n'a pas peur malgré ses poils qui s'hérissent sur son corps il ricane et sourit en coin, étouffant un rire ironique. "Pff. Chanceux de quoi ? Hé !"

Pas le temps d'avoir une réponse que l'autre géant se retourne déjà et s'apprête à partir "Mais tu perds ton temps. Passe ton chemin !" Serren fronce les sourcils. Attends il lui fait quoi là ? Il se barre ?!! Non mais attends c'est une blague, là. Il se fout de sa gueule. Sur un coup de tête l'arabe s'empare de son arme, vise, et tire à deux centimètres de la tête du géant. "On en a pas fini l'alien." Est-ce sur un coup de tête ? Est-ce par envie de masochisme ? Aucune idée. Tout ce que je sais, moi narrateur, c'est qu'il a fait. Le jeune homme abaisse son arme et grogne un peu "Tu veux bien répondre à mes questions au lieu de te foutre de ma gueule comme ça ou de tourner autour du pot. On est deux adultes consentants, t'amuse pas à fuir ou cette fois-ci ce sera la tête."

Bien sûr que Serren est sérieux, ça reste un ex-héros. Mais n'allez pas croire qu'il n'a pas trop peur de ce type. Il transpire la cruauté et la méchanceté, enfin tu sais le truc préféré des vilains. Il n'a pas l'air d'être un enfant de coeur. Et s'il s'agit bien de la bonne personne et qu'il ne se trompe pas de victime -quoique si c'est le cas, ça va être lui la victime-, il va s'en mordre les doigts, mais bon. Le devoir avant tout. Ça c'est ce qu'on lui a appris. L'arabe reste sérieux et concentré. Le moindre mouvement de l'ennemi peut être celui que va le tuer. Rester concentrer, oui c'est ça le secret. Serren déglutit, il commence à avoir chaud. Les situations à adrénaline c'est ce qu'il aime, mais s'il s'agit du dénommé Carnage dont on a conté les louanges démoniaques, c'est pas sûr que Serren reste calme comme ça.

Bref. Après avoir gentiment menacé une cible au potentiel de la bombe atomique d'Hiroshima, qu'est-ce que tu lui veux finalement ? Réfléchis bien mon petit soldat, sinon ça va te revenir dans la gueule mais genre sévère. "Est-ce que tu es bien Carnage, tu sais le mec qui défonce tout sur son passage et qui surkiff faire du mal aux gens ?" Est-ce par fierté que tu fais ça Serren ? Ou vraiment car tu en as l'envie ? Car là ce n'est plus un jeu de filature, là c'est un vrai rapport de force. Tu n'es pas en face de n'importe quel mec de deux mètres je pense. L'ex-soldat déglutit une seconde fois. Son arme reste dans ses mains, le doigt sur la détente, paré à tirer à la moindre menace. On lui a déjà parlé de Carnage oui, bien sûr. Il sait de quoi il est capable... Mais s'il s'agit bien de lui, il ne peut le laisser filer comme ça, sans rien faire. C'est contre ses principes, c'est contre tout ce qu'il défend. S'il y a une menace, il faut l'éradiquer. Il est bien à la hauteur de Strider grâce à son pouvoir -ou du moins c'est ce qu'il aime dire-, alors si jamais il doit botter le cul d'un méchant comme ce petit d'amat de caca qu'il a en face de lui, il n'hésitera pas.

Alors en attendant que ses réponses trouvent des questions, le jeune homme le regarde, haineux et concentré. Ne pas jouer au con... Peut-être que là, aveuglé par son envie de justice, il ne se rend pas vraiment bien compte dans quoi il vient de s'embarquer.
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MessageSujet: Re: Pour cause de désaccord_____ ft. Carnage Mar 14 Oct - 8:28

Les meilleures blagues sont les plus courtes. Carnage était en train d’apprendre cela à ses dépends. Bien qu’il soit un être de lettres, il n’avait pas encore eu l’occasion de s’intéresser à tout ce qui fait « la richesse » (c’est-à-dire, le prétexte pour ne pas tout tuer tout de suite) des terriens. Aussi il n’avait pas encore eut droit à l’explication en images de cette maxime. Il n’avait jamais été aussi agacé et comblé à la fois. Un esprit malicieux s’amusait à satisfaire les attentes qu’il n’avait pas. Ce Murphy était décidément très fort. Mais le bourdonnement incessant du discours de l’autre inconscient l’était moins. En sens comme en intérêt cela va sans dire. Meknes ne sut même pas comment il avait fait pour ne pas lui marcher dessus immédiatement. Cela devait être une spécialité terrienne : réussir à prononcer de longues phrases stupides avant que votre futur assaillant ne vous agresse. C’était très pratique, ça donnait un alibi comme ça, qui en était doublement plus puissant que Carnage n’avait pas besoin de raison pour exterminer qui que ce soit, de même que ses victimes n’en avait pas non plus, pour vivre, cela s’entend. 3MAJ s’apprêtait donc à obéir docilement à ses pulsions en sauvant la dignité humaine à l’aide d’une bonne purge. Mais avant, il laissa le téméraire finir. Ce n’était pas drôle sinon.

Comme prévu, ce fut douloureux à entendre, et vain, et triste à la fois.

Meknes était un petit peu contrarié par cela. N’apprendraient-ils donc jamais ? Après quinze longues années passées à se divertir en leur faisant connaître les pires souffrances, ses charmantes petites choses répétaient sans cesse les mêmes erreurs encore et encore ? C’était à en rendre son tablier ! Mais heureusement Carnage était un tueur intègre. Il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Et puis à force il savait quoi faire de ses jouets, ceux désirés, et les autres…

Pour faire le vide dans son esprit, l’extraterrestre ignora l’autre déchet et leva le regard pour admirer la Lune. Celle-ci lui rendit la douloureuse affliction qu’il éprouvait, répondant avec éloquence par le biais de son infini silence et de son regard mort. Il approuva intérieurement, se disant qu’il avait bien raison lorsqu’il pensait qu’il n’avait rien à sauver ici-bas. Heureux de trouver une réponse favorable dans sa quête, le colosse eut une petite moue tranquille avant de redescendre sur Terre.

Peut-être le moment était-il venu de se dégourdir un peu les jambes. En plus le timide silence qui s’était installé laissait présager que son… crétin, avait fini. La silhouette du géant s’affaissa dans un épais tremblement, alors que ce-dernier reprenait peu-à-peu le contrôle sur ses émotions. Cette puissante expiration avait chassé en lui le ridicule poids de toutes ces petites offenses. Ce n’était finalement pas grand-chose que tout cela. Le brouillard lourd provoqué par tous ces piaillements était d’ailleurs déjà en train de s’évaporer pour se muer en une légère atmosphère de douce quiétude.

Les mortifications fumèrent de ses pores pour lâcher du lest et redonner toutes ses capacités au fonctionnement de la machine. Son corps se gonfla alors d’envie de détruire. Le moment d’errance était passé, et la logique reprenait les armes. Ce fut comme si Carnage se réveillait. L’ambassadeur pensa aux mots qu’il venait d’entendre, et tout de suite la mécanique se remit en marche dans un grondement. « Klong », « Klong », fit le cœur qui battait lentement mais très fort. Il raisonnait au sein de cette imposante carcasse, tel un moteur géant paré pour l’explosion.

Deux immenses immeubles bougeaient ensemble. Carnage venait de faire un pas pour se retourner. Le mouvement fut si grand que l’air repoussé donna une gifle aux bâtiments voisins. C’était déjà la prémisse d’une sacrée punition. Pour amplifier tout le dédain qu’il éprouvait envers la chose qu’on appelait « homme », le tyran ressassa ses paroles de demi-portion. Adultes consentants ? Menaces ? Formules de domination ?

Qu’est-ce-que c’était que ça ? C’était de l’humour peut-être ?

Un aigu courroux vint soudain lui piquer les idées. Il eut alors un terrible besoin d’écraser et de tuer quelque chose. C’est dire si l’autre le faisait chier.

Mais il se contint durant les premières secondes. C’était un impitoyable destructeur, certes, mais Carnage savait aussi parfois faire le gentleman. Tel un terrien faisant œuvre de politesse envers le sexe faible, lui aussi éprouvait cette sympathique pitié envers ce peuple inférieur. Sauf que lui généralisait la chose avec un grand plaisir de démesure. Chacun sa propre interprétation de la parité.

C’était pourquoi, dans un immense élan de générosité, il allait le paralyser à grand coup d’éclair, avant de se jeter sur lui pour lui briser tous les os. C’était plus propre que de lui broyer le cerveau tout de suite.

Il n’avait pas encore commencé son action qu’il en ricanait déjà. Sa pauvre petite victime n’allait rien y comprendre. Elle allait avoir très peur et aurait très mal. Et c’en était d’autant plus drôle que parce que c’était vrai.

Le 3MAJ n’attendit pas plus longtemps.

-Je vais te donner un indice… rugit-il en s’adressant au faible avant de passer à l’acte.

Le grincement de sa voix vint précéder le déferlement de son fracas psychotique.
Pourtant, à sa grande surprise, ce ne fut pas un cri de douleur qui fit écho à son attaque, mais une incroyable débâcle de crépitements et de lumière. Lui-même n’y comprenait rien. Par réflexe, il leva sa main droite devant son regard, pour éviter de prendre une balle perdue alors qu’il était ébloui. Cette précaution semblait futile. Pourtant l’alien était pleinement serein. Rien ne pouvait passer au travers de sa grosse patte. Surtout celle-là. Ça ne se voyait pas à cause du gant, mais Carnage avait ses raisons de la juger impénétrable. Cependant il n’eut pas besoin de ses services. Aucune agression ne vint de l’autre côté. Le spectacle aveuglant continuait d’irradier dans un chaos grotesque. Les arcs électriques que Meknes avait projeté tentaient vainement de se greffer au corps du jeune humain, mais étaient incapables de passer outre l’invisible barrière qui cerclait leur cible. Frénétiques, agacés, les traits de foudre s’agitaient de plus en plus, vainement bien sûr, mais avec une hargne et une colère sans borne. Ils parcouraient la moindre parcelle de l’impossible protection comme des salamandres furetant un terrier. Une expression d’énervement couplée à une certaine admiration passa sur le visage du dictateur. Ça ne servait à rien toute cette débauche de couleurs, mais c’était bien beau.

Le moment fit naître en lui un rire à broyer les pierres. Le raclement infernal de sa gorge rivalisait presque avec les grincements de protestation poussés par les ondes devenues folles. Il les laissa durer dans l’espoir que ces rayonnements de furie obstruent la vue du jeune homme aussi et fit deux pas.

En un instant sa démarche de monstre avait tout englouti. Les lumières, l’aveuglement, le son, la vie, la distance entre l’homme et lui, tout.

Sa main brandie en guise de bouclier trouva une nouvelle fonction en s’abattant sur le bras du terrien à la manière d’une hache. Sous l’effet du choc, le pistolet vola, mais pas le poignet. Dommage ! A en juger par l’impact et le bruit de craquement produit, il était au moins cassé. C’était toujours ça de pris. Mais pas le temps de tergiverser. Carnage est déjà en train de soulever le citoyen hors de terre. Abusant de ses deux immenses mètres et demi, il malaxait la gorge de ce-dernier avec ses doigts de bêtes, comme un enfant presse un chewing-gum entre ses dents, sans concession ni pitié, et avec une force de presse hydraulique. C’était fou de voir comment le pouce pouvait pianoter à loisir sur la trachée ! Meknes avait eu la présence d’esprit de hisser son martyr du côté gauche de son corps, là où son sceptre télescopique était tendrement lové sous les couches de tissu. Ainsi, si le petit renégat tentait de lui donner des (faibles) coups de pieds dans les côtes, il savourerait les joies de frapper du katchin. Il cria, il crissa.

-Ça va, tu penses avoir deviné ? Je vais serrer plus fort, pour être sûr que tu comprennes bien… Il raillait avec une voix d’énorme demeuré.

S’il continuait ainsi, il allait le tuer. C’est pour cela que, hilare de sadisme, Carnage s’empara du pauvre corps des deux mains pour le présenter au ciel comme un vulgaire présent. Ne voulant pas lui accorder trop d’honneur, l’alien s’empressa de le jeter au sol. Cela avait été fait avec la force d’une batteuse. Quelque chose se fendit. C’était à la fois la voix, le squelette et le pavé. L’ambassadeur ricana. Mais il ne mit pas un terme aux souffrances de sa marionnette, pas encore.

Pour s’éviter tout possible retour de flamme, Meknes prit ses distances avec le terrien à demi-écrasé, et s’empara de son insignifiant pétard pour en vider le chargeur, d’un simple mouvement expert. Puis il le cassa en deux, comme une barre de chocolat. C’était dangereux, ces machins-là… Ça laisse de grosses bosses sur le front, qui piquent et qui durent. Parfois, ça peut tuer, mais dans une moindre mesure. Carnage lui, savait quand il tuait, et il réussissait, à coup sûr. Lui était fiable. Il n’avait pas besoin d’arme à feu. Il s’amusait à se dire qu’il était surpuissant alors qu’il jetait les deux moitiés du pistolet des deux côtés de la place. L’arme était de toute manière inutilisable, mais faire ce geste le rassura. Il avait maintenant la pleine maîtrise des évènements.

Dans un mutisme de circonstance (le monde entier retenait son souffle) le dictateur eut un grésillement qui s’apparenta à une espèce de rire. C’était son dernier avertissement, en récompense pour l’immunité du gus face à son effroyable pouvoir. Cela avait réussi à l’étonner mais le tyran avait assez joué maintenant. Si l’autre cherchait encore à s’obstiner, alors Carnage le transformerait en farine. Des affaires plus urgentes l’attendaient à la maison, comme préparer le nouvel avènement qui allait rediriger l’humanité. Mais se mettre un peu de sang sur les mains ne le dérangeait pas, car ainsi cet ennui inattendu pourrait probablement se tourner en un doux amusement, rythmé par de belles sonorités de tendons qui crissent et d’articulations qui craquent.
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Pour cause de désaccord_____ ft. Carnage

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