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À cœur ouvert

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MessageSujet: À cœur ouvert Dim 14 Sep - 1:04



 
À cœur ouvert
Là où tout à commencé


Je me tourne et retourne dans mes draps, je suis trop impatiente pour dormir. Je demande l'heure à Isaac. 8H ? Punaise, il est bien trop tôt ! J'enfouis ma tête dans mes deux oreillers, mais je suis trop stressée pour dormir. Alors je continue le manège. Je sens mon cœur battre, ça me réconforte autant que cela m'inquiète. Je m'assis sur mon lit et baille sans aucune délicatesse. Je veux que le temps passe vite pour arriver à 14h. Je passe une main dans ma tignasse. Cette après-midi, je vois celle qui un jour m'a sauvé de mes ténèbres.

Je ne compte plus les jours d’inquiétude. Je ne compte plus les jours d’incertitude. Ces jours loin d'elle à essayer de comprendre ce qu'il m'arrivait. M’énerver contre moi-même. Me fustiger de pouvoir être si... différente ? Découvrir que je minaude quand je lui parle. Réfléchir à chaque formulation d'sms et attendre avec impatience sa réponse. Ça me met hors de moi. Constater que je peux à ce point être attachée à elle me révulse. Et pourtant... Oui, pourtant ! Pourtant, je crois que je suis heureuse, je crois que je commence à m'épanouir. Doucement. Tout doucement, à mon rythme. Je m’apprivoise dans le même temps que j’apprivoise ce flot de sentiments que je ne connais pas. J'essaye de me prendre en main. C'est pas glorieux, mais je fais de mon mieux. Et tout ça, c'est grâce à toi. Je suis loin encore de m'accepter, mais j'y travaille. Je te le promets. Depuis ce jour où tu t'es livrée à moi, je n'ai pas cessé une seule fois de réfléchir. J'ai profité de mon voyage forcé en France pour faire le point. Pour essayer de me remettre en question et de comprendre. Tu as été blessé, je pense que ça été un déclic de plus. Je te suis revenu toute fraîche, un peu plus sûre de moi et de ce que je ressentais. Je t'ai offert un petit robot chat à mon retour, pour ton Noël. C'est un jouet, ça vaut pas ta technologique, mais il est rigolo. Je suis plus agréable, toujours un peu grognonne, mais que veux-tu ? Je suis une chieuse, certes. Mais je suis ta chieuse !

Et pourtant, ce matin j'ai peur. J'ai peur parce que j'ai pris une décision. Je suis pas naïve tu sais, je sais bien que mes sentiments sont à sens unique. Je suis une gamine et toi une adulte, tu pourrais être ma grande sœur. Je me demande quand mes sentiments ont évolué. À moins qu'ils aient toujours été là sans m'en rendre compte ? Tellement occupée que j'étais à te maudire et me morfondre. Mais si j'arrive à me laisser porter par ce sentiment et l'accepter, il me fait aussi souffrir. Alors je t'ai donné rendez-vous à 14h, là où tout à commencé. Dans cet endroit où tu m'as sauvé une première fois, on va ouvrir un nouveau chapitre. Je vais me livrer à toi pour pouvoir tourner la page. Je te demande de me sauver une deuxième fois. La première fois tu m'as sauvé de moi, cette fois tu dois me sauver de toi... Et j'ai peur de ta réaction.

Mais je suis forte, ou du moins j'essaye, alors je me lève. Je prends mon petit déjeuner en caressant Ulysse au passage. Je me lave et m’habille. J'ai envie de me faire toute belle pour toi. Je demande à Lana de m'aider à me maquiller, en général je peux faire les trucs basiques toute seule, mais je veux que ce soit sans bavures. Elle s'étonne un peu que je demande de l'aide, alors je grogne, je reste fidèle à moi-même dans le fond. Elle finit par obtempérer. Pour une fois, je ne répugne pas à demander un coup de main. Elle prend soin de moi et je me laisse faire docilement quand elle prend ma main pour m'aider dans mon geste et finit le reste. On passe au vernis. Elle me demande s'il y a une raison particulière à cet élan de coquetterie, je grogne une nouvelle fois. Puis je m'occupe comme je peux. Je joue avec Ulysse et j'écoute de la musique. Un repas plus tard et il est temps !

Je suis assise sur un banc. Un banc en face de l'immeuble, aujourd'hui terminé. En fait, c'est un banal immeuble d'habitation, rien de particulier. On bifurquera vers notre café habituel plus tard. Isaac me signale que tu arrives. Je range mon iPod dans mon sac. J'essaye de ne pas laisser transparaître mon trac. « Salut ! » Je me lève, je tends les bras vers toi pour chercher où tu es, puis une fois trouvée je me mets sur la pointe des pieds et je te fais la bise. Mon cœur se serre les deux fois où ma joue touche la tienne. Ulysse, lui, ne bouge pas d'un poil. J'imagine qu'il garde un œil sur moi, en bon chien d'aveugle qu'il est. « Tu te rends compte, y'a même pas de plaque à ton honneur genre : Ici Brooke a sauvé la gamine la plus désagréable du quartier ! » Je joins le geste à la parole en mimant de faire un rectangle de mes mains, imitant ainsi une plaque commémorative. Je raconte un peu n'importe quoi pour passer outre ma gène. J'espère que tu te doutes de rien. Et puis, je te souris. Enfin, je souris en imaginant que je souris bien dans la bonne direction.

À ce moment, je remercie mes lunettes qui permettent de me cacher artificiellement. Je bénirai presque de ne pas voir, je sais bien que je ne pourrai soutenir ton regard. « Ou alors, peut-être que justement, ils ne te remercient pas et c'est pour ça qu'il y a pas de plaque. Ils vont peut-être juste mettre un écriteau genre : Nous ne remercions pas Brooke de s'être levée le jour où on aurait pu enfin être libéré de cette chieuse. » Je ris un peu, amusée de ma blague. Ah, tu vas le comprendre que je suis pas à l'aise... Mais tant pis ! À ce moment, je me demande surtout si tu me trouves jolie. Je me suis faite toute belle pour toi, après tout.

Brooke, j'ai été si désagréable avec toi. J'ai été si odieuse avec toi. J'ai été si ingrate avec toi.

Mais Brooke... Je t'aime.


Tenue:
 


 
© Aki Epicode

 

 


Dernière édition par Louise Lyautey le Dim 21 Sep - 10:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: À cœur ouvert Mar 16 Sep - 9:45

A coeur ouvert.
FEAT. Louise
Enfin une sortie qui n’allait pas lui couter la vie ou une partie de son amour-propre. Brooke était en train de s’apprêter consciencieusement pour son première ‘rendez-vous’ depuis des lustres. Enfin, c’est cette impression qu’elle se trainait comme un boulet depuis pas mal de temps maintenant. Certes, celui-ci n’avait rien de galant, elle allait simplement rendre visite à Louise, une adolescente aveugle au cœur ardent –au moins autant que sa verve. Toutefois, un sourire se dessina sur ses lèvres ; un peu de simplicité dans cette vie de dingue qu’elle menait depuis la fin des hostilités, se dit la roussette tout en enfilant un jean délavé qu’elle n’avait plus remit depuis son dernier entrevue avec la même demoiselle d’ailleurs.

Elle passe une main dans sa chevelure rougeoyante, épaisse, la remettant un peu en ordre. Oh bien sûr, elle avait pris soin de se coiffer ce matin en se levant mais ses cheveux furent toujours de nature rebelle et au bout de quinze minutes, il ne restait plus rien de ses efforts pour les tenir disciplinés. Ou tout du moins essayer de maintenir un semblant de forme. Tant pis, elle allait laisser tel quel. Un petit béret aux motifs écossais vient compléter sa tenue de ville, classique. Entre ça et la chemise blanche – qu’elle semble avoir adopté par défaut pour le moment -, il y a au moins un point de couleur sur elle. C’est déjà ça, elle ne ressemble plus à la photo en noir et blanc qu’elle donnait l’impression d’être il y a encore quelques heures, à fumer toute seule comme une solitaire sur le toit de sa grande villa. Un peu de changement n’est jamais de mauvais augure, surtout dans son cas.

Elle enfile sa montre, dernier modèle high-tech qu’elle avait pris soin de se confectionner pour ne jamais être séparée de l’un de ces grigris électroniques. Et puis comme ça Archimède est toujours présent avec elle. Brooke ne souhaitait pas voir cette habitude être modifiée, elle y tenait beaucoup trop.
Enfin, une paire de bottines viennent rejoindre ses pied alors qu’elle quitte les lieux, non sans avoir précisé à voix haute qu’elle sortait. Elle ne sait même pas si Strider ou Johan sont là mais qu’importe, elle va se changer les idées, aujourd’hui ; elle l’a décidé. Un sourire apparait sur son visage tandis qu’elle avance un peu dans l’allée menant jusqu’à la rue principale. Einstein la rejoint bien vite, gros pépère tout baveux qui a eu la trouille de sa vie lui aussi, récemment. La klong lui sourit en lui caressant la tête. La dernière fois aussi, il était là. Elle espère qu’il ne se fait pas déjà trop vieux. Mine de rien, elle y tient, à son chien, la Brooke. Ahah.

Enchainant les pas jusqu’au centre-ville, Brooke à l’occasion, bien malgré elle, de constater à quel point la récente attaque de Carnage a mis certains quartiers à mal. Des centres de fortunes pour les secours ou les murs ou flottait tristement des avis de recherches de personnes disparues étaient encore présents. Elle réprime avec une grande difficulté un frisson d’effroi.

« Madame, vous ne devriez pas regarder. »

Il a raison. Oui, bien sûr, Archimède est dans le vrai mais… mais elle ne peut pas simplement ignorer et faire comme si de rien n’était. C’est impossible de lui demander une chose pareille, elle n’en serait pas capable. Alors même qu’elle ne pouvait plus aider nulle part, ses pensées allaient tout de même dans le sens des victimes. Elle comprenait, tout de même, pourquoi la plupart de ses ‘fans’ avaient cessés de la soutenir. Devant tant de tristesse et d’impuissance, comment faire autrement ?

Brooke essai de se reprendre, de faire de son mieux pour reprendre constance. Allons, elle ne devait pas se laisser abattre, pas devant Louise, c’aurait été irresponsable. Elle n’était pas là pour baver ses humeurs et ses états-d’âmes, si durs soit-il, devant elle, cette pauvre gosse que la vie n’a déjà pas beaucoup gâté. Son pas s’accélère, jusqu’à tourner à l’angle d’une rue et apercevoir, déjà, les courbes d’un bâtiment neuf, fraichement achevé. Un peu de nostalgie s’invite dans son regard. Enfin, nostalgie n’est sans doute pas le bon terme mais elle se souvient que c’est ici, précisément, qu’elle a sauvé la vie de la Lyautey, il y a quelques années maintenant. Ça commence à daté et pourtant, Brooke, elle, s’en souvient parfaitement.

Une voix, qu’elle connait bien, l’interpelle alors, la tirant de ses réminiscences. Son sourire s’élargit. La demoiselle est là. La légende s’avance vers elle, aussi joyeuse que possible, tâchant de gommer les mauvais songes qui flottent malgré tout comme des électrons libres dans sa tête.

« Hey Louise ! J’ai l’impression que ça fait une éternité ! »

Dans les faits, il s’était passé tant et tant de choses récemment que oui, c’était presque bel et bien le cas. Pas grave, il n’est pas trop tard pour rattraper le temps perdu, non ? Ou peut-être que si. En attendant, en écoutant parler la jeune femme, Brooke ne peut s’empêcher de rire face aux traits d’humour que cette dernière emploie. Elle n’est pas habitué à la voir délirer de la sorte et se demander presque si elle n’a pas un peu de fièvre, finalement. Non, elle ne devait pas penser cela, c’était méchant. S’éclaircissant la gorge après son éclat de rire, Brooke dit ;

« Dis donc, je ne te connaissais pas cet attrait pour l’humour ! Tu es sure que tout va bien ? »

Sourire, puis, en regardant le bâtiment, elle enchaine, sans doute plus vite que prévu.

« Oh tu sais, pour ce genre de plaque il faudrait déjà que l’on continue de me considérer comme une Légende, ce qui n’est pas gagné… »

Oups, elle se rend compte de sa bêtise un poil trop tard. Vite, elle veut changer de sujet.

« Mais bref passons ! Tu t’es fait toute belle dis donc ! Notre pays te manquait donc à ce point pour que tu veuilles faire du charme de la sorte ? »

Elle lui donne un coup de coude gentillet, comme elle le ferait avec une amie proche.

« Alors, que veux-tu faire, dis-moi ? Aujourd’hui, c’est moi qui te suis ! »

Elle avait choisi la carte de la facilité, peut-être. Sauf qu’elle ne voyait pas comment agir autrement, dans l’instant.

   
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✤✤✤



Je ship pleins de couples moi ♥ (et genre j'ai pas pu tous les mettre ;w;:
 
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MessageSujet: Re: À cœur ouvert Dim 21 Sep - 5:27



 
À cœur ouvert
Ta gueule, Isaac !

Tu ris à mes petites blagues. Ça me fait plaisir, je l'avoue. Peut-être que si tu ris, tu ne remarques pas que je suis simplement mal à l'aise et que je ne savais pas quoi dire pour te le cacher ? C'est vrai que tu étais plus habituée à m'entendre me plaindre et me montrer méchante avec toi, mais les années passées à s'engueuler, c'est du passée. Et pourtant, je reste moi. Toujours encline à grogner. Mais peux-tu réellement m'en vouloir ? Je ne peux pas changer du tout au tout en un claquement de doigt. Je n'aime pas trop ton « Tu es sûre que tout va bien ? ». Comme si je ne pouvais pas me montrer drôle. Comme si tu découvrais que je pouvais être gentille avec toi. Alors ça me vexe et je boude. Un peu. « Eh bien, puisque c'est comme ça, je ne recommencerai pas ! » Je te lâche cette phrase pour te faire comprendre que ta phrase ne m'a pas plût, mais il n'y a plus la méchanceté dans mon ton comme il y a pu en avoir à une époque. Cette fois, j'ai le ton de la gamine qui n'aime pas qu'on la taquine de trop avant d'oublier quelques secondes plus tard. C'est ce qui se passe d'ailleurs, je ne boude déjà plus. J'ai à peine eu le temps de faire une moue mécontente et te lancer cette petite phrase que je t'avais déjà pardonné. Je n'étais déjà plus vexée alors que je n'avais pas encore fini ma phrase faussement outrée.

D'ailleurs, toi aussi tu changes bien vite de sujet. Oh, non, ma Brooke, ne dis pas ça. Bien sûr que tu es encore une Légende ! Pourquoi ne le serais-tu plus ? Ma Brooke, on ne peut pas gagner à tous les coups, mais tu vas rebondir. Je sais, je crois en toi, j'ai confiance en toi. Ceux qui aujourd'hui te lâchent ne comprennent rien à rien. Ils ne te voient plus comme une humaine qui peut aussi avoir ses failles. Ils t’acclament quand tu te montres à la hauteur selon eux, pour mieux te jeter quand ta victoire n'est pas aussi éclatante qu'espérée. Parce que, ma chère Brooke, c'est une victoire malgré tout. Dark Hours est mort et enterré. Oui, il y a des victimes. Oui, il faut reconstruire. Mais combien de victime il y aurait-il eu s'il était encore de ce monde ? Plus, assurément. Je m'en veux de t'accaparer alors que tu as d'autres chats à fouetter. Je n'avais pas pensé que tu pouvais être requise ailleurs, ne pensant qu'à moi. Qu'à moi qui veux être libérée de toi. Je veux te dire que je suis désolée de te faire perdre ton temps. Que je ne suis qu'une égoïste et que tu peux partir. Que tu as mieux à faire. Je veux te dire à quel point, moi, je ne t'abandonne pas parce que toi, tu m'as jamais abandonné. Mais je n'ai pas le temps. Tu glisses de sujet encore plus vite que tu l'avais amené.

Alors, tu as remarqué que je me suis faite toute belle ? Ah, si tu savais comme ça me fait plaisir. Je souris en rougissant un peu. Est-ce que tu me trouves jolie, Brooke ? Et puis, la dernière partie de ta remarque... ce n'est pas ce que j'attendais. Si le pays me manquait ? Mais voyons, je m'en fiche du pays ! Ce n'est pas pour le pays que je me suis faite belle ! Tu me fais un petit coup de coude pour appuyer ta boutade. Qu'est-ce que tu t'imagines ? Que je me fais belle pour n'importe qui ? « T'es bête. » Ah, voilà que moi aussi je me mets à utiliser cette petite pique, typiquement féminin, utilisée par les minettes quand elles sont un peu gênées d'une remarque. Ça équivaut à un « ne dis pas de bêtises ». Le côté midinette en plus. Parce que tu venais d'en dire une, de bêtise. Mais une nouvelle fois, je t'en veux déjà plus. « Et si je te disais que je me suis faite belle pour toi ? » J'avoue, j'ai hésité avant de te dire ça. Pour ne pas trop me mouiller, j'ai joint à ma parole un sourire. Au moins, tu pourras toujours penser que je te taquine. Même si ça serait plus facile pour moi si tu commençais à comprendre mon manège... Ah Brooke, excuse moi si je ne sais pas comment m'y prendre. T'es mon premier amour après tout...

« Tu me suis ? » Cette fois, c'est moi qui ris. « La voyante qui suit l'aveugle, c'est le monde à l'envers ! » Je te souris en réfléchissant à ce qu'on pourrait faire, mais c'était sans compter sur ce brave Isaac qui a, à mon plus grand désespoir, la langue – enfin, façon de parler – toujours aussi bien pendu. « Oh, vous savez, je pense que Louise vous suivrait partout, qu'importe le lieux. » C'est pas vrai ! « Putain Isaac, tu te fous de ma gueule ?! On avait conclu que tu la bouclerais ! – Oh, je voulais juste t'aider moi. Après tout, j'ai été créé pour ça. Ça me fait de la peine de te voir galérer, même si ça m'amuse aussi un peu, je te l'avoue. –  T'es sérieux là ? Non, mais ferme là ! – Bon, bon, okey, Mais un dernier conseil, sois aimable hein. – Je te signale que je l'étais avant que tu la ramènes ! » Punaise, quel con ! J'ai vraiment eu peur qu'il raconte n'importe quoi à Brooke. Je suis assez grande pour me débrouiller seule ! « Excuse moi Brooke. Je crois qu'il a un dysfonctionnement, il se la ramène de manière un peu trop intempestive à mon goût ! – Je t'entends, tu sais, même si je me tais. » Okey, restons zen, ne répliquons rien et changeons de sujet.  

Bon, à la base, ma rousse me demandait ce que je voulais faire. « Bref ! Donc... Je m'étais dit qu'on pourrait aller boire un truc à notre café habituel. Sinon, y'a un marchand qui fait de trop bonnes gaufres dans le parc, mais il est trop tôt pour goûter... Du coup, on peut juste se balader et quand j'aurai mal aux pieds à cause de mes salomés qui sont neuves, tu me porteras. Comme la dernière fois, sauf qu'on sera pas au dixième étage. » J’esquisse un sourire, amusée. « Rassure toi, je pense pas avoir pris beaucoup de poids depuis la dernière fois. » Juste des boobs, mais c'est une autre histoire qui ne doit pas beaucoup influer sur mon poids en général. Encore que...

Et si Isaac ouvre de nouveau sa grande gueule et que je dois ensuite rattraper le coup comme je peux, je le balance sous la première voiture venue. Mais ça, je ne te le précise pas, même si je le pense très fort.  


HRP:
 


 
© Aki Epicode

 

 
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MessageSujet: Re: À cœur ouvert

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